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Le squash, sport dangereux ?

Le squash, sport dangereux ?
Il est de coutume d'entendre, autour de nous, que la pratique du squash est néfaste ou potentiellement dangereuse pour le système cardiovasculaire. Il est plus inquiétant d'observer que beaucoup de médecins et parfois même des médecins du sport, véhiculent cette pensée.

Il est faux de prétendre que le squash est sans conséquence sur la santé. Mais il est également faux de dire que le squash est responsable d'accident cardiovasculaire.En la matière, si l'on se réfère aux chiffres fournis par les compagnies d'assurances, qui n'ont aucun intérêt à sous évaluer les incidents ou accidents, le constat est le suivant :· il n'existe aucun décès imputé à la pratique du squash en France durant les dix dernières années ;· aucun accident cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral…) n'a été directement attribué au squash durant les cinq dernières années ;· plus le niveau de jeu est élevé, moins il existe d'accident ;· sur 84 déclarations de sinistres l'an dernier :o les traumatismes du pied et de la cheville représentent 24 cas sur 84, soit 28% (essentiellement des entorses de la cheville) ;o les blessures à la tête représentent 20 cas sur 84, soit 24% (coup de raquette, choc contre le partenaire ou sur les murs …) ;o les traumatismes de l'œil représentent 9 cas sur 84, soit 11% ;o les traumatismes du genou représentent 9 cas sur 84, soit 11% (entorses ligamentaires essentiellement) ;o aucun accident cardiovasculaire lors de la saison 1998-1999.

Pour autant, certains jugerons ces chiffres non exhaustifs, et ils auront tout à fait raison. Nombres d'accidents ou d'incidents ne sont jamais déclarés, notamment chez les joueurs non licenciés, lorsque les signes cliniques sont différés de l'activité squash… Dans ce contexte, on conçois que la pratique du squash peut amplifier une maladie cardio-vasculaire déjà existante, ou même déclencher un accident cardiovasculaire nouveau du fait de l'intensité de l'effort en respiration bloquée (blockpnée). Mais dans ce dernier cas, on retrouve toujours des facteurs de risques préexistants (sédentarité, surcharge pondérale, hypertension artérielle, tabac, alcool…). Il convient donc de dire que dans cette population, quelque soit le sport pratiqué, à conditions qu'il corresponde à un profil de dépense énergétique équivalent (tennis, badminton, sports de combats…), le risque d'accident cardiovasculaire est le même.

Article publié par le 11/12/2000

Sources : Dr Hakim Chalabi, Médecin Fédéral National de la Fédération Française de Squash.

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