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Sevrage tabagique : prêt, partez !

Sevrage tabagique : prêt, partez !

LES FEMMES ENCEINTES OU ALLAITANTES

Le tabagisme présente des effets nocifs à la fois pour la femme enceinte et pour son foetus. Il augmente le risque d'enfant mort-né, de fausse couche, entraîne diminution de la croissance foetale. Les enfants exposés au tabagisme passif présentent alors un risque accru de mort subite du nourrisson, d'infections respiratoires, d'asthme et d'otites.Plus l'abstinence est obtenue tôt dans le cours de la grossesse, plus les bénéfices semblent importants pour la future maman et son bébé. Toutefois, un arrêt à tout stade de la grossesse est avantageux. En cas d'échec partiel ou complet du sevrage, la mise en place d'un traitement d'aide à l'arrêt doit être discutée au cas par cas avec le médecin qui suit la grossesse. Il convient de garder présent à l'esprit les effets propres de la nicotine, qui pourraient retentir sur le foetus, notamment lorsqu'il est proche du terme. La thérapie cognitivo-comportementale doit être proposée en première intention. En cas d'échec, le médecin peut proposer un TNS. L'administration de bupropion est déconseillée durant la grossesse.En cas d'allaitement, il faut savoir que la nicotine se concentre dans le lait maternel et qu'il existe une corrélation entre la concentration de nicotine dans le lait et le nombre de cigarettes fumées.

EN CAS DE MALADIE CARDIOVASCULAIRE

L'arrêt du tabac est impératif chez les patients atteints de pathologie cardiovasculaire, notamment de maladie coronarienne.Les TNS sont recommandés chez ces personnes car ils sont bien tolérés et ne provoquent pas d'aggravation de la maladie coronarienne, ni de trouble du rythme.Ils peuvent être conseillés dès la sortie de l'unité de soins intensifs au décours immédiat d'un infarctus du myocarde. Toutefois, pour le dosage, il faut prendre en compte la perte de tolérance à la nicotine si le patient n'a pas fumé récemment. Au décours d'un accident vasculaire cérébral, l'utilisation des substituts nicotiniques est possible si le sujet a rechuté dans son tabagisme. On ne dispose pas actuellement de données sur l'emploi du bupropion chez les patients coronariens, dans le post-infarctus et après un accident vasculaire cérébral.

Article publié par le 31/12/2003
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Recommandations de bonne pratique, " Les stratégies thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses de l'aide à l'arrêt du tabac ", Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (*), mai 2003.

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