martine
Portrait de cgelitti
Je recherche des témoignages d'hommes pouvant m'expliquer pourquoi le mal de vivre de mon mari n'a jamais pu être atténué par l'amour et le soutien de son entourage ?

Comment faire le deuil de quelque chose que l'on accepte pas ?

Les question sont inutiles mais nous les vivants devont trainer ce fardeau car la souffrance est silencieuse.

Si certains d'entre vous peuvent m'aider à comprendre l'aboutissement terrible mais soulageant pour la personne concernée.

Je croyais que l'amour pouvait soulever des montagne, je me suis sentie comme une petite souris.......

MERCI à ceux qui m'aideront dans ma quête de sérénité après tant d'épreuves...

Claude
Portrait de cgelitti
[QUOTE=Pilou] Je croyais que l'amour pouvait soulever des montagne, je me suis sentie comme une petite souris.......
[/QUOTE]

Bonjour Pilou,

Comment savez-vous que le mal de vivre de votre mari n'a jamais été atténué par l'amour de ses proches ?

Souvenez-vous, toutes les petites pierres que vous avez déplacées, toutes ces nombreuses manifestations d'amour, c'est comme cela qu'on déplace une montagne(1).

Alors, qui vous dit que vous ne l'avez pas déplacée ?

Peut-être qu'au contraire, malgré les apparences, cela lui a fait beaucoup de bien ! Peut-être qu'autrement, c'eut été vraiment pire ?

Essayer de comprendre et donc se replonger volontairement dans la souffrance du passé pour cela ?

Pourquoi pas. C'est en tout cas une démarche qu'il convient de faire pour réussir à retarder le moment souhaité où sera venu le temps de faire le deuil. Le moment où la sérenité pourra s'autoriser enfin à revenir ...

Quelquefois, certaines personnes ont besoin de rester dans leur misère... un certain temps, comme pour ce prouver qu'elle est nécessaire... ou utile... ou, je ne sais pas.

C'est peut-être votre cas et c'est parfaitement respectable, même si certains disent que c'est contre-productif de faire durer des émotions négatives...

Ce qui est important que vous sachiez Pilou, c'est que ce que vous avez fait, c'est tout ce que vous "avez pu faire" !

A vous lire, je sais bien que vous avez fait "du mieux que vous avez pu". Avec votre amour, avec toutes les fibres de votre être, avec toutes vos intentions positives, vous avez tout fait. N'est-ce pas ?

Alors, est-ce possible de faire encore mieux que "du mieux que l'on peut" ?

Non, n'est-ce pas.

C'est çà qui est important que vous sachiez. Vous rendre compte de cette réalité toute simple, l'accepter, c'est une étape indispensable à votre futur bien être.

Que vous-vous rendiez compte, que vous acceptez, que vous-vous en félicitez même car, bien qu'il n'y parait pas (par manque de perception d'un retour escompté), tout ce que vous avez donné de vous venait directement du fond de votre coeur. C'était fatalement beaucoup pour cet homme dans la souffrance. Quelque part, vous le savez bien !

C'est çà que vous pouvez bien mettre en avant dans votre coeur et dans votre dialogue intérieur. Acceptez cette réalité...

C'est la première marche de bon sens pour aller retrouver le chemin qui à chaque pas, petit à petit, vous approche dés maintenant de votre sérenité.

Pour cela aussi, Pilou, vous pouvez avoir confiance.

La petite souris est beaucoup plus forte qu'elle n'y paraît lorsqu'elle sait où elle va.... car elle déplacait sa montagne et ne le savait pas !

(1) C'est Confucius qui le dit : L'homme qui déplace une montagne commence par déplacer les petites pierres.

Au revoir Pilou, moi je sais bien que vous l'avez déplacée, votre montagne !

Bien à vous
Claude




martine
Portrait de cgelitti
bonjour

je viens de lire votre lettre et j ai vecu la meme chose
mon mari s est suicidé ca va faire 8 ans le jour ou on fetait les 20 ans de ma fille ainée
trop de pressions au travail l on conduit a ce geste
c est moi qui l ai trouvé ca ete dur mais avec le soutien des enfants et de mes collègues j ai pu voir le bout du tunnel mais une plaie comme ca ne se referme jamais
je suis encore en train de me reconstruire mais c est long
il faut laisser le temps faire son travail
courage
martine
CAT67
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Le mal de vivre de votre mari a très certainement été atténué par votre amour et ce n'est pas de votre faute si son choix était de partir afin de ne plus souffrir car cette souffrance il faut l'avoir vécue pour la comprendre elle est terrifiante c'est un combat contre soi même( le moi et mon autre moi)et dans le cas de votre mari c'est l'autre qui a pris le dessus.
Votre mari à sans doute voulu vous préserver et ne plus vous infliger sa douleur c'était sa façon de vous prouver son amour. Mon conseil vous semblera sans doute déplacé, mais respectez sa volonté, acceptez le choix votre mari comme vous l'avez fait jusqu'à présent. Analyser le pourquoi est encore trop tôt car votre douleur est trop vive mais pensez maintenant à toutes les questions qu'il a du se poser, à toutes ses souffrances invisibles pour les autres et pourtant si réelles pour lui c'est la pire maladie car on ne comprend plus rien, on sent que la vie nous échappe, on s'en veut énormément de ne plus être comme avant, on survie, on s'accroche, mais parfois on n'en peut plus et on a honte de savoir qu'on va faire du mal à ceux qu'on aime mais rien n'y fait... c'est plus fort que tout et cela s'appelle la sérénité, un leurre pour nous qui restont mais une paix , plus de terreur, plus de souffrance pour celui qui part.
Je sais de quoi je parle malgré l'amour de mon mari de mes enfants, famille et amis j'étais à deux doigts de le faire moi aussi et pourquoi je n'y suis pas arrivée?je ne le saurais jamais vraiment sans doute parce-que j'ai perdue mon premier enfant à l'âge de 2 ans, que mon cousin lui est parti comme-ça, que bien d'autres raisons font que. OUI mais je ne le saurais jamais.
La seule chose à laquelle je crois encore c'est que de l'autre côté il y a une autre vie, qu'ils nous guident et nous protègent et qu'un jour nous serons tous réunis.
Vivez, à travers l'amour de votre mari et vous verrez que jour après jour votre douleur s'atténuera Je pense que c'est ce que votre mari souhaite pour vous.

amicalement
Sujet vérouillé