isabelle
Portrait de cgelitti
Bonjour,

J'ai emnénagé avec mon ami, qui était veuf avec 3 enfants depuis l'été dernier. Sa femme s'était suicidée "noyée" il y a dix ans. L'unique frère de sa femme s'est également suicidé dans l'année 2000 par pendaison. Or, nous étions heureux que j'arrive habiter avec eux, et des les premiers jours de la rentrée scolaire en sep 2004, le fils ainé de mon ami, agé de 16 ans, qui rentrait en première S, s'est pendu dans le garage de la maison, et c'est son père qui l'a découvert.... Moi, même j'aime énormément mon ami, mais que faire ? comment ne pas être déstabilisée ?, au même moment j'ai quitté un emploi super dans une entreprise super, pour justement me rapprocher de mon conjoint, or, j'avais trouvé un travail, ... mais devant tous ces problèmes, je n'ai pas du être à la hauteur, et du coup, je ne travaille plus, l'employeur à quant à lui trouvé que cela n'allait pas, et au bout des 3 mois d'essai pour un poste de cadre... je suis sans emploi...

Comment faire pour retrouver la gaité, avec tous ces soucis ???

edith
Portrait de cgelitti
Eliane,je vous trouve extrêmement dure avec cette personne. Perdre à la fois l'enfant de son ami, son travail, se retrouver dans un deuil qui quelque part, n'est pas le sien, puisque ce n'était pas son enfant, doit être suffisamment difficile à gérer pour ne pas lui en "remettre une couche". Ce n'est vraiment pas charitable, et si c'est toute l'aide que vous pouviez lui apporter peut être auriez vous mieux fait de vous abstenir. La culpabiliser ne sert à rien d'autre que l'enfoncer un peu plus !
isabelle
Portrait de cgelitti
bonjour sabrina mon fils aine que j adorais s est pendu dans le cabanon au fond du jardin dans la maison de son frere pendant que celui-ci dormait moi sa mere j etais hospitalisee donc absente nous culpabilisons tous les deus terriblement ceci s est passe le 2 mars 20009 c est trop recent. mais je comprends ton desespoir je pense dans mon cas a aller 1 fois par semaine sur ses cendres dans le jardin des souvenirs.cela ne suffit pas car andre ne nous a laisse aucun message (je vois que dans ton cas au bout d un an)cela te poursuit toujours. alors que faire 'sinon laisser passer le temps.courage.
Kty
Portrait de cgelitti
Bonjour tout le monde.

Alors, j'ai envie de réagir...
Et de dire que... c'est un drame terrible le suicide.
Et il n'y a aucun coupable, et tout le monde porte sa peine à soi.
J'ai connu un suicide dans ma famille, et ça a été boulversant, pour tout le monde. Un suicide, ça chamboule toute notre vision de la vie, et c'est injuste pour les vivants. C'est très dur. On culpabilise de vivre, de ne pas avoir vu, de n'avoir rien pu faire, on ressasse tout, et on pleure... et... le risque... et le pire, c'est qu'on a envie soi-même de mourrir, car on perd espoir... Qu'y-a-t'il de plus horrible de voir les gens qu'on aime le plus se faire violence, et s'arracher la vie en dépit des vivants ?
Le suicide est horrible, et c'est un des deuils les plus durs à encaisser je pense, surtout lorsqu'il s'agit de son fils. Je soutiens extrêment votre ami, qui apparemment a déjà connu l'événement plusieurs fois.
Personne ne doit culpabiliser ou être forts. C'est tout simplement horrible.
Je pense que si vous perdez votre gaité, il ne faut pas en avoir peur... vous vivez un véritable deuil avec votre conjoint. Et c'est très vaillant de votre part de le soutenir dans cette difficulté. Car il est vrai qu'elle ne vous concerne pas directement, mais, pour l'avoir vécu, je peux vous dire que c'est un drame qui meurtit tout le monde.
je comprends aussi le message d'Eliane. C'est sûrement votre ami et ses enfants qui sont en dangers, et qui auront le plus de difficultés à surmonter cet obstacle. Cependant, ce n'est pas en étant triste et en ruinant votre vie que vous les aiderez ou que vous vous aiderez vous même. Si vous les aimez, apportez leur votre bonheur et votre joie de vivre. Faites leur croire qu'il y a un espoir. Et pour ceci, il faut que vous veillez à votre propre bonheur. Soyez courageuse, et bien que ce drame vous affecte sincèrement, ne gachez pas votre vie par culpabilité. Gardez votre jardin secret et votre protection. C'est en gardant votre flamme de vie que vous leur apporterez le bonheur et le soutien dont ils ont besoin. Dans les suicides... il n'y a rien que vous puissiez faire pour eux, appart montrer que vous êtes là, que vous les aimez, que vous aimez leur apporter de la joie et du bonheur. Et j'ai envie de dire que seul le temps et de l'écoute pourra faire partir l'orage. Mais c'est une épreuve que chacun doit franchir tout seul... Comme je l'ai dit, seul l'écoute active peut aider. Il n'y a pas à "être fort" ou autre, c'est absurde de dire ça en des moments pareil.
Vivez votre deuil, et ne refoulez pas votre peine. Mais préservez votre bonheur, car c'est en étant heureuse que vous aiderez au mieux vos proches.

Alors pensez à retrouvez un métier, et à garder votre vie à flot. Il faut montrer à vos proches et à vous-même surtout, que la vie continue. Votre reconstruction leur montrera un espoir.
Alors aimez-vous, aimez la vie, aimez vos proches, prenez soin d'eux et soutenez vous mutuellement. Dans notre famille, nous nous soutenons beaucoup. La peine reste toujours, mais l'espoir revient je vous jure. Ma cousine, qui était alors agée de 16 ans est tombée en rentrant de l'école sur son frère pendu il y a de ça 4 ans. Ca a été un drame terrible, il n'avait que 13 ans, et ma famille n'a rien vu venir. Chacun porte sa peine maintenant, et il faut se battre tous les jours.
Êt par expérience, je peux vous assurez que si vous êtes heureuse, vous serez un bijoux pour eux. Votre bonheur se transmettra et dans leur chagrin légitime, ils ne perdront pas espoir et suivront votre voie.
Alors ne vous laissez pas devenir un paillasson, et écrasée par le chagrin. Préservez votre bonheur, prenez soin de vous, reconstruisez, vivez votre deuil, et soyez heureuse.

Mes sincères condoléances, et j'espère avoir aidé un peu. Pour moi, le suicide est contre nature, je comprends le suicidé, mais je soutiens surtout les vivants. Car les morts ne se font plus de soucis à l'heure qu'il est et il est trop tard pour qu'on s'en fasse pour eux maintenant...

Mon courage le plus sincère... à vous, et à vos proches.
J'espère que mon message n'est pas posté trop tard.

Enormes soutien.

Kty.
Nathalie
Portrait de cgelitti
Vivre le suicide d'un proche est une épreuve lourde et douloureuse.
Le 24 octobre dernier mon père a choisit de nous quitter ; ma mère l'a découvert pendu dans le garage de leur maison, horrible !!! De plus, avant son acte il a rédigé quelques lettres très culpabilisantes pour ma mère. A l'heure d'aujourd'hui, elle fait très souvent de très pénibles cauchemars & elle ne peut s'empêcher (malgré les discours contraire de son entourage) de se sentir responsable.
Alors, au-delà de la douleur de la perte mon père, il y a une priorité : aider ma mère à surmonter. Ma pire crainte aujourd'hui est qu'elle perde pied et qu'elle choisisse de le rejoindre !
N'étant pas mariée, ni même accompagnée, sans enfant, c'est elle ma principale raison de vivre. J'ai peur & ne sais pas toujours comment m'y prendre avec elle.
Voilà, cette situation est vraiment très difficile.

Ce sera avec intérêt que je lirai des messages d'éxpériences similaires.
Merci
isa
Portrait de cgelitti
ce n'est pas facile de vivre avec quelqu'un qui a vu son enfant mort, c'est vrai il faut être très solidaire mais il faut aussi vivre pour soi et les autres qui sont bien vivants. Mon père et le frère de ma mère se sont suicider à 3 ans d'intervalle, la vie n'a pas été facile mais je vis pour ma mère et pour mon enfant. Ce qui n'empêche pas de penser tous les jours à mon père et mon oncle. Alors courage. Il faut du temps au temps.
eliane
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Vous pourrez lire, si ce n'est pas fait, mon message "mon fils s'est suicidé"..
Il avait 22 ans et s'est suicidé le 11 octobre dernier.
Moi aussi j'ai beaucoup culpabilisé, mais j'ai été voir un médecin pour qu'il m'aide à surmonter tout ce drame, qu'il m'aide à déculpabiliser, et m'aide à surmonter cette épreuve, d'autant plus que, comme vous pourrez le lire son père a été à l'origine de son suicide.
Pour arriver à surmonter la perte d'un enfant, il faut se battre interieurement, et se dire qu'il ne faut pas se laisser aller car il ne l'aurait pas voulu. Il faut arriver à accepter son choix, ce qui n'est pas évident du tout, mais il faut arriver à comprendre pourquoi il a eu ce geste desespéré, comprendre le cheminement de sa vie, de ses pensées, les derniers mois qui l'ont amené à son geste. Pour que soi même nous allions mieux, il faut comprendre, analyser, réfléchir à tout un environnement dans lequel vivait l'enfant que nous avons perdu. Tout les parents font des erreurs, nous n'avons pas un mode d'emploi avec le bébé quand il nait. Mais quand l'enfant grandit, qu'il devient adolescent, beaucoup de facteurs extérieurs viennent perturber ce que l'on a cru donner comme bonne éducation à nos enfants, et il y a un dérapage que l'on ne maitrise pas. Cela peut être sentimental, des échecs scolaires, la perte d'un être cher comme un maman, l'arrivée d'une autre personne dans la famille que l'enfant n'accepte pas, des erreurs de fréquentations.. que sais-je.. il y a tant de facteurs impondérables que nous parents ne pouvons maitriser pour nos enfants car ils deviennent des adultes trop vite dans notre société actuelle, alors que ce ne sont que des enfants fragiles.
Pour ce qui est de l'enfant de votre ami, je comprends tout ce que cela a chamboulé dans votre vie, mais j'ai l'impression que vous pensez plus à vous, à votre travail perdu, à votre destabilisation, à votre perte de gaité, qu'à votre ami. Avez vous pensé à ce qu'il ressent au fond de lui ? à ce que ses deux autres enfants ressentent aussi ? Vous devez être plus forte justement pour votre ami et ses enfants qui ont perdu, qui un fils et qui un frère. Si vous même fanchez, tout le groupe familial fanchera. Votre ami doit pouvoir compter sur vous, sur votre force de caractère, vous dites que vous aviez un poste de cadre, donc votre mental doit etre assez solide pour affronter cette épreuve.
Vous devriez tous aller voir un médecin qui s'occupe de faire le deuil des jeunes qui se sont suicidé, il existe soit des groupes de travail, soit des consultations en privé, selon les villes. Pour cela vous devez appeler le CHU le plus proche de votre domicile. Ceci est très important pour tout le groupe familial. Ne pas parler du fils de votre ami, garder le silence, ne pas mettre de photo de lui, ne pas aller ensemble lui rendre visite au cimetière, c'est se refuser son décès. Au contraire, aller le voir, lui offrir des fleurs pour sa fête, pour des occasions, lui parler, extérioriser ses angoisses, c'est accepter son décès.
Accepter, c'est faire son deuil, c'est un travail très long, mais c'est aussi se rendre le sourire, reprendre goût à la vie, au travail, aller à nouveau vers l'avant, penser aux autres enfants qui sont là. Rien n'est facile, c'est un travail de tous les jours, mais c'est un travail à faire en famille. Votre ami a la chance de vous avoir, d'avoir ses deux autres enfants près de lui.
Moi je suis seule, mes deux autres enfants sont loin, je dois faire ce travail seule, je suis aidée par des amis sur internet, ne pas être seul est très important, pouvoir parler l'est, il faut exprimer ses douleurs, ne rien garder au fond de soi. N'hésitez pas à reprendre des albums photos, des films où le fils de votre ami y figure, relatez les moments heureux, que chacun se souvienne ce qu'il faisait.. et pourquoi pas écrire des petits souvenirs sur un cahier en sa mémoire en y insérant des photos.
trop de suicides entourent la vie de votre ami, oubliez vos propres problèmes, écoutez votre ami, vous verrez que vous irez mieux..
Bon courage.
Eliane
Kty
Portrait de cgelitti
Ah oui, juste une chose.

Ne culpabilisez de rien.
Vous êtes courageuse et une réelle amie pour cette famille blessée. Faites de votre mieux.
Plus vous serez légère et heureuse, moins vous serez un point pour eux. Ils ont leur peine à porter, et malgré qu'ils soient tristes, ça ne veut pas dire qu'ils veulent que tout le monde le soit.
Soyez compréhensive autant que faire se peut, laissez le temps agir, seule le temps peut faire des miracles.
Alors, reconstruisez votre vie, allez de l'avant, je vous assure, préservez votre bonheur. Et laissez les gérer leur deuil et franchir cette étape, en les soutenant comme vous le dit votre coeur.
Et si vous êtes croyante, priez pour eux.

Des jours meilleurs viendront. Ma famille se maintient active et plus les années passent, plus la vie reprend son cour. Ce qui compte c'est d'accepter la disparition de l'autre, et de comprendre que... la peine, la douleur, la rage... et bien tout ceci, c'est juste parce que vous l'aimiez. Cette douleur va être digérée, dans le sens où elle ne vous fera plus mal dans l'avenir, mais cette personne vous manquera toujours, et c'est bien comme ça, car c'est la preuve de votre amour pour elle. Et puis un jour, plutard, après encore acceptation et digestion, vous vous direz tout simplement que vous l'aimez juste, elle ne vous manquera plus, car elle fera partie de vous.
Il faut accepter la mort et le choix du suicidé. Pensez juste que vous l'aimez, ne l'oubliez pas, et gardez l'amour que vous avez pour votre proche défunt dans votre coeur, et non la rancune, l'amertume, le dégoût ou la rage. Ce n'est pas ça que vous ressentiez pour lui. Il est libéré lui maintenant. Vivez votre deuil, ne refoulez pas votre peine, et prenez votre courage à deux mains pour avancer.

Reconstruisez, allez de l'avant et soyez heureuse, pour vous, pour vos proches.

Merci d'avoir lu ces lignes, ça me fait plaisir de vous aider, et j'espère l'avoir fait un peu.

Bon courage et plein de douceur, d'amour et de tendresse pour 2009.

Le Soleil brille toujours, ne vous détournez pas de lui.

Kty.
SABRINA
Portrait de cgelitti
BONJOUR

Mon mari s est suiscidé par pensaison suite a mon départ car je voulais le quitter. J ai deux filles de 8 et 5 ans qui me demande régulièrement des explications sur la mort de leur père et surtout la façon c est de plus en plus dur car je leur ai caché bcq de choses pour qu elles gardent une belle image de leur père. De plus la bele famille les prends en otage contre moi on a du mettre en place des barrières juridiques mais pas suffisant.
Si certain pouvait me faire part de leur mauvaise expérience car je ne sais plu quoi leur dire et je n arrive plus a les consoler lorsqu elles ont le cafard, leur père leur manque terriblement ca c est passer il y a 1 an et demi.
MERCI
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