Stérilisation, vers des interventions plus simples

Publié par Dr Agnès Lara le Mercredi 20 Mars 2002 : 01h00
Mis à jour le Mercredi 06 Juillet 2016 : 13h28
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La stérilisation qui consiste à obstruer les trompes d'une femme afin d'empêcher la rencontre entre ovule et spermatozoïde peut être une solution contraceptive définitive. Elle concerne essentiellement les femmes qui ont déjà eu des enfants et qui sont certaines de ne plus en vouloir. Cependant la nécessité d'une opération chirurgicale sous anesthésie en fait hésiter plus d'une. Une nouvelle méthode d'intervention sans incision ni anesthésie générale pourrait faire évoluer les choses.

L'apparition de la pilule dans les années soixante-dix a contribué à la libération de la femme. Elle peut aujourd'hui choisir d'avoir ou non un ou plusieurs enfants et décider du moment de ses grossesses. De nos jours, les moyens contraceptifs se sont multipliés (patch, implant, anneau contraceptif, diaphragme, stérilet). Malgré cela, certaines ne trouvent pas chaussure à leur pied. Il y a celles pour qui la prise régulière d'hormones et en particulier d'oestrogènes, est contre-indiquée, celles qui ne supportent pas le stérilet, celles ou ceux qui n'apprécient guère l'usage des préservatifs ou encore celles qui lassées de prendre leur pilule quotidiennement depuis des années ne veulent plus avoir à s'en soucier. La stérilisation est une solution alternative et définitive à tous ces tracas. D'aucunes qui ont déjà eu des enfants et qui sont certaines de ne plus en vouloir franchiraient bien le pas. Si autrefois l'idée de devoir être hospitalisée plusieurs jours faisait souvent remettre la démarche à plus tard, ce n'est plus le cas avec la technique de l'hystéroscopie, qui se réalise entièrement par les voies naturelles.

L'hystéroscopie : la stérilisation par les voies naturelles

La première stérilisation par voie hystéroscopique a été réalisée en 2002 par une équipe du CHU de Nantes. Depuis, elle de plus en plus pratiquée, remplaçant la méthode chirurgicale classique. Par les voies naturelles, de petits ressorts métalliques sont introduits dans les trompes de Fallope. Une fois en place, ces ressorts sont capables de diffuser du Dacron (fibres de polyesters) qui provoquent un inflammation et obstruent progressivement les trompes des patientes. L'obtention d'une obstruction complète demande au moins trois mois durant lesquels la femme est encore contrainte de prendre un moyen contraceptif.

Une intervention facile

Alors que la stérilisation classique par ligature des trompes nécessite une anesthésie générale et donc une hospitalisation de 24 à 48h, l'hystéroscopie ne nécessite en revanche pas d'anesthésie générale et peut donc être pratiquée en chirurgie ambulatoire, avec reprise immédiate des activités quotidiennes. L'intervention ne dure qu'une quinzaine de minutes. Autrement dit, la patiente peut rentrer chez elle tout de suite après la fin de l'intervention.

Pour en savoir plus

Ministère de la santé : http://www.gyneco-ledigabel.fr/img/Sterilisation.pdf.

Publié par Dr Agnès Lara le Mercredi 20 Mars 2002 : 01h00
Mis à jour le Mercredi 06 Juillet 2016 : 13h28
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