Tatouage au henné : évitez le noir !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 01 Août 2011 : 14h23
Mis à jour le Mardi 02 Août 2011 : 15h49
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Chaque année, un appel à la prudence est lancé à propos des tatouages au henné. En effet, ceux de couleur noire peuvent être à l’origine de réactions allergiques, dont l’incidence augmente en période estivale.

Tatouage au henné noir : attention à la réaction allergique

Le tatouage au henné est naturellement de couleur brun-orangé. Pour lui donner plus de relief, certains tatoueurs n’hésitent pas à ajouter un colorant noir, du paraphenylènediamine (PPD). Or cette substance est très allergisante et ce procédé est illicite. Excepté dans les teintures pour cheveux, la PPD est interdite en Europe dans les produits cosmétiques destinés à être appliqués sur la peau.

Pour répondre aux éventuelles réactions allergiques liées à un tatouage éphémère, le Centre Hospitalier de Lyon Sud a ouvert une consultation en allergologie et des places d’urgence.

Il faut savoir que dans la majorité des cas, la réaction est limitée à la zone tatouée, mais elle peut aussi s’étendre à la zone avoisinante, voire se généraliser à l’ensemble du corps. Parfois, cette réponse allergique peut laisser des cicatrices. Enfin, ce type d’accident augmente le risque d’allergie croisée, avec les teintures capillaires notamment, mais aussi potentiellement les caoutchoucs teintés, les colorants vestimentaires, certains médicaments. Les allergologues avertissent que de telles réactions allergiques peuvent contre-indiquer la pratique de certaines professions, comme par exemple de la coiffure.

Tatouage au henné : en pratique

Évitez les tatouages au henné de couleur noir.

Pour vous en assurer, exigez que le mélange soit réalisé devant vous : la poudre verte de henné est mélangée avec de l’huile, et aucun autre ingrédient ne doit être ajouté. Au final, le résultat doit être orangé et non noir.

Enfin, en cas de réaction violente, rendez-vous rapidement dans un service d’urgence. Certaines réactions peuvent nécessiter une hospitalisation.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 01 Août 2011 : 14h23
Mis à jour le Mardi 02 Août 2011 : 15h49
Source : Communiqué de presse du CHU de Lyon, 19 juillet 2011.
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