varetto france
Portrait de cgelitti
notre fils est schizophrène infantile, les psychiatres lui diagnostiquent également des troubles du cours de la pensée (ce qui pour moi n'est pas une pathologie, 1er problème). Il est suivi depuis la fin de maternelle et est maintenant en 4è Aide et Soutien dans un collège normal qui le remet en 3è "normale" l'an prochain parce qu'il ne correspond pas au public visé par "l'Aide et Soutien" d'une part et parce qu'il y a déjà une liste d'attente d'enfants appartenant à ce public d'autre part...

Nous recherchons les établissements scolaires d'état (les privés hors contrats sont trop chers pour nous) qui accueillent de tels enfants : intelligents mais ne pouvant se concentrer, se fixer sans aide extérieure, petite structure, peu d'élèves par classe.

Pour l'instant c'est le cercle vicieux : l'Académie (avec qui nous sommes en liens étroits depuis la maternelle puisqu'un PIET : Projet Individualisé Educatif et Thérapeutique existe depuis le CE1) nous prévient que son dossier peut être refusé en CDES : Commission Départementale de l'Education Spéciale à cause de son efficience intellectuelle.

Nous n'aurons plus alors aucune autre possibilité que les cursus normaux où notre enfant ne fait rien parce qu'il ne peut suivre ni rien apprendre étant "noyé" dans la masse d'informations et sous la pression, la vitesse d'exécution demandée.

L'Académie nous demande de monter un projet de formation mais les écoles qui pourraient accueillir notre enfant nous demande de passer d'abord en CDES !!!

Ces écoles ne correspondent pas vraiment à ce qu'il lui faudrait mais apparemment aucune structure n'existe pour ce genre d'enfants avec des problèmes d'apprentissage sans déficience mentale. Nombreux sont cependant les enfants et adolescents placés en institutions spécialisées, dont l'origine des troubles est indéfinie (c'est notamment le cas des psychoses infantiles ayant évoluées sur un versant déficitaire)alors pourquoi pas notre fils ?

Pour l'entrée en secondaire, les psychiatres nous avaient dit qu'il était hors de question qu'il aille en 6è normale car trop de pression.... La CDES nous a refusé l'orientation en secteur médico-éducatif avec le motif : "relève de soins".

Nous ne savons plus quoi faire ni vers qui nous tourner et frappons à toutes les portes.

Notre fils a 15 ans depuis le mois de mars et n'est pas encore fixé sur son avenir professionnel, pourtant, c'est maintenant qu'il faut prévoir son avenir car il ne peut aller en seconde dans deux ans.

Si quelqu'un a une idée, quelqu'elle soit, il est le bienvenu !

Merci à tous d'avoir lu jusqu'au bout ce long message.

Des parents désespérés.

varetto france
Portrait de cgelitti
Mon fils a maintenant 30 ans et il va être papa pour
la seconde fois en janvier. Pourtant il y a 10 ans, rien
ne me laisser espérer une situation aussi "calme" et
positive. Il a fait une première tentative de suicide à
17 ans : entrée en seconde, rentrée des classes,
modification de ma situation professionnelle.
Pourtant il disait être bien avec ses parents (même
si nous étions divorcés) et ne souhaitait pas
dialoguer avec des "psy" à qui il n'avait rien à dire.
Nous avons laisseé aller. Il a rencontré Mathilde, il a
trouvé la branche dans laquelle il voulait travailler et
tout semblait aller pour le mieux. Enfant, il était
facétieux, plein d'humour, Un enfant "sans
problème". Un ado assez sérieux, sportif (hockey),
plutôt calme, bon élève. Puis il y eu une rupture avec
Mathilde (20 ans). Et là deuxième tentative... à 600
km de la maison. Heureusement, dans le lycée où il
poursuivait un BTS, l'infirmière l'a dirigé vers une
cellule d'aide psycologique où le psychiâtre a
dignostiqué une psychose maniaco dépressive. Il a
fallu mettre en place une thérapie d'urgence puis à
long terme. Ce fut plus difficile. En même temps il a
accepté de suivre une psycothérapie. Tout cela nous
a demandé, à nous parents, de nous familiariser
avec cette situation complètement inconnue, sans
repères où puiser dans notre propre expérience,
avec des hauts (situations maniaques) et des bas
(situations de dépressions et d'angoisse). Puis,
Mathilde est "revenue". Et tout semblait pouvoir aller
pour le mieux. Mais quelques mois avant son stage
d'ingénieur (22 ans) l'angoisse du stage, des
examens, du changement de lieux, en résumé, faire
face à une nouvelle situation de vie, il y eu une
troisième tentative. Dur, pour tout le monde et
d'abord pour mon fils lui-même : il disait qu'il avait
l'impression que quelque chose lui échappait, qu'il
n'était plus maître de lui. Finalement, il a réussi son
diplôme, avec moins de brio que s'il n'avait pas été
"malade". La fréquentation régulière d'un médecin
psychiâtre, la compréhension de tout l'entourage
(son amie, d'abord, ses parents, son frère, ses amis
(qui sont nombreux), ses grands-parents, ses
beaux-parents, et sa belle-famille, etc ), l'acceptation
qu'il ne puisse assumer un réel travail, et surtout le
sérieux qu'il met dans la prise régulière de lithium,
sans parler de l'arrivée de sa première fille, lui
permettent actuellement de vivre avec une certaine
joie de vivre, même si parfois sa "maladie" lui
rappelle sa présence. Mais il a appris à "voir venir" et
à "gérer". Depuis, nous nous sommes aperçus qu'il
y avait beaucoup de parents autour de nous ayant
des enfants maniaco dépressifs et mon fils a
rencontré lui aussi d'autres "malades". Maintenant,
ce n'est plus un sujet tabou... Même si nous savons
tous que nous ne sommes pas à l'abri d'une
récidive... J'ai appris à apprécier chaque particule de
la vie et j'ai fait fi des stéréotypes sociaux qui
enduisent la vie... et il y en a !
luna
Portrait de cgelitti
Ne vous découragez pas. Nous avons subi le même cursus même si les troubles de notre enfant étaient différents de ceux du vôtre.
Il est pour lui aussi difficile de se concentrer. Nous avons donc misé sur son bien être avant tout, car plus cela allait et plus il détestait l'école. A l'issue de la 4ème,(15 ans) nous l'avons inscrit en pré-apprentissage en maison familiale (alternance école et maître d'apprentissage)il était toujours considéré comme scolaire. Cette année, il a 16 ans, il va entrer en apprentissage tout en continuant d'être scolarisé 13 semaines dans l'année en maison familiale. Il est passé devant la COTOREP qui lui a reconnu un handicap. Il va donc pouvoir bénéficier d'un enseignement un peu particulier et notamment pouvoir passer son CAP en 3 ans au lieu de 2. Il aura plus de temps pour les épreuves et nous allons essayer de mettre en place un soutien scolaire. Nous ne prétendons pas avoir trouvé "la solution" mais c'était le seul moyen pour nous de le maintenir dans une certaine scolarité, bien sur son cas est différent de votre enfant. Vues les difficultés scolaires qu'il a rencontrées, il n'est pas sorti de 4éme avec le niveau 4éme, surtout en math où je dirai qu'il a un niveau CE2. La reconnaissance COTOREP permet aussi à l'entreprise qui accepte de le prendre en apprentissage de bénficier de primes particulières tout au long de l'apprentissage. Il reste à trouver pour votre enfant un centre d'intérêt particulier pour une profession ainsi qu'une entreprise. Les maisons familiales ont l'avantage d'être de petites structures relativement bien encadrées mais qui ne disposent pas de formateurs spécialisés dans les problèmes psychiatriques. aussi, notre fils continue de voir la psychiatre privée qui le suit régulièrement. La maison familiale offre aussi la possibilité de passer un CAP, un BEP, Un bac PRO, un BTS....
Ce sont des établissements privés qui ne sont pas si chers que ça et qui fonctionnent en internat.
Sachez que je comprends votre désespoir pour l'avoir traversé et le traverser encore. Mais il faut s'accrocher! surtout pour votre fils et ne pas laisser les autres décider à votre place.
Si j'avais écouté les instituteurs et les psychologues scolaires à l'époque ou notre enfant est entré en maternelle et en CP, il était soit disant incapable d'apprendre à lire et à écrire. Nous avons tenu bon et croyez bien que cela a été difficile vu l'enroit où nous vivons. Mais nous n'avons pas baissé les bras, il sait lire, écrire... compter et faire preuve de logique plus difficilement mais pour un enfant qui souffrait soit disant d'une maladie proche de l'autisme, je peux vous dire qu'il s'en sort très bien. Bon courage à vous et je reste à votre disposition
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