nodydy
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Ce message car j'aurai besoin d'un avis d'expert, d'un regard extérieur... A 41 ans, j'ai perdu toute confiance en moi dans mes relations avec les hommes après de multiples déceptions, notamment cette dernière. J'essaye de réapprendre à m'aimer, mais la culpabilité, la colère, le sentiment d'humiliation, me rongent. Bien que peu longue (6 mois), je sors d'une histoire amoureuse compliquée et tumultueuse. J'ai rencontré cet homme l'année dernière "grâce" ou à cause de mon travail, j'intervenais chez lui dans le cadre d'un dégât des eaux. Cet homme se séparait de sa compagne de l'époque, compagne et mère de ses 3 enfants. Premier échange, premier regard ce jour-là et le charme opérait des deux côtés... Ne connaissant pas encore sa situation sentimentale et par crainte de briser un ménage, je refusais d'aller plus loin, dans une quelconque relation. Mais, plus tard, nous nous croisions de plus en plus fréquemment et j'ai fini par apprendre sa rupture avec sa compagne dont la relation battait de l'aile à priori, depuis environ 2 ans, qui s'est confirmée par une séparation physique (déménagement vers un autre appartement). Peu après (2 mois), j'ai consenti à cette relation qui s'est soldée de mon côté par un fort sentiment amoureux. Durant toute notre relation, j’ai toujours vu apparaître en lui, une énorme culpabilité de s’être séparé, vis-à-vis de ses enfants. Il manifestait par rapport à cela beaucoup de tristesse, de regrets, de sensibilité allant même jusqu’à pleurer…

Suite à ça, je m'abandonnais (corps et âme…). Je m'impliquais au plus haut point, nous choisissions en major partie de nous voir dans mon appartement, car du sien, il y avait trop de proximité avec son ex qui s'était révélée à moi, comme quelqu'un d'agressif et d'hystérique. Une femme sous l'emprise de l'alcool et autres substances qui m'ayant en ligne de mire m'avait à plusieurs reprises menacé et harcelé. Mon ex petit ami, avait vécu 15 ans avec elle et disait l'avoir aimé malgré son impulsivité, sa violence verbale, son manque de dialogue et son manque de culture ; ce que je comprenais tout à fait, consciente que l'amour n'a pas toujours d'explication. Par la suite, me faisant plus confiance, je découvrais qu'en plus de deux ou trois verres d'alcool quotidiens, il révélait son addiction quotidienne au haschich. La cocaïne plus onéreuse et autres narcotiques, n'étaient pas non plus exclus, si l'occasion se présentait. En faisant allusion à son ex compagne, il disait avoir « fréquenté un cas social », mais sans vouloir dénigrer quiconque, face à son comportement il m’arrivait de m’interroger ?...

Mon implication se résumait à : des réveils très matinaux en semaine afin d''accompagner mon ex petit-ami lors de son petit déjeuner avant la reprise du travail malgré que mon réveil devait être plus tardif, des préparations quotidiennes de casse-croûte en pensant à ses pauses déjeuners, mettre le WE comme la semaine, les petits plats dans les grands, à instaurer beaucoup de dialogue et d'écoute, beaucoup de joies, de folies, de rires et de sourires, à être au petits soins (massages presque journaliers), sexualité quotidienne, entière et débordante, à la fois douce et déchaînée, pleine d'ardeur (un abandon total) et en parallèle beaucoup de tendresse quotidienne. Aussi, je m'efforçais d'être une bonne "compagne", vis-à-vis de lui (vous l'aurez compris), notamment vis-à-vis de ses enfants : une compagne de jeux, mais qui quand elle les gardait, s'efforçait d'être la plus agréable possible, qui faisait de son mieux pour gérer les discordes de la fratrie, qui lors des petites et surtout des entourloupettes et grosses bêtises, faisait en sorte d'apporter un peu de cadre avec fermeté, mais sans trop élever la voix et en clôturant le tout par le dialogue et des explications pour toujours tenter de les rassurer, contrairement à lui qui leur passait tout. De plus, quand je les gardais, je faisais en sorte que sur le plan alimentaire ils ne manquent de rien. S'il venait à manquer des aliments, je comblais les manques sans attendre le retour de leur père, je les emmenais à la piscine, dans les parcs, enfin je tâchais de les combler....

Quelques semaines après notre rencontre, j'acceptais ponctuellement les clubs libertins (que je n'avais jamais pratiqué), des envolées à 3 à 4 (je précise : l'acte sexuel avec les femmes exclusivement), mais dans ces moments-là une impression de complicité amoureuse malgré les "incartades", me rassurait... Même si cette pratique n'a jamais été mienne, l'idée de le concrétiser un jour avant que je ne rencontre mon ex, m'avait déjà traversé l'esprit, sans oser passer à l’acte et sans que ce soit une fin en soi. De plus, d'un naturel peu jaloux, c'était assez simple de m'entraîner dans cet univers, à condition qu’il y ait une grande complicité et que ce soit très ponctuel. Malgré tout, tout cela m'interpellait, j'étais ambivalente à ce sujet, pleine de contradictions et je m'interrogeais en me demandant, si cette pratique n'était pas pour lui, une manière sournoise d'aller voir ailleurs, plutôt qu'un simple fantasme à assouvir, mais je me rassurais en optant pour l'hypothèse 2. J'apprenais lors de nos discussions, que son ex compagne et lui avaient l'habitude de pratiquer, et qu'elle pouvait opter pour 3 ou 4 hommes à la fois, en revanche, cette dernière acceptait difficilement la présence d'une autre femme.

En outre, il m’avouait (si l’occasion lui en était donnée), être prêt éventuellement à réaliser des tournages X ou être prêt à fréquenter des couguars, pour gagner mieux sa vie. En effet, sa situation financière n’était pas florissante. Je constatais aussi à son endroit, cette tendance assez souvent, à se vanter auprès de ses proches amis, de la taille de son pénis, à faire valoir le fait qu’il était bien équipé, allant même, jusqu’à se pavaner nu devant eux, devant leurs caméras .

Aussi, quelques mois avant notre rupture, je remarquais peu à peu son goût prononcé pour les magazines érotiques ou pornographiques, ainsi que les vidéos X que ce soit sur le net, sur mobile... Mes doutes et mes interrogations, grandissaient de plus en plus. Je finissais par me demander si notre relation était sincère à ses yeux, car pour ma part elle l'était et je voulais d'ailleurs de la stabilité et construire avec cet homme... Je me demandais, si à ses yeux, je n'étais qu'un vulgaire objet et non un sujet. S’il ne voyait en moi que mon physique, ces jolies formes (selon lui), qui "l'émouvaient"...

Pour toutes ces questions, je m’interrogeais et commençais à poser de grandes questions (profondes et fondamentales) sur nos valeurs et leur compatibilité…

Durant cette relation la plupart du temps on a partagé et passé de bons moments à rire, à discuter sans se lasser, cependant plusieurs discordes se sont produites dont trois très violentes, dont l'attitude excessive et disproportionnée, malgré le recul, ne sera jamais fondée à mes yeux. Sa violence (impressionnante que ce soit dans le fond ou sur la forme et sur la durée) était telle que j'avais à chaque fois l'impression qu'il était prêt à me tuer ! Tout comme son père, c'était également un homme très violent. Il ne contrôlait plus ses émotions et était capable d'avoir vis-à-vis de moi cette attitude, même en public. Il est arrivé que deux très violentes colères aient lieu tard le soir devant ses enfants qui dormaient à ce moment chez moi et l'une d'elle devant ma mère, venue me rendre visite. Cela se terminait à chaque fois, par un départ de mon domicile, pour aller vers le sien, surtout lors des disputes excessives. Puis les lendemains, j'avais droit à des supplications avec des pleurs, des larmes importantes à chaque fois (pathétique, n’est-ce-pas ?...), des déclarations d'amour à n'en plus finir, des SOS auprès de ses parents et d'un de ses proche ami, avec qui j'avais de bons rapports, pour l'aider à recoller les morceaux... Je relativisais et en arrivais à supposer que c'était certainement du à sa dépression, car quand je l'ai connu, il consultait un thérapeute après une grave dépression. Comme il me l'a clamé une fois pendant une des crises : tu n'es qu'une "conne", en effet, je n'étais qu'une conne ! J'ai accepté beaucoup de l'homme que j'aimais, je n'étais pas parfaite, mais très impliquée et empathique (certainement trop !). Après les conflits, quand on faisait le bilan, qu’il s’efforçait de m’expliquer son attitude, il mettait out sur le compte de la dépression et soutenait, qu’il ne c’était jamais conduit de la sorte avec son ex-compagne, la mère de ses enfants, qu’en revanche elle s’était toujours montré « odieuse » et agressive, mais rajoutait que ce n’était que depuis peu, que depuis notre relation, qu’il manifestait autant de violence ( ?)…

Bien qu'étant quelqu'un au caractère affirmé, je reste généralement assez posée, mais si je me sens attaquée ou agressée, je deviens réactive et peux dire les choses furtivement avec force ; mais en général, je tâche toujours dans l'heure ou la minute (je n'attends pas), d'instaurer un dialogue, d'apaiser les choses, de faire en sorte de régler un malentendu, une mauvaise interprétation, un conflit immédiatement et d'opter pour de la communication et des explications, voire des excuses si nécessaire, en mettant mon orgueil au tiroir ; ce qui s'est réalisé la plupart du temps avec mon ex. Bien-sûr, malgré ses fortes colères, j'ai beaucoup pris sur moi et passer l'éponge, jusqu'au jour où excédée, je n'en pouvais plus de son ton désagréable (agacé) et de ce que j'avais pu découvrir quelques jours avant... Après une semaine bien chargée à garder ses trois enfants (pour ne pas dire garnements) et j'avais de par son attitude le sentiment de non reconnaissance de sa part et agacée à mon tour, je devenais désagréable. Ce jour-là, j'ai eu droit à sa troisième et dernière colère excessive, qui a eu lieu à nouveau très tard (il réveillait à 01 h 00 du mat. ses enfants), il récupérait ses cliques et ses claques, sans oublier ceux de sa progéniture et pour clore le chapitre, son départ cette fois définitif de mon domicile et de ma vie. Peu après cet épisode, il partait en vacances dans le sud. Actuellement et toujours en vacances en famille dans le sud, j'ai reçu depuis peu de sa part, un sms « prétexte » (c’est ainsi que je l’interprète), que j’ai fait mine d’ignorer, me disant : "Bonjour, les enfants te remercient pour les jeux de plage, bise"- car je leur avais en effet acheté des jeux de plage afin de préparer le départ dans le Sud sachant que nous devions partir là-bas tous les quatre. Il s’attendait peut-être (se sentant irrésistible), à ce que je le recontacte, voire que je le supplie…

De sa part, je n’ai eu ni reconnaissance, ni excuses, ni remerciements malgré toute mon implication vis à vis de lui, mais surtout à l'égard de ses enfants. Pourtant durant toute notre relation, j’ai eu droit de sa part à des éloges sur mes qualités en terme de personnalité. Il ne manquait pas d’en faire part à touts ses proches et de crier sur les toits qu’il m’aimait fortement !

Aujourd'hui, attristée, je me sens, humiliée, blessée dans mon amour-propre, coupable d'avoir été une "conne" de service. En peu de mois, j'ai vécu "la totale" !... Pour un homme qui disait m'aimer fortement que ce soit à moi ou à son entourage, qui voulait que notre relation perdure voire toute la vie, qu’elle drôle d'attitude !

*Quelques jours avant notre dernière dispute et après des mois de doutes et de multiples questionnements, je me suis décidée un jour à fouiner dans son portable et je découvrais des sms destinés à un de ses amis libertin, qui me laissaient dégoût et colère : "que penses-tu d'une partie à trois avec l'allemande, un autre faisait allusion à une maghrébine (etc...), alors qu'il m'avait toujours assuré transparence et "fidélité". Les réponses de son ami à chaque fois : "ce n'est pas son truc à celle-là". Voici son explication suite à ces messages compromettants : "je l'ai fait pour éprouver mes sentiments vis à vis de toi et voir si j'étais capable de passer à l'acte"... "Je suis fier de moi, car je ne l'ai jamais fait" ! (rires !!!). Il m'avait toujours laissé entendre, que les parties libertines, ne se feraient qu'avec moi, qu'avec la ou le partenaire de mon choix. Peut-être avais-je affaire à un sexolique, un ad dicte au sexe (?).

En guise de consolation (fort maigre), après notre séparation, je lui ai écris une lettre qui lui était destinée et qu’il ne lira jamais puisque je ne la lui enverrai jamais (cela lui donnerait trop d’importance) :

Pierre,

Ce mot, car comme tu me l’as gentiment demandé lors de notre dernière dispute, j’ai fait le choix de ‟fermer ma gueule ˮ !.... Je n’aurai été qu’une cruche, qu’un objet et pour te citer, qu’une « conne » à tes yeux !... De plus, « bonne » sans doute, comme l’a indiqué ton grand ami Patrick que tu cautionnais, puisque tu te reconnais dans ce langage. Avec ta progéniture, je n’aurai été qu’une vulgaire nounou et à St tropez, qu’une bonne de service avec certainement un train-retour pour écourter mon séjour, dans le cas où ma prestation ne te conviendrait pas… N’est-ce-pas ? De plus, j’aurai été de bonne compagnie pour répondre à tes besoins hygiéniques ! … Autant plutôt faire appel à la mère de tes enfants, celle que tu aimes vraiment, que tu as toujours ménagé, vis-à-vis de qui tu as toujours à priori de la nostalgie, qui te ressemble, pour revivre de vrais moments romantiques, comme auparavant et en famille ! Bon vent avec ta Valérie (la mère de ses enfants), la maghrébine, l’allemande et pourquoi pas, une portoricaine ou une sénégalaise ; enfin, toutes les bonnes à baiser !...Pense bien à te ménager pour satisfaire les cougards et compagnie !... J’espère aussi, que tu trouveras des sponsors pour des tournages X (n’abuse pas trop des petites pilules ou de la coco, car tu risques un jour de ne plus obtenir l’effet attendu !...).Quoiqu’il en soit, je te souhaite une bonne continuation, richesse et prospérité ! Sur un point tu avais raison, nous ne sommes pas compatibles (il me l’avait aussi clamé lors d’une violente dispute), nous n’avons pas les mêmes valeurs, pas les mêmes aspirations !.... Tes messages du fameux soir que j’ai découvert sur ton portable, m’ont conforté de ce que je percevais de toi et pressentais depuis un petit moment ; Par tes explications à la noix de coco, tu auras tenté de me mentir, de me manipuler, mais tout cela manque de finesse… Savoir mentir, n’est pas donné à tout le monde ! Cependant, j’avoue que tu sais pleurnicher, tu le fais très bien, compliments, sur le moment, on arrive à gober…Bravo !

Une fois de plus, bonne continuation dans tes beaux projets, très constructifs, forts riches et intéressants, toi l’homme ‟bien équipéˮ, qui n’a que ça pour lui, que ça à mettre en valeur et qui s’imagine irrésistible !...

N.

NB : par respect pour les personnes concernées, les prénoms et lieux sont fictifs

A tous ceux qui me liront, je suis navrée pour ce "roman", mais j'avais besoin de poser les mots, d'être lue et de témoigner. Peut-être aussi, que vos réponses m'aideront à "voir", à entendre", à comprendre des choses, que je n'avais jusque-là pas perçues et m'aideront éventuellement à aller mieux...

N.

Ps : l'amour peut nous rendre plus naïf qu'on ne l'est en réalité, on veut croire en l'autre, lui donner du crédit et voilà ce qui nous attend, à trop donner de soi…

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