luciole2015
Portrait de cgelitti
Comment avez-vous vécu avec un tel père ? Et quelles en sont les conséquences actuelles ? Comment vous en êtes vous sorti(e) ? J'aimerai comparer vos témoignages avec le miens cela m'aiderai peut-être à exorciser le mal et la peur que je ressens encore aujourd'hui.

Voilà, c'est très dur d'avoir eu affaire à ce genre de père. Normalement le rôle d'un parent est d'aider ses enfants à se construire, à avoir leur personnalité, lui il a fait tout le contraire, il a toujours méchamment veillé à la nier notre personnalité.

Par exemple, si on était en désaccord avec lui, il répondait toujours que c'est notre mère qui nous a mis cette idée dans notre tête, sous-entendu que nous étions incapables d'avoir notre propre avis. Une phrase que je n'oublierai jamais c'est :

"Non c'est pas vrai, c'est votre mère qui vous a inventé des souvenirs d'enfance", alors qu'on lui reprochait de nous avoir frappés injustement. Ma mère était toujours la cause de toutes les fautes, pour ne pas avoir à reconnaître les siennes.

La réaction à avoir pour se protéger ? Difficile ! (parfois dans la mesure du possible je me vengeais en provoquant sa jalousie sans avoir l?air de rien) En tant qu'enfant à l'époque je n'avais pas le moyen de fuir, ce qui est la meilleure chose à faire. Maintenant c'est fait.

Actuellement il est en procédure de divorce avec ma mère et ça traine depuis 5 ans environ, parce qu'il fait tout justement pour faire souffrir ma mère, car ce genre de personne s'accroche aux autres, est collante au possible, difficile de s'en débarrasser. Donc il ne fournit pas les papiers nécessaires au dossier, pour que le cauchemar dure encore plus longtemps.

Le jugement provisoire l'a obligé à quitter la maison et en laisser l'usage à ma mère avant le partage des biens qui aura lieu une fois le divorce prononcé. J'espère que ça va arriver un jour !

Evidemment il a pris un appartement non loin de chez ma mère dans un endroit situé où il peut voir de sa fnêtre tout ce qui se passe. Ce qui fait que si je dois voir ma mère, je dois faire un détour. (je ne peux pas supporter ne serai-ce qu'imaginer son regard sur moi, et surtout qu'il ne connaisse rien de ma nouvelle vie, de peur qu'il s'incruste et cherche à se l'approprier, même si je sais que c'est maintenant impossible, il pourrais au minimum me créer des ennuis.)

Je ne viens qu'une fois par an environ, la plupart du temps, c'est ma mère qui fait le voyage.

A l'époque, l?entourage ne comprenait pas et on se sentait enfermés dans notre situation, voire coupables.

Difficile de savoir qui on est dans cette situation, à l?adolescence c?était très dur, plus tard, j?en venais à cacher les choses auxquelles je m?intéressais pour qu?il n?entre pas dans mon domaine, dans ma tête en qq sorte. (Ne pas écouter ma musique trop fort, éviter toute conversation devant lui, etc?) Car en fait je m?apercevais qu?il faisait tout comme moi, portait les mêmes couleurs de vêtement, écoutait les mêmes radios, et s?achetait des bouquins sur les sujets qui m?intéressait pour ne narguer, etc? Il faisait aussi la même chose avec mon frère mais il me semble plus avec moi encore.

Maintenant concernant l'entourage, il est démasqué. Il a dégoûté les voisins, la famille de ma mère, le médiateur... Bref, il perd pied, vu qu'il n'a plus vraiment de moyens d'agir. Il doit verser une pension à ma mère, donc elle est indépendante financièrement, et malgré ses menaces et sa mauvaise volonté il est obligé d'obéir à la loi.

Maintenant il a 77 ans, il perd davantage le sens des réalités et ne sais plus aussi bien cacher son jeu comme avant, trop vite envahit par la colère même devant les étrangers, il a du mal à se contrôler.

Biensûr toujours envahit par la vengance et la haine, il déshérite ses enfants et dilapide tout l'argent qu'il peut avant le divorce. Mais on s'en fout. Quel bonheur de ne plus jamais le revoir (depuis 7 ans).

Maintenant il vit seul sans aucun contact avec ses enfants, ce qui est la meilleure punition !

S'en rend il compte, vu son absence de sentiments ? On s'en fout aussi.

Les traits caractéristiques :

- Toujours chercher à nous dénigrer, mais plus encore ma mère.

- Ma mère était le bouc émissaire, la responsable de tous les maux. Il lui reprochait de faire ou d?être ce que lui en fait nous faisait ou était (l?accusait d?être une manipulatrice, d?être jalouse de la réussite de ses enfants),? dénigrement de notre personnalité, négation de nontre capacité de penser (avec des réponses du genre, « c?est ta mère qui t?a mis ça dans la tête », « là tu déconnes », « pauvre nouille », « hrrr » (sorte de raclement de gorge forcé comme s?il se retenait de rire à chaque fois que l?on faisait une intervention dans une conversation avec des étrangers, invités), c?était une manière discrète de nous rabaisser, de nous faire sentir que ce qu?on peut dire est ridicule, sans que les autres remarquent cette manifestation.

- Cachait tous les objets utiles dans la maison (outils de bricolage courants, papiers comme livret de famille, factures, etc? dont on peut avoir besoin pour faires des démarches administratives pour par exemple chercher un appart, s?inscrire à un concours, etc?).

- On ne pouvait jamais obtenir ces documents, il fallait lui expliquer dans les détails pourquoi on en avait besoin (« parce qu?il était en droit de savoir ce qui se passe chez lui), puis ensuite il décidait de ne pas les donner sous un faux prétexte.

- D?une manière générale il mettait des obstacles à tout ce qui pouvait me permettre de partir de la maison (s?informait sur mes employeurs, salaires, en vain heureusement)

- Se dépêchait de relever le courrier avant les autres, pour être au courant de ce que recevaient les autres toujours pour la même raison citée + haut.

- Se dépêchait de répondre au tel avant les autres pour être toujours au courant de qui appelle, prenait les messages puis les cachait, il fallait les lui demander.

- Cachait toutes informations le concernant, nous empêchait tout contact avec les membres de

sa famille en particulier mais aussi celle de ma mère en dehors de sa présence. Il voulait

avoir le contrôle sur tout.

- Cherchait à s?approprier les amis des autres par des cadeaux, services et autres gentillesses pour profiter d?obtenir par ce biais ce qu?il ne pouvait se procurer tout seul (amis, entrer dans un milieu (social, culturel) qui le mettrait en valeur. Et aussi pour le pur plaisir de provoquer de la frustration et de l?injustice chez les personnes qu?il opprime.

- Il ne supportait pas que je sois douée pour les langues étrangères, et s?achetait des dictionnaires pour apprendre par rapport à moi et en savoir plus que moi, etc? Mais il commencait toujours qqc sur un coup de tête et ne terminait jamais rien. En fait il s?intéressait toujours aux choses auxquelles s?intéressent ses proches, pour entrer en concurrence avec eux, parce qu?il craignait toujours d?être dépassé par les autres, sa grande peur celle d?être « dominé », c?était un mot qui revenait souvent dans son vocabulaire.

- Son plus grand plaisir était de mettre en colère par le sentiment d?injustice, de frustrer les autres. (créer des jalousies en donnant à un enfant et pas à l?autre, faire des préférences, punir sciemment celui qui a raison et consoler celui qui a tord).

- Ne répondait jamais aux questions ou de façon ambiguë, floue. Toujours pour créer un climat malsain d?insécurité, de menaces indirectes. (du genre on se savait jamais s?il nous verserait l?argent de poche le mois suivant, paierai la carte orange, des menaces ambigues du genre « j?irai jusqu?au bout » sans dire ce qu?il comptait faire exactement?)

- Ecoutait toujours aux portes, (ou aux fenêtres si on était dans le jardin)?pour avoir des informations sur nous, de cette façon il paraissait avoir un don machiavélique pour lire dans nos pensées et était toujours au courant de notre vie que l?on voulait se préserver mon frère et moi.

- Avait toujours peur d?être « dominé »,« manipulé » par les autres et vivait toujours sur la défensive, prêt à attaquer.

- La gentillesse des autres lui semblait suspecte, elle cachait qqc pour le manipuler.

- Ne supportait pas en particulier les femmes indépendantes ou qui gagnaient plus que lui.

- Ne fréquentait que des gens d?un niveau intellectuel ou social inférieur, de caractère dépendant qui ont besoin de ses services afin de se mettre en valeur. Mais d?un autre côté ne supportait pas que ses proches aient des amis d?un niveau suppérieur aux siens et pour cette raison essayait de se les approprier.

- S?intéressait toujours aux choses (objets, idées, sciences) auxquelles s?intéressent les autres et essayait de les dépasser dans leurs domaines.

- Ne supportait pas qu?on puisse discuter avec les autres, écoutait autour de la table la conversation que je pouvais avoir avec la famille, même si lui même était déjà pris dans une conversation, il l?arrêtait pour couper la mienne et la ramener à lui avec ses connaissances et écraser les miennes, et sous-entendant que ce que je dis c?est des conneries (du genre je parlais d?un sujet de philo du lycée avec mon oncle, il entre brusquement dans la conversation pour dire « tu as des idées que tu prétends philosophiques ». Comme si je ne pouvais pas avoir la moindre idée de ce qu?est la philosophie alors que je l?appernais en classe et que lui n?avais jamais eu l?occasion d?en faire dans ses études. Ce cas était systématique, dès qu?on parlait de domaines qu?il enviait de maîtriser (langues étrangères, littérature, etc?) il agissait ainsi.

- Prenait des notes de tout ce qu?il entendait discuter autour de lui, comme pour s?approprier les mots, les idées des autres.

En résumé, s?intéressait plus aux faits et gestes d?autrui qu?à sa propre vie, parce que lui même n?a pas de vie propre. Il passait sans cesse son temps à épier et chercher à savoir ce qu?il peut envier ou ne pas envier (comme pour se rassurer) chez l?autre (aussi bien matériellement qu?intellectuellement), à détester l?autre et le rabaisser.

Mais les séquelles de tout ça, c?est que je suis très timide, un grand manque de confiance en moi, des difficultés à m?affirmer en public, et j?échoue dans tout ce que j?entreprend ou presque. (par ex j??ai raté 5 fois mon permis il y a 10 ans, et là je retente et j?angoisse). Au boulot aussi toujours des échecs. Sinon à part ça ça va, mis à part les échecs je ne me sens pas trop déséquilibrée par rapport à certains, j?aurai pu devenir pire.. Mais surtout je me dis qu?il ne connaît rien de ma vie actuelle, c?est un bonheur que je savoure chaque jour, et que s?il la connaissait il me détesterait davantage par jalousie. Car malgré tout ce qu?il a fait pour essayer de me détruire ma vie est beaucoup plus enviable que la sienne. Je m?en suis mieux tiré que je ne l?aurait cru à l?époque.

Flying Dutch Girl
Portrait de cgelitti
Bonjour à toutes et à tous
je voulais moi aussi ajouter ma pierre à l'edifice. J'ai 26 ans, et j'ai vécu avec ma mère et mes 2 soeurs sous l'emprise de mon père pervers narcissique pendant plus de 18 ans. nous avons vécu l'enfer. comme le decrivent si bien les précédents posts, acharnement systématique sur lécole, dévalorisation, intrusion à chaque instant dans nos vies.. nous n'avons jamais pu avoir de "secrets", car il fouillait tout en notre absence, il fallait faire tout le temps attention à nos affaires lorsque l'on quittait la chambre, prendre soin de bien cacher ce qui pouvait être compromettant. avec le recul je ne sais pas par quoi on peut entendre de "compromettant" pour un enfant, mais par exemple si on avait un jouet qu'une copine nous avait donné, il fallait le cacher car ca allait créer un drame.
il prenait des prétextes ridicules pour rentrer dans des colères noires, ou il devenait incontrolable, il nous terrorisait car on ne savait jusqu'ou il pouvait aller dans sa violence verbale et physique (plus rarement). il saccageait nos chambres durant ses crises, en vidant tous les meubles sur le sol, et en examinant le contenu et en demandant des comptes sur les objets qui pouvaient s'y trouver s'il ne les connaissait pas.
il s'acharnait sur nos devoirs, et si nous n'avions pas obtenu la meilleure note de la classe gare à nous! on avait le ventre noué si on savait qu'on devait annoncer au père qu'on avait eu 8/10 alors qu'un camarade avait eu un 9/10.... je ne pouvais pas raconter ce que je vivais à mes copines car elles ne me croyaient pas tellement ce que je vivais était impensable à leurs yeux. surtout qu'en bon PN il avait l'art de se faire aimer de tout le monde, du coup toutes mes copines pensaient qu'il était super gentil.. mais une fois les copines parties et la porte de la maison
fermée, cétait l'inquisition à la maison.
l'ainée de mes soeurs est peu à peu devenue une seconde mère car ma mère n'avait aucun caractère et ne "resistait" pas à mon père, elle même humiliée, rabaissée.. la seule capable de lui tenir tête c'etait ma soeur ainée. elle seule arrivait à la "raisonner"car elle n'avait pas peur de lui et elle avait très tot compris qu'il était con (il a quitté lé cole assez tot et ca le complexait énormément)
il a méthodiquement detruit ma seconde soeur, la rabaissant systématiquement devant tout le monde, l'humiliant, et ca s'est empiré lorsque ma soeur ainée est partie de la maison, d'autant que ma seconde était très très sensible (pleurs dès qu'un mot plus haut que l'autre). ma mère a tenté de protéger ma soeur contre ce tyran, mais ce n'etait pas très efficace. de plus, il avait encore de l'emprise sur elle lorsqu'elle a quitté la maison.
quant à moi la petite dernière, je n'étais pas aussi impressionnable que ma soeur donc je lui résistais plus, surtout quand il me harcelait avec ses questions, j ávais trouvé une technique imparable: le mutisme. il s'énervait de plus belle dans une premier temps, et puis comme il voyait qu'il n'en tirait rien, il se calmait. mais je me suis retrouvée seule avec lui à 13 ans, mes 2 soeurs ayant quitté la maison. ma mère a eu un cancer quand j'avais 14 ans, et dès lors s'est "retirée" de la vie familiale ( avec ma seconde soeur elle avait essayé de faire tampon entre mon père et elle pour la protéger), mon père ne s'est plus intéressé à elle, mais il s'est acharné sur moi. je vivais dans la terreur dès qu'il était dans la maison et même la nuit car il avait pour habitude de me réveiller pour m'engueuler. je faisais tampon entre mes parents qui s'engueulaient, et j'etais toujours le sujet de leurs engueulades. Meme si je me faisais suivre par un psy, j'avais du mal à survire.
chacune d'entre nous nous avons quitté la maison à 18 ans. 1 an après que j'ai quitté la maison, ma mère a demandé le divorce, et le jour où elle est partie, il a failli la tuer, et il a pété un gros cable (il s'est barricadé 3 semaines dans la maison familiale, découpé les meubles de ma mère à la hache, les brulant pendant des jours dans la cheminée ainsi que tous les papiers possibles qu'il a trouvé dans la maison). comme vous le mentionnez, il est très procédurier, il a fait durer le divorce 6 longues années. à partir du moment où ma mère a quitté la maison, nous avons coupé les ponts avec notre père. après avoir tout saccagé la maison, il est parti s'installer chez sa maitresse, nous avons du tout vider la maison (après 30 ans de vie commune on en accumule des choses...) avec ma mère et l'une de mes soeurs sans aucune aide et seulement lorsqu'il s'absentait de la maison. il a méthodiquement essayé de détruire ma mère auprès de ses amies en se faisant passer pour la victime. il a également essayé de détruire la vie de mes soeurs en appelant les gens de leur entourage (à leur travail par ex) en se faisant également passer pour la victime. il a menacé de mort ma soeur ainée. elle a fait de bonnes études sans que mon père ne la fasse trop chier. mon autre soeur a pété un cable en quittant la maison, 2 tentatives de suicide, Hoptial psychaitirque, et quelques années de psychothérapie. moi aussi. aujourd'hui elle a 30 ans et elle a une vie de famille hereuse mais ces années de souffrances l'ont abimée et elle ne peut les oublier.
moi mes 2 soeurs travaillaient dejà quand ma mère a entamé une procédure de divorce. sauf que moi jétais encore étudiante donc dépendante financièrement de mes parents. le jugement de divorce a stipulé que mon père devait me verser une pension alimentaire (mais rien ne conernait ma mère...), ce qu'il n'a pas fait bien évidemment. j'ai donc du commencer à travailler (le soir et tot le matin, mes études d'ingénieur ne me permettant pas d'autre horaire) pour pouvoir manger car les je n'avaos droit à aucune bourse, les critères étant établis sur le revenus des parents 2 ans avat l'année en cours.... ce rythme m'a usée et au bout de 6 mois j'ai été voir un huissier pour demander que le jugement soit appliqué. comme il était fonctionnaire, cette pension lui a été directement saisie sur son salaire et ca l'a mis dans une rage folle car il est obsédé par l'argent.
il est venu dans 3 jours squatter devant mon appartement et évidemment me faire passer pour la tortionnaire qui ne veut pas voir son père aux yeux de mes voisins. coincidence étrange ce jour là ma soeur m'appelle et me dit qu'elle l'a apercu sur le quai de la gare lorsqu'elle prenait le train (alors qu'elle habitait à 300 km de chez lui !) elle avait le pressentimment qu'il était sur la route de chez moi. j'ai donc fui la minute même ou j'ai compris que j'allais passer un sale quart d'heure.
suite à cela j'ai déménagé et j'ai carrément continué mes etudes à l'etranger pour le fuir. j ái contracté un prêt étudiant. j'ai fini mes études en aout dernier mais il a saisi le JAF afin de suspendre la pension alimentaire, qui lui a donné raison. je ne m'etais pas déplacée pour ma défense car c'est hors de question que je sois confrontée à lui. la PA (pension alimentaire) a donc été suspendue en janvier 2009, mais maintenant il me réclame le trop percu de 2500? que le juge m'a condamnée à lui reverser... aujourd'hui je suis un peu désespérée car je ne veux plus entendre parler de lui, mais il me poursuit toujours même si je vis à l'etranger, avec cette histoire de pension alimentaire. j'ai peur qu'il ne finisse pas me rattrapper finalement. de plus c'est difficile pour moi de savoir que faire au niveau juridique car je ne suis jamais en France et je n'ai pas assez de revenu pour prendre un avocat !!
j'ai fait 13 ans de psychothérapie, et à 18 ans j'ai passé quelques mois en HP. j'ai essayé tous les antidépresseurs possibles, je me suis abimée jusqu'a ne plus me reconnaitre tant il m'a détruite. aujourd'hui je suis une autre personne, gaie, heureuse, j'ai plein d'amis et de projets de vie. j'ai reussi mes études malgré tous les batons qu'il m'a mise dans les roues. pour moi il n'est qu'un souvenir malsain, un passé presque irréel.. d'ou mon desepoir quand il se manaifeste par ses courriers pour me reclamer son argent. il poura me condamner tant qu'il voudra par la justice, il ne m'aura pas vivante.
je m'entends très bien avec mes 2 soeurs, mais avec mes mère c'est plus délicat. il l'a tellement détruite qu'elle n'est plus tout à fait la maman que j'avais connue petite, gaie, souriante, insoucainte. elle a réglé ses comptes avec mon père à travers moi lors de son divorce (en achetant une voiture neuve à mon nom avec l'argent commun, ce que mon père évidemment m'a et lui a fait payer).
bref. nous survivons malgré toutes ces blessures et nous essayons d'être aussi heureuses que possible quand nous nous voyons sans évoquer le passé. j'espère que tous ces malades paieront un jour ou l'autre pour tout le mal qu'ils ont fait, tous les degats qu'ils ont causés, toutes ces vies qu'ils ont brisées. Courage mes amies !!

marie ou mado
Portrait de cgelitti
ce soir quand il rentre tu évites le conflit, essaie de ne pas le regarder, ignores le presques ou offres lui quelques banalités pour qu'il ne se doute de rien..Bonne idée de mette tes papiers importants chez une amie..penses aussi à tes comptes bancaires (chéquiers,actions ect<;;) dès que possible désolarises toi de ses dettes . conserves aussi à l'abri les choses auxquelles tu tiens et qui sont fragiles, meme tes bijoux..tout ce que tu possèdes et dont il sait que tu affectionnes.. conserves autour de toi le plus courant , sans faire le vide car il s'en rendrait compte etsois prudente ..n'oublies pas queces indiv idus là ont un 7 éme sens....en gros mets à l'abri ce qui te tiens aucoeur..avant l'orage..et tu le sais puisque tu anticipes naturellement..c'est bien et je suis heureuse que tu sois aussi soutenue dans ces épreuves..jespère que d'autres aussi te donneront leur soutien et leur recette ..et tinquiétes pas pour ce soir ..c'est bientot l'heure du compte à rebours..! bizz
genevieve
Portrait de cgelitti
Merci Frany, Le problème de mon mari c'est celui d'etre incapable de prendre une décision même minime, je doit prendre toutes les décisions, je seule a décider de tout. d'autre part trés indépendante et ayant eu un job passionnant , j'ai dû arreter ce job pour raison de santé, je ne peut plus travailler, en plus j'ai du déménager dans une ville que je n'aime pas, j'ai perdu ainsi toute relation sociale. Alors peut-etre j'ai cru etre écouter et comprise par cet homme,pour ma défense, j'était son morphine et donc fragile. A bientôt
CHANTAL
Portrait de cgelitti
DORIS, vous vous en voulez d'avoir "choisi ce père" pour vos filles, mais comment entrer en relation saine quand les modèleS générationnels nous orientent sans que nous en repérions toute la toxicité et les pièges alors même qu'on nous jette de la poudre aux yeux?
Vous dites "j'ai été une mère pour tout le monde" et "je ne suis pas son enfant"?
CHANTAL
Portrait de cgelitti
DORIS,ce soir, une amie est venue dîner à la maison et m'a raconté entre autres cette histoire: Il y a 6 ans, à l'issue de 20 ans de vie conjugale malheureuse, un de ses oncles s'est séparé de son épouse; l'enfer a continué, leurs trois enfants faisant alliance avec la dame. A bout de force et d'arguments, son insistance ne faisant qu'alimenter les tensions existantes qui se retournent perpétuellement contre lui,son psychothérapeute lui a conseillé ce que vous avez fait, leur écrire son amour pour eux, son besoin d'eux, mais aussi sa détermination de lâcher prise dans sa soif de reconnaissance après cette ultime courrier. Une lettre de 8 pages leur a été donc envoyée il y a 3 mois, sans réponse à ce jour, mais le monsieur se sent soulagé de cette démarche de désamorçage et peut reprendre le fil de sa vie.
Rappelez, si vous voulez, la réalité des faits à vos filles mais surtout ne cherchez pas à en faire vos avocats et dites leur simplement votre amour.
Vous me demandez ce que je ressens en me rendant compte que mes parents n'étaient pas aussi bons que ça.
En fait, mon coeur, lui, le sait depuis longtemps mais sans oser me l'avouer, pour me préserver de l'insupportable; je ne me sentais pas non plus le droit de ce que je considère comme attaquer leur image, et par ce biais prendre le risque de me voir mauvaise fille, de surcroît.
Tristesse de prendre conscience du vide affectif, dévalorisation, colère, désarroi, fatigue, culpabilité, haine même, avec honte de cette haine; mais aussi joie d'apprendre à me fier à mes perceptions, toujours croisées aux injonctions à penser autrement et à se taire de ma mère; joie de pouvoir me reconnaître et reconnaître tout cela sans l'aide qu'elle me refuse, sans cette attente paralysante par-dessus tout:une reconnaissance des faits qui reconnaît ma réalité, mon identité.Le pire pour moi c'est l'applomb du déni qui me fait sombrer encore dans le doute de l'existant, de la raison; le désespoir et l'aveuglement par brouillage gentil des repères.
Résultat? 50 ans de vie sous emprise à l'ignorer,si vous voyez ce que cela peut signifier de relations ratées, inadaptées, de manque à être.
Et vous? Si vous voulez parlez-moi de votre mère, votre relation.
Mick
Portrait de cgelitti
Je ne vois pas pourquoi tu trouves dur d'entendre la phrase "c'est toi qui vois, en conscience". Car après tout, nous sur le forum ne savons pas vraiment l'étendue des dégats, nous n'avons que quelques lignes de toi et quand je lis que tes enfants de 6 ans et 3 ans et demi t'accusent d'avoir fait partir leur père, que c'est pour toi un motif d'hésitation (parmi d'autres bien entendu), je ne peux que m'interroger sur tes motivations.
Donc oui, c'est toi qui es juge de ce qui est bon pour toi et pour tes enfants, tu peux trouver des soutiens, il faut bien sur te faire aider, tu ne peux pas tout faire toute seule, mais la décision de te séparer d'un homme au comportement clairement destructeur t'appartient. Rencontre un psy ou un conseiller conjugal pour mûrir ce projet si tu as encore des doutes.
Georges D.
Portrait de cgelitti
Regard si lucide sur le passé et le présent !
Merci de ton témoignage, Mil .

Par pitié mesdames vaut aussi pour messieurs.
N'abandonnez pas vos filles et filles à une PN.

Et en même temps, le parent qui part fait ce qu'il peut pour " sauver sa peau ". Il n'est parfois pas en état de protéger son ou ses enfants au moment où il part...

Ta prise de distance t'a sauvée.
Lisa
Portrait de cgelitti
[QUOTE=Ava] je suis une simple etudiante en psychologie et je m'interesse à toutes les personnalités type perverses et narcissiques,en gros,des manifestations comportementales les plus anodines aux plus extremes voir "fatales". De ce fait j'aimerai juste dire une chose,il faut aider les enfants qui ont des peres de ce type parceque la "re"-construction et l'avancée dans la vie n'est vraiment pas evidente et il peut y avoir de graves consequences. [/QUOTE]
colchique
Portrait de cgelitti
3 ans après, j'espère qu'il n'est pas trop tard :
colchique0@yahoo.fr
katherine454
Portrait de cgelitti
Non ce fil n'est pas mort... Je viens de lire le début et la fin de celui-ci... Ce qui m'a fait prendre conscience que je vivais la même chose que beaucoup d'entre vous... Je me croyais seule, isolée et... peut-être parano !!!
Pour moi, ça va faire pratiquement 4 ans que mon mari a changé... Avant je ne le voyais pas comme celà... En octobre prochain ça fera 37 ans que nous sommes mariés.. et depuis bientôt 4 ans il me fait vivre une vie impossible.
Est-ce la cinquantaine qui lui a fait perdre pieds, il s'est mis à tchater sur des sites de rencontre et est tombé amoureux d'une femme pour laquelle il m'a tout fait subir (départs de la maison en pleine nuit - partir vivre avec elle pour des durées plus ou moins longues en me ramenant le linge sale à chaque fois et en me promettant qu'il ne recommencerait pas !!!).

Puis il est devenu violent quand il s'est apperçu que je n'acceptais pas cette vie. Je n'étais pas "intelligente".
Subitement, j'avais tous les défauts de la terre.. Je montais ses enfants et ses amis contre lui. Je n'étais qu'une "pauvre conne" qui racontais tout à tout le monde.

J'ai demandé le divorce plusieurs fois et chaque fois il me fait reculer. Il a plusieurs cordes à son arc : charme, menaces, chantages etc... L'an passé j'avais demandé une séparation de corps. Nous avons vécu séparément 5 mois. Mois pendant lesquels il a tout mis en oeuvre pour que je revienne avec lui. Ce que j'ai fait, bien-sûr, parce que je l'aimais encore trop... Toutefois, je n'ai pas voulu revenir dans notre maison. J'ai exigé que nous la mettions en vente et que nous reprenions la vie ensemble dans une location.
La conjoncture n'est pas favorable, mais je ne voulais pas revivre dans une maison où j'avais été si heureuse et ensuite si malheureuse. Je ne voulais pas revivre avec les souvenirs des nuits à l'attendre, ou des nuits de séquestration en pleine campagne sans proche voisins (tél débranché - portable confisqué - portail fermé à clef avec une voiture en travers pour que je ne puisse sortir... etc).
Mais les meubles qui restaient dans cette maison ont mis 6 mois a arriver dans la location... Il trouvait toujours une bonne raison pour repartir dormir là-bas...
Aujourd'hui, j'ai compris que sa vie n'est faite que de mensonges.. Il n'a pas rompu avec cette femme qui celà dit est "très intelligente elle !!". Mon fils aîné l'a surpris lorsqu'il sortait de chez elle il n'y a pas longtemps.
Malheureusement pour moi, il a encore réussi à me faire arrêter une nouvelle demande de divorce !!
J'avais pourtant rencontré un psy qui m'avait un peu bousté... mais j'ai peur...

De plus, je ne peux quitter la ville où nous sommes parce que j'ai fait revenir mes parents auprès de nous il y a 4 ans. Ils ont acheté un appartement et malheureusement mon père est décédé l'an passé. Ma mère reste seule, elle a 81 ans, une santé précaire et ne supporterait pas que je parte.

Car partir je crois que c'est la seule solution !!! Sortir de ses griffes !!!
Et celà j'espère pouvoir le faire un jour !!!

Et qu'il se retrouve seul...

Merci de m'avoir lue et aussi pour les références de bouquins que je vais m'empresser d'acheter, celà m'aidera peut-être à supporter !!!!!

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