Seroplex

Indications Seroplex

Traitement des épisodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés).

Traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobie.

Traitement du trouble « anxiété sociale » (phobie sociale).

Traitement du trouble anxiété généralisée.

Traitement des troubles obsessionnels compulsifs.

Posologie Seroplex

- La sécurité à des posologies supérieures à 20 mg par jour n'a pas été démontrée.
- SEROPLEX est administré en une seule prise journalière pendant les repas ou à distance de ceux-ci.
- Episodes dépressifs majeurs :
. La posologie usuelle est de 10 mg par jour. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée jusqu'à 20 mg par jour, posologie maximale.
. Généralement, l'effet antidépresseur est obtenu après 2 à 4 semaines de traitement. Après la disparition des symptômes, la poursuite du traitement pendant au moins 6 mois est nécessaire à la consolidation de l'effet thérapeutique.
- Trouble panique avec ou sans agoraphobie :
. Une posologie initiale de 5 mg par jour est recommandée au cours de la première semaine de traitement, avant une augmentation à 10 mg par jour. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée jusqu'à un maximum de 20 mg par jour.
. L'efficacité maximale est atteinte après environ 3 mois de traitement. Le traitement devra être poursuivi plusieurs mois.
- Trouble anxiété sociale :
. La posologie usuelle est de 10 mg par jour. Deux à quatre semaines sont généralement nécessaires pour obtenir un soulagement des symptômes. Par la suite, en fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la dose pourra être réduite à 5 mg par jour ou augmentée jusqu'à un maximum de 20 mg par jour.
. Le trouble anxiété sociale est une pathologie d'évolution chronique, et la poursuite du traitement pendant douze semaines est recommandée pour renforcer la réponse thérapeutique. Un traitement prolongé de patients répondeurs a été étudié sur 6 mois et peut être envisagé au cas par cas pour prévenir les rechutes ; le bénéfice du traitement devra être réévalué à intervalles réguliers.
. La terminologie "trouble anxiété sociale" est bien définie et correspond à une pathologie précise, qui doit être distinguée d'une simple timidité excessive. Le traitement médicamenteux n'est indiqué que si ce trouble perturbe de façon importante les activités sociales ou professionnelles.
. La place relative de ce traitement par rapport à la thérapie cognitive et comportementale n'a pas été évaluée. Le traitement médicamenteux fait partie de la stratégie thérapeutique générale.
- Anxiété généralisée :
. La posologie initiale est de 10 mg en une prise par jour. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée jusqu'à un maximum de 20 mg par jour.
. Le traitement au long cours des patients répondeurs à la posologie de 20 mg par jour a été étudié pendant au moins 6 mois. Le bénéfice du traitement et la posologie doivent être réévalués à intervalles réguliers (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- Troubles obsessionnels compulsifs :
. La posologie initiale est de 10 mg par jour. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée jusqu'à un maximum de 20 mg par jour.
. Les TOC constituant une pathologie d'évolution chronique, les patients doivent être traités pendant une période suffisante pour assurer la disparition des symptômes.
. Le bénéfice du traitement et la posologie devront être réévalués à intervalles réguliers (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- Personnes âgées de plus de 65 ans :
. Une posologie initiale correspondant à la moitié de la posologie habituellement recommandée et une posologie maximale plus faible devront être envisagées (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
. L'efficacité de SEROPLEX dans le trouble anxiété sociale n'a pas été étudiée chez les sujets âgés.
- Enfant et adolescent (< 18 ans) :
L'escitalopram est déconseillé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Insuffisance rénale :
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère ou modérée. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (Clcr inférieure à 30 ml/min) (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
- Insuffisance hépatique :
Une posologie initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines de traitement chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée à 10 mg par jour. La vigilance est de mise chez les patients présentant une fonction hépatique sévèrement réduite et l'augmentation posologique sera particulièrement prudente (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
- Métaboliseurs lents du CYP2C19 :
Chez les patients connus comme étant des métaboliseurs lents de l'iso-enzyme CYP2C19, une posologie initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines de traitement. En fonction de la réponse thérapeutique individuelle, la posologie pourra être augmentée à 10 mg par jour (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
- Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement :
L'arrêt brutal doit être évité. Lors de l'arrêt du traitement par escitalopram, la posologie sera réduite progressivement sur une période d'au moins une à deux semaines afin de diminuer le risque de symptômes liés à l'arrêt du traitement (voir rubriques mises en garde et précautions d'emploi et effets indésirables). Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à l'arrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite pourra être envisagé. Le médecin pourra ultérieurement reprendre la décroissance posologique, mais de façon plus progressive.

Contre-indications Seroplex

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à l'escitalopram ou à l'un des excipients.
- L'association à un inhibiteur de la mono-amine-oxydase (IMAO) non sélectif et irréversible est contre-indiquée en raison du risque de syndrome sérotoninergique avec agitation, tremblements, hyperthermie, etc.... (voir rubrique interactions).
- L'association de l'escitalopram à des inhibiteurs de la MAO-A réversibles (ex. : moclobémide) ou à un inhibiteur de la MAO non sélectif et réversible, le linézolide, est contre-indiquée du fait du risque de survenue d'un syndrome sérotoninergique (voir rubrique interactions).
DECONSEILLE :
- Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans : l'utilisation de SEROPLEX est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans.
- Allaitement : il est probable que l'escitalopram soit excrété dans le lait maternel. Par conséquent, l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.
- Comme avec les autres psychotropes, l'association avec l'alcool est déconseillée.

Interactions Seroplex

INTERACTIONS PHARMACODYNAMIQUES :
ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- IMAO non sélectifs et irréversibles :
Des cas de réactions sévères ont été rapportés chez des patients traités par un ISRS en association avec un inhibiteur de la mono-amine-oxydase (IMAO) non sélectif et irréversible ou chez des patients ayant récemment interrompu un traitement par ISRS et ayant débuté un traitement par un tel IMAO (voir rubrique contre-indications). Dans quelques cas, les patients ont présenté un syndrome sérotoninergique (voir rubrique effets indésirables).
L'escitalopram est contre-indiqué en association avec un IMAO non sélectif et irréversible. Un traitement par escitalopram doit commencer au moins 14 jours après l'arrêt d'un IMAO irréversible. Au moins 7 jours doivent s'écouler entre la fin d'un traitement par escitalopram et le début d'un traitement par IMAO non sélectif et irréversible.
- Inhibiteur de la MAO-A sélectif et réversible (moclobémide) :
L'association de l'escitalopram avec un inhibiteur de la MAO-A tel que le moclobémide est contre-indiquée du fait du risque de survenue d'un syndrome sérotoninergique (voir rubrique contre-indications). En cas de nécessité absolue, le traitement peut être initié à la posologie minimale recommandée, et la surveillance clinique doit être renforcée.
- Inhibiteur de la MAO non sélectif et réversible (linézolide) :
L'antibiotique linézolide est un inhibiteur de la MAO non sélectif et réversible et ne doit pas être administré aux patients traités par escitalopram. En cas de nécessité absolue, il doit être administré à la posologie minimale et sous surveillance clinique étroite (voir rubrique contre-indications).
- Inhibiteur de la MAO-B sélectif et irréversible (sélégiline) :
En cas d'association avec la sélégiline (inhibiteur de la MAO-B irréversible), la prudence est recommandée du fait d'un risque de survenue d'un syndrome sérotoninergique.
Des doses de sélégiline allant jusqu'à 10 mg par jour ont été administrées en toute sécurité en association avec le citalopram racémique.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Médicaments sérotoninergiques :
L'association avec des médicaments sérotoninergiques (ex : tramadol, sumatriptan et autres triptans) peut conduire à un syndrome sérotoninergique.
- Médicaments abaissant le seuil épileptogène :
Les ISRS peuvent abaisser le seuil épileptogène. La prudence est recommandée lors de l'association à d'autres médicaments pouvant abaisser le seuil épileptogène [ex : antidépresseurs (tricycliques, ISRS), neuroleptiques (phénothiazines, thioxanthèmes et butyrophénones), méfloquine, bupropion et tramadol].
- Lithium, tryptophane :
Une potentialisation des effets a été rapportée lors de l'administration concomitante d'ISRS et de lithium ou tryptophane, justifiant des précautions d'emploi lors de telles associations.
- Millepertuis :
La prise concomitante de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peut entraîner une augmentation de l'incidence des effets indésirables (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Hémorragie :
Les effets des anticoagulants oraux peuvent être altérés lors d'une association avec l'escitalopram. Les tests de la coagulation chez les patients traités avec des anticoagulants oraux doivent être soigneusement contrôlés, en particulier lors du début et de l'arrêt du traitement par escitalopram (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : Des troubles hémorragiques cutanés, tels qu'ecchymoses et purpura, ont été décrits avec les ISRS. La prudence est recommandée en particulier chez les patients traités par des anticoagulants oraux ou des médicaments connus pour altérer la fonction plaquettaire [par exemple, parmi les antipsychotiques : les atypiques ou les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l'acide acétylsalicylique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), la ticlopidine, le dipyridamole].
- Alcool :
Aucune interaction pharmacodynamique ou pharmacocinétique n'est attendue entre l'escitalopram et l'alcool. Néanmoins, comme avec les autres psychotropes, l'association avec l'alcool est déconseillée.
INTERACTIONS PHARMACOCINETIQUES :
EFFETS DES AUTRES MEDICAMENTS SUR LA PHARMACOCINETIQUE DE L'ESCITALOPRAM :
- Le métabolisme de l'escitalopram implique essentiellement la voie de l'iso-enzyme CYP2C19. Dans une moindre mesure, les iso-enzymes CYP3A4 et CYP2D6 peuvent également y contribuer. Le S-DCT (escitalopram déméthylé), métabolite majeur, semble être partiellement catabolisé par l'iso-enzyme CYP2D6.
- L'administration concomitante d'escitalopram et d'oméprazole (inhibiteur de l'iso-enzyme CYP2C19) à la posologie de 30 mg une fois par jour, a entraîné une augmentation modérée (d'environ 50%) des concentrations plasmatiques de l'escitalopram.
- L'administration concomitante d'escitalopram avec de la cimétidine (inhibiteur enzymatique non spécifique moyennement puissant) à la posologie de 400 mg deux fois par jour, a montré une augmentation modérée (d'environ 70%) des concentrations plasmatiques de l'escitalopram.
- La prudence est donc recommandée en cas d'association avec des inhibiteurs de l'iso-enzyme CYP2C19 (ex : oméprazole, ésoméprazole, fluvoxamine, lansoprazole, ticlopidine) ou la cimétidine. Une diminution de la posologie de l'escitalopram peut s'avérer nécessaire en fonction du suivi des effets indésirables au cours du traitement concomitant.
EFFETS DE L'ESCITALOPRAM SUR LA PHARMACOCINETIQUE DES AUTRES MEDICAMENTS :
- L'escitalopram est un inhibiteur de l'iso-enzyme CYP2D6. La prudence est recommandée lors de l'association avec des médicaments principalement métabolisés par cette iso-enzyme et dont la marge thérapeutique est étroite comme le flécaïnide, la propafénone et le métoprolol (quand il est utilisé dans les infarctus du myocarde), ou certains médicaments du SNC principalement métabolisés par le CYP2D6 comme les antidépresseurs tels que la désipramine, la clomipramine et la nortriptyline ou les antipsychotiques comme la rispéridone, la thioridazine et l'halopéridol. Une adaptation de la posologie peut être justifiée.
- L'association avec la désipramine ou le métoprolol multiplie par deux la concentration plasmatique de ces 2 substrats du CYP2D6.
- Des études in vitro ont montré que l'escitalopram pouvait également entraîner une faible inhibition du CYP2C19. La prudence est recommandée lors de l'association avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19.

Précautions d'emploi Seroplex

Ces mises en garde et précautions d'emploi s'appliquent à la classe thérapeutique des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine).
- Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans :
L'utilisation de SEROPLEX est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d'aucune donnée de tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
- Anxiété paradoxale :
Certains patients souffrant de trouble panique peuvent présenter une exacerbation des troubles anxieux en début de traitement par antidépresseur. Cette réaction paradoxale s'estompe généralement au cours des 2 premières semaines de traitement. Il est donc conseillé de débuter le traitement à faible dose afin de réduire le risque de survenue de cet effet anxiogène (voir rubrique posologie et mode d'administration).
- Convulsions :
Le traitement doit être interrompu chez tout patient présentant des convulsions. Les ISRS doivent être évités chez les patients présentant une épilepsie instable. En cas d'épilepsie contrôlée, une surveillance particulière des patients est recommandée. Les ISRS doivent être interrompus en cas d'augmentation de la fréquence des convulsions.
- Episodes maniaques :
Les ISRS doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant des antécédents d'épisodes maniaques ou d'hypomanie. Les ISRS doivent être interrompus en cas d'accès maniaque.
- Diabète :
Un traitement par ISRS chez les patients diabétiques peut perturber l'équilibre glycémique (hypoglycémie ou hyperglycémie). Un ajustement posologique de l'insuline ou des antidiabétiques oraux peut s'avérer nécessaire.
- Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique :
. La dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, d'auto-agressivité et de suicide (événements liés au suicide). Ce risque persiste jusqu'à l'apparition d'une rémission significative. Comme l'amélioration peut ne pas apparaître au cours des toutes premières semaines ou plus de traitement, les patients doivent être surveillés étroitement jusqu'à ce qu'une telle amélioration apparaisse. L'expérience clinique générale laisse penser que le risque de suicide peut augmenter au cours des premières périodes du rétablissement.
. Les autres troubles psychiatriques pour lesquels SEROPLEX est prescrit peuvent aussi être associés à un risque accru d'événements liés au suicide. De plus, ces troubles peuvent coexister avec un épisode dépressif majeur. Les précautions observées pendant le traitement des patients présentant un épisode dépressif majeur doivent donc également être appliquées aux patients traités pour d'autres troubles psychiatriques.
. Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
- Akathisie/agitation psychomotrice :
L'utilisation des ISRS/IRSNa a été associée au développement d'une akathisie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent, ainsi que par une impossibilité à rester assis ou debout tranquillement. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des toutes premières semaines de traitement. Une augmentation de posologie peut être préjudiciable aux patients ayant développé ces symptômes.
- Hyponatrémie :
Des rares cas d'hyponatrémie, probablement dus à une sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (SIADH) ont été décrits avec les ISRS. Cette hyponatrémie disparaît généralement à l'arrêt du traitement. La prudence est recommandée chez les patients à risque tels que les personnes âgées, les patients cirrhotiques ou chez les patients déjà traités avec des médicaments hyponatrémiants.
- Hémorragie :
Des troubles hémorragiques cutanés, tels qu'ecchymoses et purpura, ont été décrits avec les ISRS. La prudence est recommandée en particulier chez les patients traités par des anticoagulants oraux ou des médicaments connus pour altérer la fonction plaquettaire [par exemple, parmi les antipsychotiques : les atypiques ou les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l'acide acétylsalicylique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), la ticlopidine, le dipyridamole] et chez les patients dont la tendance aux hémorragies est connue.
- ECT (électroconvulsivothérapie) :
En raison du peu de données cliniques disponibles sur l'administration d'un ISRS simultanément à une électroconvulsivothérapie, la prudence est recommandée.
- Syndrome sérotoninergique :
La prudence est recommandée si l'escitalopram est associé à des médicaments sérotoninergiques tels que le sumatriptan ou autres triptans, le tramadol et le tryptophane. De rares cas de syndrome sérotoninergique ont été décrits chez des patients associant un traitement avec des ISRS et des médicaments sérotoninergiques. Des symptômes tels qu'une agitation, des tremblements, des myoclonies et une hyperthermie peuvent indiquer la survenue d'un tel syndrome. Dans ce cas, cette association doit être immédiatement interrompue et un traitement symptomatique initié.
- Millepertuis :
La prise concomitante de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubrique interactions).
- Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement :
. L'apparition de symptômes de sevrage lors de l'arrêt du traitement est fréquente, particulièrement si l'arrêt est brutal (voir rubrique effets indésirables). Dans les études cliniques, les effets indésirables rencontrés lors de l'arrêt du traitement surviennent chez environ 25% des patients traités par escitalopram et 15% des patients sous placebo.
. Le risque de survenue de symptômes liés à l'arrêt du traitement peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée du traitement, la posologie et l'importance relative de la diminution de dose. Les réactions les plus souvent rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, perturbations sensorielles (incluant paresthésies et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.
. Généralement, ces symptômes sont d'intensité légère à modérée, cependant, ils peuvent être d'intensité sévère chez certains patients. Ils surviennent généralement durant les tous premiers jours d'arrêt de traitement, mais de très rares cas ont été rapportés chez des patients qui avaient par inadvertance oublié une prise.
. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et s'estompent habituellement en moins de 2 semaines, bien qu'ils puissent se prolonger dans certains cas (2 ou 3 mois, voire plus). Il est par conséquent recommandé de diminuer progressivement les doses d'escitalopram sur une période de plusieurs semaines ou mois, selon les impératifs du patient (voir "Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement", rubrique posologie et mode d'administration).
- Coronaropathie :
En raison d'une expérience clinique limitée, la prudence est recommandée chez les patients présentant une coronaropathie (voir rubrique données de sécurité précliniques).
- Grossesse : les données cliniques relatives aux expositions à l'escitalopram durant la grossesse sont limitées. Lors des études de toxicité sur la reproduction chez le rat, des effets embryo- et foetotoxiques ont été observés avec l'escitalopram mais aucune augmentation de l'incidence des malformations n'a été constatée. SEROPLEX ne devra donc être prescrit au cours de la grossesse qu'en cas de nécessité clairement établie et seulement après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque. Le nouveau-né doit être surveillé si la mère a poursuivi SEROPLEX en fin de grossesse, particulièrement pendant le troisième trimestre. Un arrêt brutal du traitement doit être évité pendant la grossesse. Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né après prise maternelle d'ISRS/IRSNa en fin de grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, température instable, difficultés à s'alimenter, vomissements, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie, tremblements, trémulations, irritabilité, léthargie, pleurs persistants, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent être dus à des effets sérotoninergiques ou être liés à l'arrêt du traitement. Dans la majorité des situations, les complications débutent immédiatement ou très rapidement (< 24 heures) après la naissance.

Effets secondaires Seroplex

- Les effets indésirables sont surtout notés durant la première ou la seconde semaine du traitement et s'estompent habituellement par la suite en intensité et en fréquence.
- Les effets indésirables connus pour la classe des ISRS et également rapportés pour l'escitalopram dans des études contrôlées versus placebo ou rapportés spontanément depuis la commercialisation, sont listés ci-dessous par classe système-organe et selon leur fréquence.
- Les fréquences sont issues des études cliniques ; elles n'ont pas été corrigées comparativement au placebo.
- Les fréquences sont ainsi définies : très fréquent (> = 1/10), fréquent (> = 1/100 à < 1/10), peu fréquent (> = 1/1000 à < 1/100), rare (> = 1/10000 à < 1/1000), très rare (< 1/10000) ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
- Investigations :
. Fréquent : Prise de poids.
. Peu fréquent : Perte de poids.
. Fréquence indéterminée : Anomalie du bilan hépatique.
- Affections cardiaques :
. Peu fréquent : Tachycardie.
. Rare : Bradycardie.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
Fréquence indéterminée : Thrombocytopénie.
- Affections du système nerveux :
. Fréquent : Insomnie, somnolence, sensations vertigineuses, paresthésies, tremblements.
. Peu fréquent : Dysgueusie, troubles du sommeil, syncope.
. Rare : Syndrome sérotoninergique.
. Fréquence indéterminée : Dyskinésies, mouvements anormaux, convulsions.
- Affections oculaires :
Peu fréquent : Mydriase, troubles visuels.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Peu fréquent : Acouphènes.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
. Fréquent : Sinusite, bâillements.
. Peu fréquent : Epistaxis.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : Nausées.
. Fréquent : Diarrhées, constipation, vomissements, bouche sèche.
. Peu fréquent : Hémorragies gastro-intestinales (incluant des rectorragies).
- Affections du rein et des voies urinaires :
Fréquence indéterminée : Rétention urinaire.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Fréquent : Hypersudation.
. Peu fréquent : Urticaire, alopécie, éruption cutanée, prurit.
. Fréquence indéterminée : Ecchymoses, angioedèmes.
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
Fréquent : Arthralgies, myalgies.
- Affections endocriniennes :
Fréquence indéterminée : Sécrétion inappropriée d'ADH.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
. Fréquent : Perte d'appétit ou augmentation de l'appétit.
. Fréquence indéterminée : Hyponatrémie.
- Affections vasculaires :
Fréquence indéterminée : Hypotension orthostatique.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Fréquent : Fatigue, fièvre.
. Peu fréquent : Oedème.
- Affections du système immunitaire :
Rare : Réaction anaphylactique.
- Affections hépatobiliaires :
Fréquence indéterminée : Hépatite.
- Affections des organes de reproduction et du sein :
. Fréquent :
Chez l'homme : troubles de l'éjaculation, impuissance.
. Peu fréquent :
Chez la femme : métrorragie, ménorragie.
. Fréquence indéterminée :
Galactorrhée.
Chez l'homme : priapisme.
- Affections psychiatriques :
. Fréquent : Anxiété, agitation, rêves anormaux.
Chez l'homme et la femme : baisse de la libido.
Chez la femme : anorgasmie.
. Peu fréquent : Bruxisme, agitation, nervosité, attaques de panique, état confusionnel.
. Rare : Agressivité, dépersonnalisation, hallucinations.
. Fréquence indéterminée : Manie, idées suicidaires, comportement suicidaire. Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par escitalopram ou peu après son arrêt (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Les effets indésirables suivants ont été rapportés pour la classe thérapeutique des ISRS : agitation psychomotrice/akathisie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi) et anorexie.
- Des cas d'allongement de l'intervalle QT ont été rapportés depuis la commercialisation, en particulier chez des patients présentant une pathologie cardiaque préexistante. Aucune relation causale n'a été établie.
- Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement :
L'arrêt du traitement par ISRS/IRSNa (particulièrement lorsqu'il est brutal) conduit habituellement à la survenue de symptômes liés à cet arrêt. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels. Généralement, ces événements sont d'intensité légère à modérée et sont spontanément résolutifs, néanmoins, ils peuvent être d'intensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients.
Il est donc conseillé lorsqu'un traitement par escitalopram n'est plus nécessaire, de diminuer progressivement les doses (voir rubriques posologie et mode d'administration et mises en garde et précautions d'emploi).

Avertissement

Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l’établissement d’un diagnostic ou l’instauration d’un traitement. Seul votre médecin est habilité à mettre en oeuvre un traitement adapté à votre cas personnel.

Mis à jour le 17/03/2014

Sources : Banque Claude Bernard

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SEROPLEX 10 mg Comprimé pelliculé sécable Boîte de 100
Par BABOU1958 24/04/12 - 22.56
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sous Séroplex depuis 5 ans, mon médecin vient aujourd'hui de me renouveller mon odonnance. Je vois dans la fiche de présentation de ce médicament qu"il est retiré de la vente depuis le 12/02/2009? ors la pharmacie me la donné. Qu'en est-il??? Cordialement. Fermer
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