Parmi les questions un peu stupides qui passionnent les chercheurs, l'impact de l'acte sexuel sur la performance sportive occupe une place de choix.
Certains athlètes, comme Linford Christie, prônent l'abstinence sexuelle avant une compétition. " Ne pas faire l'amour rend plus agressif ", explique-t-il, " c'est positif. " D'autres prétendent exactement le contraire: " Les bons attaquants marquent davantage lorsqu'ils ont fait l'amour la veille d'un match ", avance le footballeur brésilien, Romario. Il trouve aussitôt confirmation chez son compatriote Ailton, l'attaquant du Werder de Brême : " Etre excité sexuellement m'excite encore plus pour marquer sur le terrain. J'ai discuté de cela avec Alex Alvès du Herta Berlin. Il pense comme moi ! " Ronaldo lui-même n'a pas hésité à prendre position sur le sujet. " Faire l'amour quelques heures avant un match, c'est la clef du succès, à condition d'être passif et de jouir du moment présent, ça relaxe et redonne de l'énergie pour jouer ". Il se contredira un peu lors de la dernière Coupe du monde en déclarant que la victoire valait bien trois semaines d'abstinence (sic). Il reste que la question de l'amour et du sport divise les sportifs et leurs entraîneurs.
Deux hypothèses contradictoires circulent parmi les spécialistes. L'une voudrait que l'acte sexuel accroisse le taux de testostérone circulant dans l'organisme et produise donc une forme naturelle de dopage. L'autre prétend, au contraire, qu'on dilapide sa concentration et son influx.
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