Sport Nature : réussir ses premiers trails

Publié par Isabelle Delaleu, journaliste santé et nutrition le Lundi 18 Juillet 2016 : 12h20
Mis à jour le Jeudi 21 Juillet 2016 : 15h40

Le trail (ou ultra trail selon la distance à parcourir), course en montagne et véritable sport nature, rassemble de plus en plus d’adeptes venus s’éprouver au fil des pentes, cailloux et sentiers. Conseils de pro de Véronique Billat* pour faire ses premières foulées, et performer tout en préservant sa santé !

© Istock

Avant le trail

  • Démystifier

Un trail n’est pas un exploit sportif mais « juste » une grande randonnée en montagne : plus accessible qu’il n’y paraît, il suffit de savoir marcher ! C’est accessible à tous, sauf en cas de surpoids qui rend l’expérience difficile (IMC supérieur à 28), du moment qu’on est capable de marcher 3 heures (15 km) sans difficulté ni fatigue excessive.

  • Faire le point sur sa motivation

S’inscrire à ce genre d’épreuve prouve qu’on a envie de se dépasser, mais il faut être dans un état d’esprit festif, et non de compétition. Dans notre société de performance, l’objectif du trail est de passer un moment sportif en groupe, entre amis, dans une ambiance conviviale et en toute sécurité. Ce qui n’empêche pas de chercher à se connaître mieux et à progresser, mais on fait ça pour soi, pas pour épater la galerie ou se prendre pour un athlète.

  • Bien s’équiper

On choisit des chaussures de randonnée légères, spécialement conçues pour le trail, avec des semelles extrêmement adhérentes pour ne pas glisser dans les descentes. Personnellement je les choisis basses, pour une meilleure proprioception.

  • S’alimenter sainement

La veille, on mange des pâtes (al dente pour qu’elles aient un index glycémique modéré) et le matin, plutôt des tartines : on évite les céréales, lourdes à digérer et généralement ultra-sucrées.

Pendant le trail

  • Eviter les baumes « de préparation »

L’échauffement va se faire tout seul car la route est longue. Les huiles ou baumes sur la peau risquent, en bouchant les pores, d’empêcher l’évaporation correcte de la sueur, et de gêner la thermorégulation. Par contre, on peut emporter avec soi des granules homéopathiques d’Arnica : on avale une dose de 15CH en milieu de course et une à la fin, et pendant, on prend régulièrement 3 granules de 9CH (toutes les 30-60 mn).

  • Adapter sa vitesse

On ne part pas dans un trail « comme un fou » dès le début façon lièvre ! On mesure et dose son effort, pour rester régulier : en côte, on marche juste moins vite, on rattrape dans les descentes… De toutes façons l’important est d’arriver au bout, pas de « faire un chrono » !

  • Bien se positionner dans la pente

En grimpette, on ne se penche pas vers l’avant, ça coupe le souffle ! Il faut rester droit, perpendiculaire à la pente, et juste réduire sa vitesse pour ne pas s’épuiser. Pas besoin de bâtons, encombrants et dont le coût énergétique est important.

  • Prendre des vivres

On trouve des ravitaillements sur tous les trails, mais ils proposent souvent surtout des produits sucrés (qui, en effort prolongé, peuvent écoeurer), ou sont parfois déjà pillés quand on arrive. On embarque donc avec soi du salé : avec l’effort c’est souvent ce dont on a envie, d’autant qu’on perd beaucoup de sel avec la transpiration et que le sel réduira le risque de crampe. On fait simple, un bon sandwich au jambon blanc, fromage ou viande des grisons, tout simplement ! On peut aussi prendre du Valdivia, un sucre complet de canne compressé (en boutique bio), riche en vitamines B6 et B12, en zinc et fer, pratique pour éviter les coups de pompe.

  • Limiter les temps de pause

Mieux vaut faire une petite pause dès le 1er poste de ravitaillement et ne pas s’attarder (10 mn) plutôt que d’attendre le stand suivant et de se poser alors trop longtemps : au delà de 30 mn, on a beaucoup de mal à repartir et renouer avec l’effort.

Publié par Isabelle Delaleu, journaliste santé et nutrition le Lundi 18 Juillet 2016 : 12h20
Mis à jour le Jeudi 21 Juillet 2016 : 15h40
Source :
 
Avec la contribution de Véronique Billat, Professeur de physiologie, fondatrice et directrice du laboratoire de biologie intégrative des adaptations à l'exercice (unité INSERM 902), titulaire d'un brevet d'état 3ème degré d'athlétisme, et créatrice du Billatraining, programme d'entraînement qui intègre les derniers résultats de recherche en physiologie de l'exercice (www.billatraining.com). 
 
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