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Le Subutex ne deviendra pas un stupéfiant

Le ministre de la Santé a renoncé au changement de statut de ce médicament.

Par Julie LASTERADE

QUOTIDIEN : Mercredi 23 août 2006 - 06:00

Au début de l'été, les quelque 85 000 patients traités au Subutex, un substitutif aux opiacés, étaient à deux doigts de repasser pour des toxicos

Après avoir entendu les associations, les usagers, les travailleurs sociaux, le ministre vient d'y renoncer. Le Subutex restera donc un médicament. Et ça change tout.

""Il est important que nos patients gardent en tête que le Subutex est un médicament et non pas un produit opiacé. Car un médicament n'est pas seulement une molécule ; sa prise se caractérise aussi par son intentionnalité de guérir», explique-t-il. Le changer de classe revenait à «pénaliser nos patients en cours de traitement, souvent réinsérés, en les obligeant à prendre un stupéfiant sur ordonnance»

Car le Subutex fonctionne bien. «C'est une politique de santé publique très satisfaisante», insiste Hubert Allemand, adjoint au directeur de la Cnam (Caisse nationale de l'assurance maladie).

Plusieurs dizaines de milliers de patients sont traités chaque année et «ça se passe bien dans 98 % des cas, ajoute Hubert Allemand.

Seulement 2 % des personnes consomment plus de 32 mg de Subutex par jour, plus du double de la dose maximum journalière conseillée. Soit entre 1 500 et 2 000 personnes qui détournent tout ou partie du Subutex.»

Pour la plupart des acteurs de la lutte antidrogue, le changement de statut n'aurait pas fondamentalement changé la donne.

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Pour Philippe-Jean Parquet, «cela revenait à coincer ceux qui le détournaient au lieu de leur venir en aide, à les poursuivre au lieu de les soigner».

Commission. Xavier Bertrand vient donc de décider de la mise en place d'une nouvelle commission pour régler le problème du trafic et du mesurage du Subutex.

La Commission consultative nationale visant à l'amélioration de la prise en charge des personnes ayant des conduites addictives (Cnappa) devrait être opérationnelle en septembre et rendra ses conclusions avant la fin de l'année.

A priori, elle ne devrait rien proposer d'extraordinaire.

«Pérenniser». Depuis 2004, la Cnam a renforcé ses contrôles pour repérer les trop gros consommateurs de Subutex.

Elle a pu les recenser et même le situer géographiquement : 60 % de ceux qui le détournent se répartissent entre trois régions : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Alsace.

Un an après le renforcement des contrôles, «nous avons vu une diminution de 30 % des personnes qui consommaient plus de 32 mg de médicaments par jour, note Hubert Allemand. Dans le même temps, la dose moyenne quotidienne prise par personne a diminué de 8 %, alors que le nombre de consommateurs a augmenté. On est en train de maîtriser les consommations excessives». Selon lui, le système de contrôle est bien déployé, reste à «le pérenniser».

Quant au mesurage du Subutex, Philippe-Jean Parquet mise surtout sur «une meilleure formation des professionnels dans l'accompagnement et la prise en charge».

Il compte aussi sur la nouvelle arme pharmaceutique de Schering-Plough, le Suboxone. Il n'empêchera pas les trafics, mais devrait fortement diminuer les envies d'injections. Pris par voie orale, il a le même effet que le Subutex. Injecté, il simule un syndrome de manque.

Le Suboxone devrait arriver sur le marché français à l'automne.

Galère
Portrait de cgelitti
si ça peut aider..

Ce message est aussi à l'intentionde Ermanito, il t'explique notre rôle d'accompagnement dont je te parlais, accompagnement, éducation, encadrement des médecins habilités à délivrer des prescriptions, et non répression. Nous restons dans un domaine médical.

Bizz à vous.
chadidi
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bjr il y a t'il une grosse diffèrence entre le subutex et le suboxoson svp merci

Max
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Merci pour ces précisions Galère.A+
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