Vivre en ville, mauvais pour le cerveau ?

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Mardi 05 Juillet 2011 : 15h42
Mis à jour le Mardi 12 Juillet 2011 : 12h09
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Une étude allemande et canadienne indique que vivre en ville a une mauvaise influence sur la réponse de notre cerveau en cas de stress.

Le cerveau de ville réagit différemment au stress

Pour stresser leurs sujets, les chercheurs leur ont demandé de résoudre des problèmes de mathématiques difficiles, tout en critiquant leurs performances. Il y avait trois groupes différents : des habitants de grandes villes, d'autres qui venaient de petites villes, et enfin des personnes vivant à la campagne.

Les zones actives du cerveau pendant cet exercice, qui a dû être éprouvant, ont ensuite été étudiées et comparées. Il est alors apparu que chez les citadins, l'amygdale est plus sollicité pendant le stress. L'amygdale est en fait un ensemble de deux petites structures en forme d'amande qui sont situées dans le cerveau. De petite taille, l'amygdale joue un rôle important dans les émotions, surtout la peur et l'agressivité, et notre manière de nous comporter quand nous les ressentons.

Pourquoi la ville augmente-t-elle notre réponse au stress ?

C'est là que l'étude montre ses limites. En effet, les chercheurs ne peuvent que montrer qu'habiter en ville est associé à cette activité plus intense des amygdales en cas de stress, pas expliquer le lien. Ils ont cependant réussi à éliminer la possibilité d'une influence du statut socioéconomique, de la taille des réseaux sociaux, et de leur anxiété avant le début de l'expérience. Il y a donc quelque chose dans la vie en ville, en dehors de ces trois éléments, qui rend nos cerveaux plus vulnérables au stress

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Mardi 05 Juillet 2011 : 15h42
Mis à jour le Mardi 12 Juillet 2011 : 12h09
Source : Lederbogen F. et coll., Nature, 474 : 498-501, 2011.
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