anonyme
Portrait de cgelitti
Notre système de soins est aujourd'hui en crise. il y a 5 ans OMS (organisation mondiale de la santé) nous accordaient la palme d'or affirmant que la France possédait le meilleur système de soins du monde. Ce n'est plus vrai... Les signes de malaises se mutiplient : des patients qu'on renvoie chez eux faute de places, des infirmières au bord de la crise de nerf, des opérations retardées, des lits qui ferment... Chaque année 15 millions de Français se présentent aux urgences. Seuls 20 % d'entre eux ont réellement besoin d'etre hospitalisés.

Comment alors expliquer ce flot de patients ? Les gens sont trop souvent livrés à eux même. Il est très difficile d'obtenir une consultation en ville le soir et le week end voire impossible. Il en est de même pour les abcès dentaires où il faudrait attendre 8 jours pour obtenir un rendez vous... alors on va aux urgences pour être soigné...Ce sont les urgences qui ôtent les bouchons de cérumen car 85 % des généralistes ne les enlèvent plus... et les délais d'attente chez les ORl est de 2 mois en moyenne. La plupart des généralistes ne travaillent plus que sur rendez vous et les secrétaires ont pour ordre de faire barrage. Il faut souvent prendre rendez vous une semaine à l'avance chez un généraliste ...Et les urgences elles sont ouvertes 24H sur 24 h et 7 jours sur 7 et ce sans rendez vous.

Le nombre d'internes a diminué de 50 % dans les dernières années et de 25% depuis 5 ans. La faute du numerus clausus (5600 places pour les médecins en 2004). Beaucoup de praticiens viennnent d'Algérie , de Pologne ou d'asie. Tous sont diplomes dans leur pays d'origine souvent même hautement qualifié. Ces praticiens de l'ombre sont 8 000 à travailler dans les hopitaux français. Sans eux beaucoup d'établissements ne seraient plus en mesure de fonctionner. or, la législation ne leur confère aucun statut et les maintient dans une situation précaire. Sous payés, ils se voient proposer des emplois sous qualifiés, des vacations de nuit et des postes dont personne ne veut. Le gouvernement a toutefois décidé de "régulariser" la situation par voie de concours et s'est engagé à leur ouvrir 600 postes en 2006. Un patient de chirurgie hopsitalisé en ophtalmologie? La scène n'est malheureusement pas si rare. Les médecins ne comptent plus les heures passées au téléphone à rechercher un lit. En dix ans, les hôpitaux n'ont jamais fermés autant de lits...

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