La visite médicale d'aptitude

Publié par Dr Renaud Guichard, chirurgien le Jeudi 25 Avril 2002 : 02h00
Mis à jour le Lundi 02 Février 2015 : 14h47
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Tous les sports sollicitent d'une façon ou d'une autre, les systèmes articulaire, musculaire, cardio-vasculaire et respiratoire. Ils peuvent donc aggraver une pathologie préexistante, ou au contraire l'améliorer, ou même provoquer certaines pathologies.

Parfois obligatoire, le plus souvent nécessaire

On sait également que chez l'enfant en cours de croissance, cette interaction est encore plus évidente avec parfois des conséquences définitives.

Il semble donc nécessaire qu'une visite médicale d'aptitude soit effectuée avant de commencer un sport ou avant d'en reprendre la pratique après des années d'arrêt.

Si cette véritable « visite d'embauche » est le plus souvent obligatoire pour la pratique sportive scolaire ou dans le cadre d'une fédération (la visite d'aptitude est obligatoire pour participer à des compétitions officielles), il n'en est pas de même pour la pratique de loisir qui conduit souvent à des accidents par simple méconnaissance de son état de santé.

Une visite complète et rigoureuse

  • Les antécédents médicaux

    Ils concernent les antécédents familiaux, les antécédents médicaux personnels (asthme, maladie cardiaque, diabète, etc.), les antécédents sportifs et l'activité physique habituelle, les antécédents chirurgicaux.

  • L'examen cardiovasculaire

    Pratiqué de préférence par un cardiologue à la demande d'un médecin, il comprend un examen clinique (auscultation), un électrocardiogramme afin de dépister un trouble du rythme ou un problème coronarien, parfois un échocardiogramme (échographie permettant de voir l'aspect physique du cœur, mais aussi son débit et sa force contractile). A noter que 90 % des inaptitudes au sport sont d'origine cardiovasculaire.

  • L'examen de l'appareil locomoteur

    Il recherche les séquelles d'accidents antérieurs par l'examen clinique ou la radiologie, il permet de quantifier l'amplitude des mouvements, des hyperlaxités ligamentaires ou des raideurs, il permet de dépister des troubles statiques ou morphologiques pouvant être décompensés par la pratique sportive (anomalies d'orientation des hanches ou des genoux, scoliose).

  • L'examen général

    Il passe en revue les grandes fonctions de l'organisme, sans oublier le bilan dentaire, O.R.L. et oculaire (acuité visuelle).

  • La biométrie

    Poids, taille, indice de masse corporelle (qui évalue une éventuelle obésité), masse maigre.

  • L'examen physiologique

    Il évalue la force musculaire (appareil isocinétique), la consommation d'oxygène de l'organisme à l'effort (VO2 max, vitesse ou puissance aérobie). A noter que les tests physiologiques (force musculaire, VO2 max, lactates) ne seront faits que sur demande du sujet, de l'entraîneur ou du médecin traitant car il s'agit de tests longs et onéreux. On entre alors dans le suivi médical mais on est au-delà de la visite d'aptitude simple.

  • Le profil hygiéno-diététique

    Il permet d'évaluer les habitudes alimentaires, mais aussi le mode de vie (hygiène de vie, temps de sommeil, prise d'alcool ou de substances narcotiques, tabagisme).

  • L'examen psychologique

    En général il est fait par un psychologue à la demande d'un médecin. Il permet d'évaluer la personnalité et la réaction au stress.

  • L'examen biologique (prise de sang, analyse d'urine).

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Publié par Dr Renaud Guichard, chirurgien le Jeudi 25 Avril 2002 : 02h00
Mis à jour le Lundi 02 Février 2015 : 14h47
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