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La vaccination contre la rubéole : sans répercussion en début de grossesse !

La vaccination contre la rubéole : sans répercussion en début de grossesse !Une femme enceinte touchée par la rubéole risque de mettre au monde un enfant atteint de graves malformations. Il est donc primordial que les femmes en âge de procréer soient vaccinées contre cette terrible affection. Si ce n'est pas le cas, cette maladie peut être un motif d'interruption de grossesse. Or aujourd'hui, une étude vient de démontrer que la vaccination contre la rubéole en tout début de grossesse est sans répercussion sur le foetus.

La rubéole est une maladie infantile, que l'on peut pourtant attraper à tout âge. Chez une femme enceinte, les conséquences peuvent être dramatiques, car la transmission du virus au fœtus entre les 8 et 10 premières semaines de grossesse, est susceptible d'entraîner de graves malformations. C'est pourquoi, médecins et gynécologues proposent systématiquement la vaccination à toutes les jeunes femmes en âge de procréer n'ayant pas reçu l'injection. De même une femme enceinte non immunisée reçoit le vaccin immédiatement après l'accouchement. En revanche en début de grossesse, attraper la rubéole ou pratiquer la vaccination peut être un motif d'interruption de grossesse. Aujourd'hui, les résultats d'une analyse récente démontrent que se faire vacciner contre la rubéole en tout début de grossesse est sans conséquence pour le futur bébé.

Au cours de cette étude, 96 patientes vaccinées en tout début de grossesse, alors qu'elles ne se savaient pas encore enceintes, ont été comparées à un groupe témoin. Aucune différence n'a été observée en ce qui concerne le taux de fausse-couches, de malformations, le poids de naissance et l'audition des bébés.L'immunisation n'ayant aucune répercussion sur le bon déroulement de la grossesse, elle ne représente plus en début de grossesse un motif d'interruption.Une femme non vaccinée contre la rubéole qui tombe enceinte pourrait donc désormais recevoir l'injection en tout début de grossesse sans conséquence pour le futur bébé.

Article publié par Dr Philippe Presles le 02/04/2001

Sources : Levichek, Annual Meeting Of the American Society for Clinical Pharmacology and Therapeutics, mars 2001.

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