Sexe féminin : la nymphoplastie, une chirurgie intime de réduction des petites lèvres

Mis à jour le Mardi 03 Mai 2016 : 17h45

Il peut arriver que les petites lèvres du sexe féminin soient trop volumineuses et gênent lors des mouvements, notamment de la marche ou lors d’activités sportives.

Il est possible de revoir la forme de ses petites lèvres par une opération chirurgicale : la nymphoplastie.

E-santé a interrogé le Docteur Thierry Ktorza, chirurgien esthétique, qui vous explique l’opération et ses suites.

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Nymphoplastie : pourquoi souhaiter une chirurgie des petites lèvres ?

La nymphoplastie est une intervention visant à réduire le volume des petites lèvres génitales.

Cette intervention est également nommée labioplastie.

Les petites lèvres sont appendues au vagin, et sont donc anatomiquement mobiles. Lorsqu’elles sont trop volumineuses, elles peuvent occasionner une gêne lors de certains mouvements, comme lors de la pratique de certaines activités sportives (bicyclette en particulier, équitation, etc.) ou lors de la marche.

Ce sont les raisons officielles pour une prise en charge de cette intervention par la sécurité sociale.

Il existe par contre des motivations purement esthétiques de réaliser cette intervention et dans ce cas il est très important d’envisager de consulter également un sexologue. Il est en effet tout à fait normal qu’une petite lèvre soit plus grande que l’autre et la très grande majorité des cas ne justifie pas une opération. Les motivations visant à augmenter le désir de son partenaire sont ainsi souvent déçues et nécessitent d’autres approches.

Comment se passe une opération de nymphoplastie ? Quelles sont les suites d’intervention ?

L’intervention sur les petites lèvres

L’intervention est réalisée le plus souvent sous anesthésie générale ou locorégionale au cours d’une hospitalisation ambulatoire (sortie le soir même de l’intervention) ou de 24 heures. Elle dure entre trente et quarante-cinq minutes. Le but est de réduire la surface des petites lèvres en conservant leur anatomie. Pour cela, on réalise le plus souvent un procédé de reconstruction plastique permettant de supprimer une partie de la petite lèvre en gardant la forme originelle.

La seule complication possible de cette technique est la réouverture partielle de la cicatrice pouvant nécessiter une petite reprise sous anesthésie générale.

Il existe également une seconde technique qui se borne à couper de façon longitudinale les petites lèvres pour les réduire. Le désavantage de cette technique est que l’anatomie des petites lèvres n’est pas conservée et donne purement et simplement l’impression que les petites lèvres ont été amputées. Cette seconde technique, simple et sans complications, donne indéniablement de moins bons résultats cosmétiques.

Les suites de l’intervention

Les suites sont essentiellement inconfortables de par la position anatomique des petites lèvres, et elles nécessitent une hygiène et des soins rigoureux. Une semaine à 10 jours de convalescence sont habituellement nécessaires avant la reprise du travail.

Dans le cadre d’une prise en charge par la sécurité sociale, un arrêt de travail sera prescrit.

Les relations sexuelles après l’intervention

Pour des questions de cicatrisation, il est conseillé d’attendre une cicatrisation parfaite pour reprendre les relations sexuelles, soit en moyenne un bon mois après l’intervention.

Mis à jour le Mardi 03 Mai 2016 : 17h45
Source : Docteur Thierry Ktorza - Chirurgien esthétique - http://www.lachirurgieesthetique.org/interventions/nymphoplastie.html
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