calypsotte
Portrait de cgelitti

Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes étudiant(e)s en master de psychologie à l’université Toulouse II Le Mirail.

Dans le cadre de notre formation, nous réalisons une étude sur le vécu psychologique de la fausse couche.

L'objectif de notre étude est avant tout de comprendre, afin de pouvoir proposer des thérapies les adaptées par la suite.

Cette étude s’adresse aux femmes, mais aussi aux hommes, qui ont été confrontés à l’arrêt précoce et involontaire d’une grossesse jusqu'à la vingt-deuxième semaine d’aménorrhée (soit environ 4 mois et demi de grossesse).

Bien entendu, une telle recherche ne peut se faire sans votre collaboration et nous vous remercions donc chaleureusement de bien vouloir y participer.

Votre participation consistera à compléter un questionnaire en ligne (en cliquant ici)

cela ne vous prendra qu'une dizaine de minutes. Il n'existe pas de bonnes ou de mauvaises réponses, ce qui nous intéresse est votre vécu.

Vos réponses seront bien sûr traitées avec le respect total de votre anonymat et du secret professionnel.

Très cordialement,

Clara, Fabrice, Jade, Pauline et Laure

adan
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Je voudrai également apporter mon temoignage.

Je suis tombé enceinte pour la premiére fois ,apprés 10 mois d essai avec mon mari.

Suprise , j ' ai su que j ' etais tombé enceinte, mon mari etait heureux, tellement heureux qu' il devait le dire à tous le monde. Il avait même commencé à trouver son petit nom  ADAN.

3 SEMAINES passe, je me dit que je dois acheter une poussete, faire mon inscription en maternité, prendre mes conges , prevoir mes vacance, aller cherche un dossier à la mairie pour la futur creche. BREF je prends de l' avance , je me projet. Je pense même à laisser tomber mon travail et à attaquer une DEUXIEME derniere.

Mais malheureusement , un soir je rentre chez moi aprés le travail et je decouvre un filet de sans en allant faire pipi. Je me dit que c est peu être normal et biensur je voit aussi des bout de chere et sans savoir ce que sait. Je rentre chez moi , je vois mon mari qui m' attend et là j' ai peur de lui dire que j ' ai eu des saignements mais que je ne sait pas ce que sait.

Je commance donc a pleurer comme une madelaine, j' ai peur pour le bebe. Je veux comprendre.

AlORS IL m' enméne au urgence. J' attends 4 ans , le medecin me dit mais nous ne savons pas.

Alors là je me dit bon c 'est pas grave , je suis sur que c ' est rien.

Je repasse 24 HEURES apres , attente 2 heure. mon taux est trop bas et nous commencons à voir la poche dans mon uterus grace à une echo.

Je me dit j' ai confiance. Je retroune 24 HEURE APRES, plus de sang, je me dit, la grossese continue, mais lors de l' examen, catastophe. Le taux à stagner et toujours pas de foetus.

Le medecin senior vient me condulter et me dit qu' il y a peu d ' espoir. mais qu il aimerai être sur et me demande de revenir 24 heures apres. Je me dit c ' est mort . je ne sais pas comment le dire à mon mari et moi je me sens au fond de moi , comme mise de coté, alors que la salle d ' attente grouille de femme enceinte . Je sens que je suis en faite une mauvaise femme, comme ci j' avais un probléme. Je suis refroidi, je suis plongé dans un trou et je me dit , mais pourquoi moi , que c ' est il passé? pourquoi tous ces faux espoir? pourquoi ce qui veulent des enfants n ' arrive pas alors que nous entendons dans les media, que certaine femmes tue leur enfant . Je suis complétement perdu. Je regarde mon mari et je lui annonce que c ' est mort. Je sens qu' il est enervé. Il est fatiqué d' avoir fait tous ces efforts.

Alors vu que nous croyont en dieu. Nous nous fesons une raison. Je me dit que peu être que cet enfant ne m' aurai pas été favorable; alors je garde la foi et je me dit , c est ecrit , c ' est comme ca , je dois l' accepter. Dieu sait ce qu' il fait et il me donnera encore mieux.

Alors nous attendons juste notre dernier rendez vous dimanche et puis apres nous desiderons d' ejecter l oeuf resté en place.

Nous voulons reessayer .

Mo copine de bureau m' appel en soirée et me dit alors?,, et je lui annnonce que c ' est mort.

Alors elle me remonte le moral et me dit que sa belle soeur a eu deux fausses couches avant d' avoir ces 2 beaux bebe. Et la je me dit c ' est vrai . je peux au moins en faire , mais qu' on a rien sans rien. Je dois continuer , cla vie , c ' est comme ca , traverser le mur de la difficulté et de la souffrance pour atteindre enfin le bonheur , alors voila , je ne regrette rien ,

J' espere que mon temoignage vous aidera à trouver des outils permettants d' aider les couples à se remotiver et reprendre confiance en eux.

Il faut prendre la vie comme dieu nous l' a ecrie.

Nous ne sommes que des pions et tous est deja programmé.

BIZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

Yailah
Portrait de cgelitti

Bonsoir,

J ai 24ans, mon mari 31ans mariée depuis 6 ans.

J ai fait ma 5 eme fausse couche y a une semaine a 8 sa cet fois si je le vie mal plus mal que la première fois, on m à fait faire tout les examins rien de grave sauf une synéchie opéré au mois de janvier. Et le pire k m fait encore le plus mal c est k j ai entendu battre le cœur de mes bébés, toujours grossesse arrêter entre 3sg  6 sg.

Aujourd hui mon  seul souhait c est d avoir un enfant. On m à jamais aider moralement on m dit t es encore jeune, c est la nature.

Tellement je suis mal j arrive plus à voir des femmes enceinte dans la rue où a la tele, sa m fait mal au cœur. J ai jamais été suivie et on m à jamais proposer un suivie pourtant j en ai vremment besoin

apdf
Portrait de cgelitti

Je trouve interessant votre témoignage, et celui de toutes les femmes dans notre cas. Il nous apprend que nous réagissons vraiment toutes différements mais que les sentiments de solitudes sont bien tous présent.

J'ai vécut cette deuxième fausse couche, dimanche 21 avril. J'avais vu juste dans le diagnostique de la gynéco.

Par contre, à l'inverse, la première je me suis laissé faire par les internes du service UGO avec Cytotec et curetage, peut ête par peur de l'inconnu.

cette fois-ci, hors de question pour moi de revivre ça : trop distant de nos souffrances morales.

j'ai préféré me tourner complètement vers les traitements homéopathique et de plantes. J'ai directement dit à mon homéo : hors de question de prendre du cytotec, alors donnez moi quelque chose d'efficace tout en me laissant la possibilité d'être de mariage samedi. 

J'ai l'impression aujourd'hui d'être sereine et d'avoir vécut cette fausse couche comme je le voulais : tranquilement. Je suis fière car j'en ai été l'actrice principale. Alors qu'avec un curetage, on s'endort, et on se réveille seule comme si de rien n'était, ou si rien n'avait eu lieu.

Ma première fausse couche était à 10 SA (oeuf clair de 15mm), la deuxième à 9 SA (oeuf clair non évolutif de 9mm), ce qui change tout aussi.

Bonne suite.

 

calypsotte
Portrait de cgelitti

Témoignage très touchant.

Je suis sortie de la clinique aujourd'hui après un curetage et les sentiments sont tellement confus. Hier matin je me pensais enceinte de 2 mois et demie et quelques heures après on m'apprend que le bébé? l'embryon? (comment l'appeler???) n'avait plus d'activité cardiaque. Mort quelques jours avant. Je me faisais une joie de faire sa connaissance 2 semaines plus tard lors de la 1ère écho et j'ai découvert finalement  une  image si belle d'un bébé qui était déjà bien formé (il ressemblait finalement à ce que j'avais imaginé voir lors de ma première écho)  mais en arrêt cardiaque et au cours d'une écho faite en urgence.

Pour situer un peu, j'ai 33 ans et c'était ma première grossesse. Des pyjamas avaient déjà été achetés, je m'imaginais le prendre dans mes bras, le bonheur de mes parents bientôt grand-parents pour la 1ère fois, le changement prochain au sein de mon couple... Enfin bref un bébé imaginaire trop présent à ce stade de la grossesse.C'est évidemment maintenant que je m'en rends compte.

Mon conjoint me réconforte comme il peut en me disant que ce n'est pas grave, que ce n'était qu'un brouillon MAIS moi je l'aimais déjà ce brouillon.

Pour ma part, je souhaitais qu'on me retire mon bébé mort de mon ventre le plus tôt possible et je sais que j'aurais difficilement supporté ton expérience d'expulsion telle que tu la décris, telle un accouchement finalement. Je n'aurais pas pu supporter de voir ces 2,3 cm que je pensais protégés dans mon ventre. Et puis je me dis en l'écrivant que ça peut, peut-être, aider de le voir justement. Pour faire son deuil, il est toujours préférable de voir les corps. Je ne sais pas.

En tout cas, l'infirmière m'a demandé si je souhaitais garder les images de l'échographie et il était impensable que je m'en sépare. Je les ai rangées dans mon dossier de grossesse, en espérant pouvoir y mettre un jour des résultats d'examens positifs d'une prochaine grossesse. Mais ça reste pour moi un premier enfant.

Excusez-moi, je sens que mon discours est confus, j'essuie mes larmes au fil de mon écrit. Je suis finalement effondrée avec le sentiment de vivre un réel deuil et en même temps, j'essaie de me raccrocher au discours froid du corps médical qui démontre que faire une fausse couche est très courant, anodin, sans gravité pour une future grossesse, que finalement la nature fait bien son travail et qu'il vaut mieux faire une fausse-couche plutôt que le bébé souffre de malformations ou autres... mais on n'a pas évoqué les douleurs psychologiques par contre... 

Je culpabise. Je me dis que je n'ai pas su le protéger, j'ai envie de dire pardon à toutes les personnes qui m'entourent et qui étaient tellement heureuses de l'arrivée du bébé. J'ai envie de dire pardon à mon bébé aussi. Il était beau même si je n'ai vu de lui qu'une ébauche de tête, de jambes sur une échographie.

Je me sens moins seule en lisant les différents témoignages. Ca n'enlève pas la douleur mais je relativise un peu. Je pense à ces femmes qui vivent la douleur de la perte d'un bébé à un stade plus avancé de leur grossesse (sans oublier les pères bien-sûr). L'horreur.

Je vais désormais remettre à la bibliothèque les livres que j'avais empruntés pour le suivi de ma grossesse et en choisir d'autres sur le vécu de fausses couches peut-être. Ne pas vivre dans le déni surtout. Réapprivoiser mon corps, mon ventre vide, faire le deuil.

Merci pour vos témoignages et je souhaite du bonheur à toutes et tous.

YOYO12
Portrait de cgelitti

Apres une fausse couche, on se sent vide.

J'ai appris la vieille que j'étais enceinte par un test urinaire et le lendemain je sentais que je perdais mon foetus car à ce stade on parle pas d'enfant. Toute la nuit du vendredi soir au samedi matin, j'ai très mal dormi comme un mauvais présage. Le lendemain matin, je me suis apercu que je saignais légèrement et je devais aller au travail. Inquiète, j'allais au toilettes tout les quart d'heure et ayant du mal à me concentrer sur mon travail. Les tâches de sang se sont atténuées; plus rien le week end. J'essaie de me rassurer en disant que ce n'était rien et le lundi je vais faire la prise de sang de beta HCG pour voir si j'étais bien enceinte car je n'avais pas eu le courage le samedi. J'appelle mon gynécologue lundi pour prendre rendez vous, il me prend que le mercredi. J'attends... lundi pas de saignement et moins de symptomes de grossesse.Mardi des saignements légers le soir. Je me sens pas très bien dans ma tête, je me dis que ce n'est vraiement pas normal, j'avoue à ma mère que je suis enceinte. Mercredi, toujours des tâches brunâtres et rosacée pas vraiement de saignement. Rendez vous avec le gynécologue qui me donne pas vraiement d'espoir sans le dire franchement. A refaire beta HCG demain matin et dans 48 heures si celui ci n'a pas baissé. Le soir même, j'ai eu mal au ventre d'un coup et des saignements de caillots de sang. Je me suis dis, c'est fini, je n'ai plus d'embryon. Le lendemain, un hamas de tissus avec pas mal de sang. Le taux de beta hcg a baissé significativement. En regardant, les resultats j'ai pleuré car c'était officiel je n'était plus enceinte. Très emotive toute la journée et faible physiquement pas les saignements conséquents. Le vendredi je me sentais vide et très seule dans ma douche comme si j'avais perdu quelque chose. En effet, mon copain me dit : ce n'est pas grave mais lui il n'a pas eu les premières sensations d'être enceinte et la sensation de rechute des hormones. Psychologiquement, c'est un cap dur à vivre.

lipoune
Portrait de cgelitti

Bonjour,

 

C'est ma seconde fausse couche en moi de un an. une a 10 semaines et une seconde hier, a 3 semaines.

Heureusement que j'ai mon adorable petit garcon de 3 ans et mon super mari pour remonter la pente.

Le pire? Ne pas savoir pourquoi, ni comment faire pour y remédier. et s'entendre dire qu'on se penchera sur mon cas après la troisième. Sauf que moi, je n'ai pas envie de vivre une troisiéme. Et prendre en compte, la pré éclampsie,lors de ma premiére grossesse pourrait être le début d'une piste.

Donc soit on baisse les bras, soit on s'y remet vite... ah ben non, on ne peut pas s'y remettre vite car, il faut soit disant plusieurs cycles avant de pouvoir faire de nouvelles tentatives. et ça c'est la pire chose qu'on puisse nous demander! donc, j'ai laissé la prescription de pilulle contraceptive sur le coin du bureau du medecin.

et quand au suivi, il n'y en a aucun!

c'est une très dure expérience que je ne  souhaite à personne!

soumyh
Portrait de cgelitti

bonjour 

en novembre 2011 j'ai suivie un traitement d'induction afin d'avoir un bébé , a noter que j'en avait deja eu et cela remonté a 2002 

donc mon mari et moi avions tout fait afin d'avoir un bébé , et je fut enceinte grossesse gémellaire , et nous etions particulierement heureux de cette nouvelles .a savoir que j'avais 42 ans et demi 

l'erreur que j'ai comise , c'est que je me sentais costaud et je continuer a bossé non stop voyage te tout le reste 

et lors d'un voyage de boulot j'ai ressenti une douleure particuliere suite a laquelle j'ai etait chez un gyneco ; lequel m'avait annoncé une grossesse arrété 

je me suis sentie coupable , et je me suis sentie mourrir , c'etait comme si je perdais une partie de moi meme , 

sauf que mon mari et moi avions pris la resolution , de retenter une seconde tentative juste aprés a l'encontre des conseils de mon gyneco .et nous avons reussi ; et je suis donc actuellement enceinte de 36 semaines 

cette nouvelle grossesse m'a presque fait oublier la douleure de la fausse couche 

j'espere avoir apporter un minimum a votre question

louisa74
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Pour ma part, j'ai fait un arrêt de grossesse estimée à 9 semaines d'amenorrhée d'après le développement du foetus..., cet arrêt de grossesse ayant été observé lors de la première échographie à 12 semaines aménorrhée fin novembre 2012. Quelle sensation quand l'echographistte nous annonce: " il ya un probleme" ? Un coup de massue pour mon ami qui à la sortie a pleuré de suite.. alors que moi je ne réalisais qu'à moitié. La sensation d'être un " cercueil", j'avais "mon enfant" mort depuis 3 semaines à l'intérieur de moi, sans symptome si ce n'est l'arret des nausées ( fréquent à cette période la).  Ma gyneco m'a envoyé aupres de l'hopital pour provoquer médicalement un avortement, après avoir discuté des possibilités (medicale ou aspiration chirurgicale).  A l'hopital, j'ai été pris en charge par une interne... très douce certes mais on ne nous avait pas précisé qu'avec les prises répétées de Cytotec j'allais subir un réel accouchement:alternance de phases de contractions intenses et phases de repit qui semblaient tellement courtes... Ce "simulacre" d'accouchement, on y était pas près.. mon ami a essayé de m'aider comme il  a pu en adoptant avec moi des respirations dites pour accouchement trouvées sur le net! Je ne suis pas douillete mais au terme d'1heure 30 de contractions, manquant de m'evanouir d'épuisement.. il a appelé les urgences pour savoir si c'était normal, combien de temps cela pouvait durer.. L'interne de nuit lui a seulement dit: "jusqu'à l'expulsion"... bref je devais prendre mon "mal" en patience.. j'ai pleuré sur son épaule... je ne supportais plus de vetements sur moi...1/2 heure plus tard nue ds la salle de bain et agenouillée, la poche des eaux se percait suivi immeditament par "notre enfant" petit feotus d'à peine 2.5cm. Mon ami a "tout " nettoyé... c'est a dire papier toilette pour eponger puis direction les toilettes. Le lendemain , direction l'hopital pour controler.. l'interne de nuit s'étonne de me voir et  se demande pourquoi je n'ai pas continuer le Cytotec, alors que l'interne de jour m'avait demandé dés l'expulsion de l'arreter pour faire un controle... l'interne de nuit fait une écho et part demander à son medecin responsable son avis.. ok on me laisse repartir. Long récit, je suis désolée...

Mes sentiments alors: 

- à l'inverse de beaucoup d'autres témoignages, je n'étais absolument pas pressée de " me debarrasser de çà"... non paradoxalement  j'étais "mère de cet enfant" et je ne voulais pas le laisser partir... Sa place c'était en moi... ce n'était pas de sa faute si il était "mort".. oui je me suis sentie coupable de "l'abandonner" de cette manière ( expedition toilette)

- du ressentiment: face au manque d'informations par les internes ( certes à cause du manque d'experience) et ma gynéco ( pour s'être déchargée sur l'hopital peut être)

- et le déni de ma souffrance intérieure, en voulant relativiser.. ce n'était que le 1er essai... des langues se sont déliées autour de moi... des tantes, des collegues... j'étais loin d'être la seule a avoir eu cette histoire malheureuse.. même au final je trouvais mon experience beaucoup moins tragique que d'autres.

La souffrance a mis du temps à éclore à s'exprimer.. j'ai eu les 2 mois qui ont suivi ma "fausse couche", des jours où au travail j'avais l'impression que tout le monde m'en voulait.. une remarque et j'étais prête à pleurer ( bien sur je me retenais). Je voulais acheter une rose à "mon enfant" et la poser sur un lac, mais je ne prenais ou ne voulais pas prendre le temps de le faire. Et en même temps J'étais hypermotivée pour recommencer le plus rapidement possible. Puis à cause de douleurs chroniques de coccyx, j'ai consulté une ostéo... Et la...elle m' a fait réalisé que je voulais acceuillir un autre enfant, alors que mon deuil n'était peut etre pas fait.. et que pour acceuillir un enfant il fallait que je me sente comme un "cocon douillet" ce qui était et est encore loin le cas. Le soir même je rentrais chez une fleuriste pour " lui" offrir une rose "blanche".. symbole de la pureté de l'innocence pour moi alors.  La rose je l'ai toujours... seche.. fletris.. le signe pt etre que je refuse de lacher completement prise.. peut etre en juin ( mois presumé de la naissance) ou peut etre avant.. je lacherais enfin prise.. et "sa" rose" dormira une derniere fois sur l'eau.

Sinon il m'a pu arriver d'être en colere aupres de mon conjoint bien que tres comprehensif.. je pense qu'un homme devient plus papa a la naissance... une femme devient maman des qu'elle est enceinte du moins quand la grossesse est souhaitée. Une fois, en se promenant on a croisé une femme enceinte d'environ 5-6mois, j'ai dit alors  a mon ami: regarde je devrais etre comme ca. Il me repondit: c'est pas grave. je suis immediatement montée sur mes chevaux: quoi ce n'est pas grave... si c'est grave.. il ne faut pas sous estimé ce qui est arrivé meme si le voisin a subi pire. Je lui ai demandé apres coup.. que si jamais je refaisais une remarque de ce genre, qu'il suffisait de m'écouter mais surtout de ne pas répondre que ce n'était pas grave. je sais bien qu'il voulait dire qu'on remettrait ca.. qu'il voulait en fait me réconforter mais j'ai vu noir!

 

- Il m'est arrivé d'avoir de la jalousie.. ou de l'envie.. ou de la peine.. en face des amies, de cousines qui vous annoncent être enceinte de 3 mois 1/2 ( terme que je n'ai pas atteint).. ou qui vous racontent en détail les progres de leur enfant, leur bonheur.Même mon ami.. qui a une de ses cousines tres proches qui a  accouché en decembre.. on devait aller les voir durant un wd.. mais apres un appel de sa cousine j'ai sentii mon ami se retracter, non que ferions nous avec eux coincés avec un bébé qui braille... en fait apres lui  avoir tiré les vers du nez il avait eu l'impression que sa cousine lui "crachait son bonheur à notre visage" dixit. On a bien conscience tous les 2 que les gens ont bien le droit d'etre heureux autour de nous, mais il n'empeche ca fait mal sur le moment. Moi j'ai l'impression de ne pouvoir être comprise en general, que par des femmes ayant connu aussi ca.

- etrange, cette semaine ma mère ( qui elle meme avait subi des fausses couches  a repetition mais avant 8 semaines aménorhée) m'adit qu'il aurait mieux vallu une aspiration chirurgicale, ainsi je n'aurais rien vu.. enfi je ne "l" aurais pas vu.. oui et non... non je ne regrette pas d'avoir vu ce petit "moi"... et en meme temps si cela devait recommencer je choisirais l'aspiration chirurgicale...

Aujourd'hui en tout cas, je souhaite être bien dans "mes baskets" .. pour pouvoir accueillir en moi un nouvel enfant. En tt cas si cela arrive... je pense à l'heure d'aujourd'hui que cet enfant parti prématurement ( vous noterez j'emploie le mot enfant pour parler d'un feotus de 2.5cm sans sexe , ni prenom) comptera toujours pour moi... en temps qu'  "enfant" et non pas une "simple" fausse couche.

Je pense que les fausses couches.. la douleur, les traumatismes psychqiues voir physiques sont relativisées, sous estimées... j'ai eu l'impression pour beaucoup de femmes ayant vécu cette triste expérience autour de moi qu'elles ont mis leurs sentiments et leur vécu au fond d'un tiroir bien fermé.. qu'en société parler des "consequences" des fausses couches c'est "tabou" et ainsi se retrouvent à temoigner sur le net par exemple de nombreuses femmes ayant ce vécu. Et des que le couple arrive a concevoir jusqu'a terme un enfant... le passé devient tabou ou en tout cas bien enfoui.. maintenant je parle en temps que femme n'ayant pas "retenté", peut être par que qu'au fond je ne suis pas pête ou que j'ai peur de reconnaitre cette même experience... je n'ai pas moi même la réponse.

 

Voila je finis enfin.. ma these sur ma propre experience. A defaut de vous etre utile.. moi ca m'a fait du bien de poser tout ca.

Bon courage pour votre étude.

 

 

apdf
Portrait de cgelitti

Bonjour,

 

je suis ravie de trouver ce forum, enfin des étudiants qui feront peut être évouler les choses sur la prise en compte de la douleur psychique des parents victime de FC.

J'ai 2 enfants, 10 et 4 ans que j'ai eu après de long mois de tentative, et un peu de clomid pour réguler les cycles. A la suite du deuxième, j'ai eu une longue période difficile et une thyroïde capricieuse, résultat lévotyrox pendant 2 ans.

Nous souhaitions un 3ème enfants. et depuis janvier 2012 les cylces étaient terriblement régulier, chose qui m'était inconnu. Une grossèsse a débuté, par notre plus grand étonnement, car naturellement, sans clomid, début juillet 2012. Mon parcours de fausse couche à commencer lors d'une écographie de datation avec un praticien peu sympatique. Ces seuls mots ont été : " oeuf clair, vous verrez avec votre sage femme pour la fausse couche". merci du détour, merci du choc.

Forcement, c'est toujours dans ces cas là qu'aucun médecin compétent n'est dispo, mise à part le médecin traitant.

La fausse couche est survenue 15 jours plus tard à 10 SA et finie au service UGO pour une hémorragie importante, puis curetage. Mise à part la douleur des grosses règles, la douleur 10/10 du nettoyage de l'uterus avant le curetage, il vous reste la douleur psychique qui elle n'est jamais prise en compte. pas de psychologue au service, personne à qui parler. Et par mauvaise chance, je n'avais pas non plus mon marri à mes côtés.

Bref, 2 mois sur les rotules avec un taux d'hémoglobine dans les chaussettes + 2 mois de cycles absent, et depuis janvier de nouveau des cycles réguliers +++. Et une nouvelle grossesse qui débute début mars 2013. Mais voilà qu'a la consultation de cette semaine, la Gynéco m'informe que l'oeuf n'est pas de 7SA comme prévu selon les dates de regles, mais de 5SA, donc un début de grossesse 15 jours plus tard... et qu'il y a une ébauche de décollement.

Consultation de contrôle la semaine prochaine pour en savoir plus, mais en gros une Fausse couche plane sur nous encore une fois. La gynéco est restée vague et sans opinion et pour seul conseil "ne changez rien à vos habitudes". Et comme le précise lipoune dans son post, on ne fera des investigtaions qu'à la troisième. Mais qui à envie de subir 3 FC pour qu'on commence à se poser la question du pourquoi ? certe, les fausses couches sont dans un très grand nombre de cas  le plus naturel, et les naissances le plus grand miracle de la vie, mais il ne faut pas oublier que le mental de l'être humain ne tient qu'à un fil.

depuis le RDV, me voilà avec des micro-pertes colorées et des douleurs au ventre. Psychique, Physique, ou lacher prise ??? qu'en penser ?

Ce qui m'aura le plus manqué dans ces expériences :

un praticient échographe absolument à l'écoute et fin psychologue pour annoncer un évènement qui LUI semble totalement banal, mais que NOUS vivons difficilement.

Un service de psychocologie dans les services UGO

Un suivi rapide dès la première fausse couche pour les prochaines grossesses, même si les FC ont lieu avant le 3 è mois.

La prise en compte de la douleur psychique de chacune, quelque soit la FC, plutôt que de s'entendre dire " oh je connais quelqu'un c'était pire, elle à fait une FC à 7 mois"

la réponse à cette remarque, serait de dire "merci, j'avais compris que je ne valais pas grand chose (pas bonne à procréer, pas bonne à se plaindre il y a pire)

Nous expliquer pourquoi on nous force à oublier l'évènement en retentant l'aventure rapidement, mais surtout qu'on nous oblige à comptabiliser ces echecs en grossesse. cela nous amène à encore une fois se rappeler que nous ne valons pas grand chose par rapport aux autres : 2 enfants, 2 FC : bonne à 50% (désolée, c'est un peu vulgaire, mais véridict)

J'espère que nous aurons le résultat de vos études à ce sujet.

Bon courage pour la suite.

Céline

 

 

 

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