La thyroïde est une glande productrice d'hormones, située à la base du cou. Son bon fonctionnement, évalué par le dosage de la TSH (thyréostimuline), assure la sérénité de beaucoup d'organes et de fonctions. Une étude récente suggère de suivre de plus près le taux de la TSH, puisque même en l'absence des signes spécifiques d'une maladie thyroïdienne, celui-ci peut renseigner sur les risques de mortalité cardiovasculaire.
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La thyroïde fabrique deux hormones appelées T3 et T4. Elle est sous le contrôle d’une glande cérébrale, l’hypophyse, qui régule son activité par le biais d’un messager chimique : la TSH. Si la thyroïde fabrique trop de T3 et de T4, le taux de TSH baisse, pour freiner la production hormonale. Quand elle n’en fabrique pas assez, le taux de TSH augmente, pour la stimuler.
En pratique, la glande thyroïdienne est plutôt sujette aux dysfonctionnements. Quand ceux-ci deviennent majeurs, ils s’accompagnent de tout un cortège de signes, permettant au médecin d’évoquer alors le diagnostic d’hypo ou d’hyperthyroïdie.
L’hyperthyroïdie est préjudiciable pour l’organisme, mais surtout pour le cœur, ce qui est bien connu des praticiens. Une notion nouvelle est qu’il ne faut pas attendre les répercussions cliniques visibles pour craindre les complications d’un hyperfonctionnement thyroïdien.
Voici en effet les conclusions d’un travail concernant près de 2.000 personnes de plus de 60 ans, suivies pendant 8 ans. Les sujets dont la TSH était basse dès le départ, avaient un net désavantage en terme de survie, par rapport à ceux dont les taux étaient normaux ou supérieurs. La mortalité augmente, quelles qu’en soient les causes, mais les décès d’origine cardiovasculaire prédominent.
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