Stéphanie.L
Portrait de cgelitti
J'aimerai avoir des informations sur le syndrome de "Peter Pan".Ma mère héberge mon neveu qui a 22 ans.Il est complétement immature,parano,menteur,manipulateur,colérique,charmeur,égoc entrique etc...

Il a l'âge mental d'un enfant de 10 ans(selon moi).Il joue aux petites voitures,parle tout seul,nous adresse des mots en les cachant un peu partout dans la maison,joue principalement avec des petits de 2 à 10 ans,nous offre des bonbons tous les jours,invente des histoires dans notre famille pour nous monter les uns contre les autres,collectionne un tas de posters et d'anciens disques des années 80,il se venge si on le déçoit et nous met sur un pied d'estal si on va dans son sens,il a des crises de fou rire à tout va,il n'arrive pas à tenir un travail,il s'attire toutes sortes de problèmes,un jour,il nous aime,le lendemain,il nous hait.

Il a des réactions bizarres.C'est surprenant pour celui qui ne le connaît pas car il a un corps d'adulte et des réactions d'enfants.Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'on peut faire pour lui,existe t'il des structures adaptées?On s'inquiète pour lui.Il ne peut pas rester trop longtemps chez ma mère qui a déjà à charge ma soeur et ses deux enfants...

On voudrait qu'il prenne conscience de son problème et l'amener chez un psy.Ma soeur et moi pensons qu'il doit avoir le syndrome de Peter Pan.Qu'en pensez-vous?

Stéphanie.L
Portrait de cgelitti
Merci beaucoup pour votre aide à tous les deux.Je suis maintenant persuadée qu'il "souffre" de ce syndrome.
En effet,mon ex-belle-soeur(donc sa mère)lui a fait beaucoup de torts.Quand il était petit,mon neveu vivait dans une maison toute rose.Absolument tout était en rose jusqu'au moindre objet.Elle l'habillait de temps en temps en rose,sauf pour aller à l'école.Il n'avait pas d'amis,jouait des heures entières dans sa chambre aux petites voitures et parlait seul,tout haut,en s'inventant des personnages.Il n'avait jamais de câlins.Elle piquait souvent des crises de nerf et lui donnait des gifles ou lui tirait les cheveux.Mon frère était souvent absent car il bossait dur car madame aimait beaucoup l'argent.Donc,un père absent.Mon frère s'écrasait tout le temps ,non pas par manque de caractère mais pour avoir la paix car elle était hystérique.Sa mère ,pour se débarrasser de son fils,l'a inscrit à la danse.C'était le seul garçon.Son enfance a été dépourvue d'amour.Tout petit,on s'est aperçu qu'il avait un drôle de comportement.Vers 10 ans,sa mère est partie pour un autre et l'a laissé avec son père.Il a toujours nié les problèmes de son fils.Maintenant,mon neveu est adulte,a peu d'amis,et il nous a appris qu'il était attiré par les garçons.Parfois,j'ai peur pour ma mère qui a 71 ans et qui l'héberge.Il peut avoir des réactions très violentes.(il n'y a pas si longtemps de ça,il m'a avoué qu'il avait trafiqué les roues de voiture de sa mère pour qu'elle ait un accident.Quand je lui ai dit que c'était très grave,il s'est mis à rire).Où bien,il a tout inventé car il a tendance à la parano.Il a fait les mille misères à sa belle-mère qui est devenue dépressive.Il fait une fixation sur elle.Tout ça se répercute sur la santé de ma mère qui a fait un début d'infarctus la semaine dernière.
Voilà,si vous avez des conseils à nous donner,on les prendra bien volontier.MERCI


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Syndrome de Peter Pan
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Le syndrome de Peter Pan (parfois nommé complexe de Peter Pan) caractérise les enfants angoissés par l'idée de grandir et les adultes restant attachés au monde des enfants.


Origine [modifier]
Le concept fut développé par Dan Kiley (psychanalyste) en 1983. Son nom a été inspiré par Peter Pan le héros de James Matthew Barrie.

Le syndrome apparaît le plus souvent au début de l'âge adulte, lorsque l'individu commence à avoir des responsabilités.

Le plus souvent il s'agit de célibataires. Kiley fait remarquer qu'on l'observe particulièrement chez d'anciens enfants dont le père était souvent critiqué à la maison par la mère et réagissait par la passivité au lieu de fournir son point de vue. Il s'agirait donc d'un mimétisme de la fuite.


Les stades [modifier]
Il semble qu'il y ait plusieurs stades :

De 10 à 15 ans : les symptômes apparaissent, avec une certaine irresponsabilité de l'individu, une angoisse face au monde extérieur, une certaine solitude et un conflit face au sexe.
De 16 à 22 ans : un certain narcissisme et un machisme apparaissent.
De 23 à 25 ans : l'individu peut se plaindre d'une insatisfaction face à la vie et au monde extérieur.
De 26 à 30 ans : début de la phase chronique du syndrome.
À partir de 45 ans : l'adulte tente de retrouver son enfance face à un style de vie qu'il n'a pas choisi.
Anne
Portrait de cgelitti
Il existe un très bon site sur le syndrôme de Peter Pan.

syndrome-de-peter-pan.com

Bon courage. :-)
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Chronologie des symptômes :

De douze à dix-sept ans : quatre symptômes fondamentaux se développent, à des degrés divers : irresponsabilité, angoisse, solitude et conflit à l'égard sexuel.

De dix-huit à vingt-deux ans : extension du "refus"; narcissisme et "machisme" dominent le comportement.

De vingt-trois à vingt cinq : Période de crise aiguë au cours de laquelle la victime peut chercher de l'aide et se plaindre d'une vague insatisfaction devant la vie dans son ensemble. Souvent interprétée comme normale par les médecins ou les thérapeutes.

De vingt-six à trente ans : la victime s'installe dans la phase chronique, jouant le rôle de l'adulte "mûr".

De quarante-cinq ans et plus : dépression et agitation augmentent contre un style de vie non désirée et vide, et tenter de retrouver sa jeunesse.



Niveau socio-économique :

Classe moyenne à supérieure.



Statut martial :

Les plus jeunes victimes - moins de 25 ans - sont généralement célibataires. Ces hommes sortent avec des femmes plus jeunes qu'eux ou dont les actes suggèrent un manque de maturité. Mariées, ces femmes se voient souvent contraintes de maintenir la victime - qui préfèrent généralement ses copains à sa famille - dans le droit chemin.



Apparence physique :

Perçue comme bien à sa personne et aimable par ceux qui ne la connaissent pas bien, la victime sourit de façon avenante et laisse une excellente première impression.



Éducation :

Les plus jeunes victimes flirtent avec l'enseignement universitaire, hésitent quant aux études à entreprendre et les terminent rarement dans le temps alloué. Adultes, elles atteignent un certain degré d'éducation mais ne se sentent pas satisfaites: elles estiment n'être pas allées assez loin. Elles sont d'ailleurs généralement perçues par autrui comme des individus n'ayant pas été au bout de leurs capacités.



Emploi :

En dents de scies: les plus jeunes victimes ne travaillent que lorsqu'elles y sont obligées, veulent réussir mais non travailler, se sentent souvent humiliées par des emplois qu'elles jugent "inférieurs" et rencontrent bien des problèmes d'emploi car elles remettent sans cesse les choses au lendemain. Les victimes plus âgées pèchent par excès inverse: tenant de prouver leur valeur, elles se transforment en "fanatiques" du boulot", exigent trop d'elles-mêmes, de leurs collègues, et de leur patrons. Elles sont obsédées par l'idée qu'elles n'ont pas trouvé l'emploi qui leur convient.



Impuissance sociale :

Quoi qu'elles fassent, les victimes du SPP n'arrivent pas à se faire de vrais amis. Adolescentes, elles se laissent facilement entraîner par leurs pairs. Leurs impulsions prennent le pas sur une réelle notion du bien et du mal. Se chercher des amis et se montrer amical dévient plus important que de manifester son amour et son intérêt pour sa famille. Celui qui souffre a désespérément besoin d'appartenir: il se sent terriblement isolé et panique rien qu'à l'idée de se retrouver seul. Il ira même parfois jusqu'à s'acheter des amis. Tout au long de sa vie, la victime a du mal à être satisfait d'elle-même. Une fausse fierté l'empêche constamment d'accepter ses propres limitations.



Problème avec la mère :

Colère et culpabilité engendrent, envers maman, une ambivalence irrésistible. La victime désire se libérer de l'influence maternelle mais se sent coupable chaque fois qu'elle tente de le faire. Dès qu'elle se trouve en sa présence, l'atmosphère devient tendue, ponctuée du moment de sarcasme compensés par des instants de gentillesse. Les plus jeunes victimes font appel à la pitié de l'argent. Elles s'emportent violemment au cours de discussions pour ensuite s'excuser avec une insistance un peu stupide. Les victimes plus âgées ressentent cette ambivalence mais n'échappent pas à la culpabilité car elles savent combien elles ont fait souffrir leur mère.



Problème avec le père :

La victime a l'impression de s'être aliéné son père. Elle brûle du désir d'être proche de lui mais a décidé qu'elle ne pourra jamais recueillir l'amour et l'approbation paternels. La victime plus âgée idolâtre toujours son père, n'admet jamais les limites, et accepte encore moins les fautes de ce dernier. Une large part des difficultés rencontrées par la victime face aux figures autoritaires provient de ses problèmes avec son père.



Problèmes sexuels :

L'impuissance sociale de la victime se retrouve dans l'arène sexuelle. Peu de temps après le puberté, celui qui souffre se met à rechercher désespérément une petite amie, mais son immaturité et son infantilisme ont généralement pour effet d'éloigner les jeunes filles. Sa peur d'être rejeté l'oblige à dissimuler sa sensibilité derrière une attitude "macho" cruel et sans coeur... "



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Le syndrome de Peter Pan n'est pas une maladie mortelle. Il n'en ruine pas moins le bien-être émotionnel de l'individu et de sa famille. Pleinement développé, il bloque l'accès de la victime à l'âge adulte grâce à une procrastination fataliste, une pensée irrationnelle et magique, et un système de négation qui frise le bizarre.

Ceux et celles qui aiment ces hommes se sentent incroyablement frustrés. La victime du SPP recherche désespérément à sortir de son ornière mais tendez-lui la main et elle ne manquera pas vos points sensibles. Elle pleure pour attirer votre attention, mais accordez-la-lui et elle se moquera de votre sollicitude. Les victimes les plus âgées perçoivent l'état dans lequel elles sont mais refusent obstinément chercher de l'aide ou de profiter de celle-ci lorsqu'elle se présente.
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