Traitement du cancer : de nouvelles avancées en immunothérapie

Publié par La Fondation ARC le Jeudi 30 Avril 2015 : 12h31
Mis à jour le Jeudi 30 Avril 2015 : 12h31

Les anticorps anti PD-1 et anti PD-L1 pourraient faire leur entrée dans la prise en charge de nouveaux cancers au pronostic délicat : le mésothéliome et le cancer du sein métastatique dit triple négatif.

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Le pembrolizumab contre le mésothéliome

Permettre au système immunitaire des patients de reprendre le dessus, telle est la mission des anticorps anti PD-1 et anti PD-L1. Depuis leur mise au point, ces anticorps accumulent de bons résultats dans les essais cliniques : mélanomes métastatiques, cancers du poumon, de la vessie… C’est aujourd’hui la prise en charge du mésothéliome et d’un cancer du sein particulièrement agressif qui pourraient bénéficier de ces thérapies, comme en témoignent deux essais cliniques présentés au congrès de l’AACR (American association for cancer research) à Philadelphie.

Le pembrolizumab (anti PD-1) avait été pressenti comme une potentielle approche thérapeutique du mésothéliome dès lors que des études avaient révélé l’expression de la protéine PD-L1, partenaire de PD-1, chez des patients. Faisant suite à ces études préliminaires de 2014, un essai de phase Ib a été ouvert et 25 patients atteints de mésothéliome et exprimant la protéine PD-L1 ont reçu un traitement au pembrolizumab. Recul de la tumeur chez sept patients, stabilisation de la maladie chez 12 autres, pas d’effets secondaires nécessitant l’arrêt du traitement, ces premiers résultats sont très encourageants et appellent une évaluation plus large encore.

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PD-L1 contre le cancer du sein métastatique triple négatif

Le second anticorps, dirigé contre la protéine PD-L1 cette fois-ci, a été administré à 54 patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique triple négatif, c’est-à-dire n’exprimant ni HER2, un récepteur d’hormone de croissance, ni les récepteurs aux hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone). Les chercheurs ont livré une première évaluation de l’efficacité, limitée par le faible effectif de l’essai : le taux de réponse au traitement était de 19 % et la maladie n’avait pas progressé chez 27 % des patientes après 24 mois.

Là encore, ces résultats préliminaires laissent présager un avenir intéressant pour cette immunothérapie dans la prise en charge de ce cancer agressif contre lequel la chimiothérapie standard peine à établir une réponse durable.

Publié par La Fondation ARC le Jeudi 30 Avril 2015 : 12h31
Mis à jour le Jeudi 30 Avril 2015 : 12h31
Source : Fondation ARC - APMnews ; Immunothérapie : le pembrolizumab donne des signes d’efficacité dans le mésothéliome ; Une immunothérapie efficace contre les cancers du sein triples négatifs ; 20 avril 2015.
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