Comme chez les mammifères, notre activité sexuelle est-elle gouvernée par la période ovulatoire des femmes ? Pour répondre à cette question, 68 couples se sont portés volontaires.
Dans le règne animal, la survie de l'espèce est un réflexe inné. C'est ainsi que, selon la théorie évolutionniste, tout ce qui favorise la reproduction, notamment les rapports sexuels durant la période d'ovulation, donne un avantage pour perpétuer l'espèce.
En est-il de même chez l'homme ? L'activité sexuelle est-elle exacerbée précisément lorsque la femme est fécondable ?
Pour répondre à cette question, une équipe de chercheurs américains a enrôlé 68 femmes sous contraception non hormonale, d'une trentaine d'années et vivant en couple, lesquelles devaient tenir à jour durant trois mois consécutifs un calendrier de leurs périodes de règles et de leurs rapports sexuels. Parallèlement, les phases ovulatoires étaient déterminées à partir d'un test urinaire.
L'analyse des données ainsi recueillies montre que les six jours d'activité sexuelle la plus élevée correspondent précisément aux six jours de fécondité d'une femme. C'est-à-dire le jour de l'ovulation et les cinq jours précédents. Cette fréquence sexuelle dépasse de 24% celle enregistrée durant les autres jours du cycle menstruel. Les auteurs constatent également que le pic d'activités est atteint la veille et le jour de l'ovulation.
L'activité sexuelle humaine est donc bien liée au cycle menstruel avec une période maximale en phase ovulatoire.
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