nathalie 1972
Portrait de cgelitti
UN SCANDALE APPELE ENDOMETRIOSE

Mesdames, Messieurs,

Devant le déferlement de décès consécutifs à la canicule, nous remettons notre Société en question.

Que va-t-on faire pour les personnes âgées ? C'est à croire qu'on les découvre !

Je viens vous poser une autre question qui m'est personnelle et qui touche 6 % de la population féminine, plus jeune et dont personne ne parle jamais.

Qui connaît notre maladie que l'on appelle l'endométriose ?

Ce fléau qui détruit des couples, des familles... des vies...

Qu'est-ce que l'endométriose ?

C'est la prolifération anarchique de l'endomètre (muqueuse utérine) qui se développe à la manière d'un cancer "sain ", principalement sur les organes génitaux, la vessie, le rectum, les intestins etc..

Ce tissu endométriosique se propage comme une toile d'araignée et va suivre les variations hormonales d'un cycle menstruel. Durant la période ovulatoire, il va se congestionner, jusqu'à se mettre à saigner pendant la période des règles.

Cette prolifération peut devenir maligne dans de faibles pourcentages. Risque de cancérisation.

Quels en sont les symptômes ?

Les dysfonctionnements des organes touchés vont induire suivant chaque cas personnel :

Des règles douloureuses et souvent abondantes.

* Des douleurs pendant les rapports sexuels.

* Des troubles digestifs (diarrhée ou constipation avec souvent une défécation douloureuse).

* Des difficultés à uriner (vessie bouchée).

* Des problèmes de stérilité .

* Dans certains cas l'endométriose n'est pas douloureuse et n'est décelée qu'à l'occasion d'un problème de stérilité. (trompes bouchées)

* Par l'échographie.

* La radiographie des trompes et de l'utérus (hystérographie).

* La c?lioscopie.

* L'IRM

* Le dosage CA 125, marqueur biologique dans le sang.

Les traitements :

A ce jour aucun traitement définitif existe.

Traitement en vigueur :

* L'hormonothérapie qui bloque les règles avec tous les désagréments d'une ménopause. (prise de poids, bouffées de chaleur, perte de désir sexuel etc..).

Les conséquences pratiques et morales :

* L'endométriose empêche bien souvent les femmes à mener une vie professionnelle normale.

* Leur vie de couple est rarement épanouie.

* Elles sont restreintes dans leur mobilité, et ont peu de possibilité de pratiquer un sport.

* Elles font souvent face à des problèmes de stérilité difficiles à assumer.

Malheureusement, aucun traitement contre la douleur n'est vraiment efficace. La patiente se sent seule et incomprise par son entourage.

Avec 6% de prévalence, au sein de la population, l'endométriose est tout sauf une maladie orpheline (= prévalence de moins de 0.05%). C'est une maladie banale.

Cette situation est d'autant plus inadmissible, que des maladies moins répandues comme le diabète ou certains cancers (cancer de la prostate = 25 à 38 pour 100 000 par an) bénéficient de campagnes de santé publique.

Pour l'endométriose, aucun battage médiatique n'est fait. Elle reste inconnue pour le commun des mortels.

Des mails ont été envoyés jusqu'au Président de la République... Nous attendons du concret, pas des formules de politesse!

C'est vraiment scandaleux de constater, qu'une maladie qui ne touche que les femmes et cela depuis que le monde est monde passe sous silence. Peu importe le nombre de malades, rien n'est entrepris en matière de prévention par l'Etat.

Le diagnostic étant difficile, c'est souvent la conséquence des dégâts qui sont traités, pas la "racine " de l'affection à proprement parler. Aussi le mal continu son oeuvre destructrice.

Les patientes qui souffrent finissent trop souvent par être assimilées à des névrosées (pour ne pas dire des folles). Lorsque la maladie est décelée, il est souvent trop tard. Il faut souvent enlever les organes génitaux, même pour les femmes en âge de procréer. Dans les cas sévères, pratiquer l'ablation des organes adjacents aussi touchés, comme le colon sigmoïde, la vessie, les uretères, les reins etc.

Ces actes chirurgicaux sont lourds de conséquence car ils vont nécessiter la pose d'anus artificiels, colostomie. (poche recueillant les matières fécales).

Certaines femmes, n'ayant pas trente ans, sont obligées de se sonder pour pouvoir uriner, parce qu'elles ont subi l'ablation de la vessie. Les sphincters, ayant été touchés, ne répondent plus aux commandes.

Dans notre monde latin, englué dans des croyances d'un autre âge, tout le monde trouve normal que la femme souffre dans sa chair.

Est-il admissible que tous les mois la femme soit victime de son cycle ? En période ovulatoire et avant et pendant ses règles ?

Déjà durant l'adolescence, il faudrait instaurer des dépistages systématiques de l'endométriose qui commence ses ravages, et ne pas se contenter, de pallier les douleurs.

Nous avons en face de nous une montagne d'incompréhension et d'incompétence certaine en la matière. La cause en est que cette affection ne fait l'objet que de trente minutes de cours en faculté de médecines pour les futurs gynécologues.

Trente minutes c'est très peu, pour un fléau de cette envergure !

Lorsque nous avons eu la chance d'avoir eu des enfants et dépassées la quarantaine, les chirurgiens refusent systématiquement et arbitrairement de pratiquer l'ablation des ovaires, "Pour préserver notre féminité ". Comme je me le suis entendue dire ! Car la castration est à l'heure actuelle notre seul moyen d'éviter des récidives.

Va-t-on empêcher un homme de subir une vasectomie s'il le désire ?

Nous pouvons critiquer certains pays où l'on prend les femmes pour des "Counnasses " !

En France, nous y mettons des formes, mais le machisme est toujours de mise. Une femme castrée, sans libido, c'est un peu emmerdant pour qu'un mâle puisse prendre son pied !

Croyez-vous, qu'une femme souffrant d'endométriose ait des envies de "batifoler ", avec son mari ou son amant ?

Nombreux sont les conjoints qui sont partis, laissant leur compagne empêtrée dans une détresse sentimentale, une détresse physique et souvent sans aucune ressource.

Rester féminine, là est la question !

La réponse, n'appartient qu'aux femmes, qui ont depuis la contraception et l'IVG le droit de disposer de leur corps comme elles le désirent. Ce n'est pas aux médecins, peu nombreux à connaître cette maladie, à imposer à une femme qu'elle garde ses ovaires alors qu'elle ne le désire pas.

Aux femmes et aux femmes seules, le droit de s'épargner des années de galère supplémentaires. Des interventions à répétitions et des séquelles physiques et morales. A elles de préférer vivre ménopausée chirurgicalement, plutôt que de vivre sous ménopause artificielle.

Je voudrais attirer votre attention sur cet illogisme médical, qui nous préfère, castrées chimiquement, par des traitements anticancéreux (contre le cancer de la prostate) que par une chirurgie définitive.

Mes « s?urs d'endo » et moi-même, nous nous sommes souvent demandées si ces protocoles n'étaient pas établis dans des buts mercantiles aux profits des laboratoires pharmaceutiques. L?injection d'un anticancéreux coûte dans les 130 euros tous les 28 jours. Je ne citerais aucune de ces panacées qui nous rend malade à crever, pour certaines, dont l'efficacité est discutable. Même sous ces traitements "de cheval ", les récidives sont nombreuses.

L'endométriose a plusieurs origines ; génétiques, immunitaires, hormonales. (sources anglaises données par le Généthon. En France aucune recherche est faite pour cette maladie)

Qui va dans notre beau pays tirer la sonnette d'alarme et parler haut est fort de cette lèpre qui nous ronge ?

Qui va mettre en ouvres les moyens nécessaires afin de mobiliser les chercheurs pour nous sortir de notre monde de douleurs ?

Travail et endométriose, sont souvent incompatibles à concilier. L'absentéisme finit souvent par des renvois, les canards boiteux et pas rentables, ne font pas l'affaire des patrons.

A la rigueur, cela se comprend. Time is money !

C'est ainsi que nous nous retrouvons exclues, de la société des "biens portants ", vivant par procuration. Sans travail, sans la reconnaissance de notre handicap physique, dans la précarité et dans l'insécurité totale.

Nous finirons, tout en continuant à souffrir jusqu'au bout, par mourir en silence, dans l'indifférence totale. Avec, pas même, un traitement palliatif contre la douleur. En France, seuls les cancéreux et ont accès à la morphine. Sur ce sujet poussiéreux, il faudrait aussi faire du ménage.

Nous nous tuons à petit feu, à coup d'anti-inflammatoires et d'analgésiques qui détruisent notre système digestif.

Ainsi la morale, serra sauve, nous ne finirons pas droguées !

J'espère que mon message ne vous laissera pas indifférents et que vous parlerez de l'endométriose, pour la sortir de l'ombre.

Si vous avez un doute, sur la véracité de mes propos, si vous trouvez que j'exagère, je vous invite à venir faire un tour sur le site d'Endofrance. Vous pourrez y lire nos témoignages et constater la détresse ambiante de notre forum.

Je vous remercie d'avoir pris la peine et le temps de me lire.

Pénélope

Maritchou13
Portrait de cgelitti
Bonjour Mesdames.
Etant moi-même concernée par cette maladie, j'ai lu avec intérêt une grande partie de vos messages, pas tous parce que c'est long, mais je vais essayer d'y réagir même si j'ose pas vous imposer mon parcours, l'ayant déjà fait dans d'autres discussions abordant cette maudite maladie.
Je rejoins en grande partie le premier message de Pénélope : cettemaladie est bien plus fréquente qu'on ne le pense et pourtant beaucoup trop méconnue, y compris des gynécos (pardon mais je dis ce que je pense), incompréhension aussi bien des médecins, de l'entourage, des amis, de l'éventuel employeur qu'on finit par perdre... Et la douleur, toujours la douleur, trop mal ou pas prise en charge, en tout cas pas assez écoutée c'est certain, on nous prend effectivement pour des folles, j'ai connu ça aussi... Je ne mettrais que deux bémols à ce premier message : d'abord, dans mes pires moments, j'ai pu bénéficier de morphine sous diverses formes et dosages différents (ce n'était que partiellement efficace mais même le plus petit soulagement était alors le bienvenu !) Cela a quand même duré hélas plus d'un an ; donc ce n'est pas réservé aux cancéreux. D'autre part, affirmer que les maladies spécifiques aux femmes ne sont pas prises correctement en charge, là je trouve que c'est exagéré vues toutes les campagnes de dépistage pour le cancer du sein, typiquement féminin quand même.
Bon allez je vais tenter de résumer puisque pas mal se sont lancées dans l'aventure, et pardon à celles qui m'ont déjà lue... Je suis aveugle et malentendante, j'ai 46 ans à ce jour ; mon endométriose n'a été détectée qu'en octobre 2006, mais plus je me documente, plus je lis de témoignages, et plus je pense que la maladie était tapie et attendait sagement son heure depuis très longtemps, peut-être bien depuis l'adolescence : règles toujours très abondantges, archi-èdouloureuses et particulièrement irrégulières depuis toujours. Cela a commencé à devenir réellement ingérable en mars 2006 et, après de nombreuses péripéties dont je vous fais grâce, le diagnostic est tombé par coaglio, sans un mot ni d'explication ni d'eespoir, en octobre 2006. Depuis, j'ai consulté d'autres gynécos, subi d'autres interventions, je n'ai plus mes organes génitaux mais continue de traîner des conséquences de cette maladie avec divers soucis de vessie... Ennuis rénaux également qui ont commencéà peu près enmême temps mais là, aucune certitude pour savoir si c'est lié ou non à cette cochonerie infernale d'endo. J'ai perdu mon emploi, en grande partie à cause de l'endo, et suis en invalidité depuis fin 2008. Je n'ose pas raconter tous les détails mais la douleur, heureusement moins forte grâce à un nouveau traitement depuis quelques mois, cette douleur est toujours là, bien accrochée, alors que logiquement plus aucun foyer d'endo ne peut réactiver cette cochonnerie insupportable... Mon problème à moi ce n'est pas les enfants, je n'en souhaitais pas ; mon problème c'est la douleur, et sur ce point il m'a fallu n temps fou pour être enfin entendue. Outre les traitements classiques, cocktail d'antalgiques assez puissant plus gélules vaginales, j'ai recours à l'acupuncture et à la kiné plusieurs fois par semaine ; le soulagement n'est pas durable mais ça m'aide. Après, comme beaucoup sans doute, j'ai dû me débrouiller par moi-même pour trouver des astuces perso pour moins souffrir entre deux antalgiques quand l'intervalle n'était pas respecté mais que la douleur revenait (ça arrive plus rarement mais ça arrive encore). En très résumé, voilà mon histoire,peut-être pas terminée, avec cette maladie, puisque l'urologue suspectait que le nerf de la vessie ait pu être lésé par les chirurgies liées à l'endo ; pour le moment cette hypothèse n'est ni confirmée ni écartée, des explorations diverses sont toujours en cours, plus d'un an après la dernière intervention... Oui c'estun scandale d'être si mal prises en charges, si peu écoutées, et encore moi j'ai de la chance car certaines femmes ont des parcours encore bien plus lourds !
A celles qui se sentent perdues, je vous signale qu'il existe un forum spécial sur l'endométriose (où je m'investis beaucoup même sans responsabilité) et un autre site où plusieurs forums de gynéco sont proposées dont un surl'endo.
Je fais partie d'Endo-France depuis plusieurs années, je peux vous dire que l'association se démène pourmieux faire reconnaître notre maladie, mais nous sommes trop peu nombreuses à nous faire connaître alors cela n'a pas grande valeur... Quant au forum, je ne suis pas revenue sur le site depuis un bon mois mais aux dernières nouvelles le forum était suspendu faute de modérateurs.
Par contre, le forum spécial-endométriose où je participe souvent, lui, est très actif, mais beaucoup plus sécurisé qu'ici donc la procédure d'inscription est longue et en plsuieurs étapes ; mais après, franchement ça vaut le coup si vous voulez rompre l'isolement :
www.endometriose-forum.org
Bon, je pense que je vais m'arrêter là quand même, j'ai dû vous ennuyer bien assez ! Bien du courage à vous toutes, Mesdames mes compagnes d'infortune, c'est très très dur mais il faut essayer de se battre et de trouver du soutien, et ça aussi c'est un long combat parfois !
Bien cordialement à toutes,
Maritchou13.
b
Pascale
Portrait de cgelitti
Si vous avez des difficultés avec les traitements (Enantone, Décapeptyl, Gonapeptyl, Zoladex), sachez qu'il y a un groupe de vitimes de ces traitements, où en parle en détail de l'endométriose aussi.

Nous avons réuni beaucoup d'informations internationales sur cette maladie et ses traitements.
C'est un groupe yahoo et une association: "Victimes Enantone - agonistes GnRH". En contact avec les associations internationales, parce qu'il y a un véritable mouvement international pour faire reconnaître les effets secondaires et demander plus d'études scientifiques prouvant leur utilité et analysant leur toxicité.

Il serait préférable de s'informer avant de commencer un tel traitement, vu les risques et la liste d'effets secondaires mentionnés par les notices internationales.

Il faut éviter de faire ces piqûres, d'autant plus qu'elles ne guérissent rien et que leur efficacité n'a toujours pas été prouvée. La tendance internationale est d'opérér sans hormones préalables, et les taux de succès sont beaucoup plus importants.

Page d'accueil du groupe

http://fr.groups.yahoo.com/group/VictimesEnantone

Bon courage à toutes!
lepins56
Portrait de cgelitti

bonjour je suis nouvelle et voila a force de souffrir et avoir perdu mon compagnon car je ne pouvais plus avoir de rapport . je me suis décidé a voire un gyneco . irm pas grand chose kistes aux 2 ovaires et par contre ecoendoscopie rectal qui ma fait trop mal a montré nodul de 6mm et endométriose mais le médecin a pas pue monter au dela de 15 cm .pourtant au niveau du nombril et jusqu'en bas j'ai tres mal sa me prend toute la ceinture et par crise je marche comme une grand mere . moi j'ai été mise sous exprime 3 fois par jour mais c pas top. je suis dans l'attente de la celio pour voire les degats car il n'y a que la qu'on est fixé . mais je pense que notre choix d'avoire l'ablation total à un  certain age est importante car c'est nous qui s'ouffrons et non les médecins .moi j'ai 40 ans et je veux se choix mais vont ils accepter?? mystere et boule de gomme. mais sachez aussi que seul un chirurgien connaissant cette maladie est apte a opérer. temp mieux que se soit considéré comme benin mais c'est quand meme de gros dégats si c'est pas prix attend. Je parle pour celles qui en souffre pas . mais on du mal a avoire ds enfants et la on leur annonce endométriose madame . il est temp qu'il y est un dépistage. et u traitement efficace autre que des hormones qui nous coupent tout et nous mette en ménopause artificiel. voila un ptit cout de colère et mon avis .courage a celles qui en sont porteuses.

jessi
Portrait de cgelitti
Salut a toutes! pas facile de vivre avec cette m....! J'ai une endometriose severe(decouverte en 2005) operee plusieurs fois 3 celios pour enlever kystes et enlever l'endo mais elle est ressidivante, malgres les tentatives pour tomber enceinte( fiv et les stimulations) ca a fait totalement l'inverse jai flambe de toute par, uretre, colon, uterus, nombreux kytes (impossible de les compter), un rein bien endomage
Tout c'est enchaine, un mois apres laparo obligatoire pour soulager ce petit corps
3 chirurgiens et 8h de bloc : j'ai eue droit a une ureterostomie (poche urinaire abouche au ventre pendant 8jour ca c'est rien )3/4 des ovaires en moins, l'appendicite et 20 cm de colon en moins mais surtout une ileostomie (colon aboucher au ventre cote droit est une belle poche comme reservoir) mais ca c'est encore rien
   evidament je fais pas les choses a moitie
10 j apres je fais une hemoragie retour au bloc d'urgence encore 8h de bloc, plus tard (ouf je me suis reveiller j'ai failli y passer )une autre surprise m'attend une collostomie dite de decharge(abouchement du colon cote gauche ) pour bien faire reposer le colon
Cette hemoragie est exceptionnelle est tres rare j'ai fais peur a tout le monde, je devai rentrer sans rien juste une petie cicatrice (env 15 cm)et les douleurs qui vont avec ! total une hospitalisation d'1 mois et 2 poches et un bon coup au moral
j'en ai pour 1 ans les suites operatoires sont difficiles, plus ce bouger dependre de quelqun c'est pas facile ca dure un bon mois et tout doucement ca revient on reprend du poil de la bete on gere les poches ( la hantise c'est que ca lache car ca arrive )et le moral revient
Maintenan je dois faire enlever la colo de decharge une operation encore lourde (au moins 4h de bloc) jai une trouille pas possible peur de revoir la mort de face et des suites operatoires
Mais bon il faut bien y passer !!
je voulais ecrire un petit mot finalement c'est un roman hahaha!! finalement ca ma fait un petit peu de bien de vous racontez tout ca ! jai brosse un tableau assez noir mais je suis sure que d'autre l'on mieux vecu soye bien entoure et surtout du courage et de la volonte c'est pas facile mais on sent sort toujours
Pour enfanter ca a tellement evoluer que chacune d'entre nous touvera une solution je suis assez posite pour lavenir
Jespere que les medecins trouverons vite un remede
c'est a nous de faire connaitre cette maladie et de proteger toute les jeune fille de notre entourage voir plus car des regles douloureses ce n'est pas normal!! bon courage a toute
pinkbaby
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Merci pour tous vos temoignages.
J'ai 25 ans, et suis atteinte d'endometriose. Ma soeur en a 28, et elle est egalement atteinte. Ca fait du bien de voir d'autres personnes qui comprennent notre souffrance, celle que l'on attend avec angoisse chaque mois!!
Merci à toutes
Sophie77
Portrait de cgelitti
Je suis rentrée à l'hôpital dimanche 18 pas très rassurée de laisser mon Didier... Les infirmières ont été super gentilles... Je m'étais rasée mais pas assez... Il fallait qu'il n'y ait plus rien du tout... A jeune à partir de minuit : même pas une goutte d'eau. Nuit à peu près tranquille à part une urgence arrivée dans la nuit... Le lundi, dès 8h, réveil par les infirmières : il faut aller prendre 2 douches à la bétadine et enfiler la tenue de combat : la super blouse ouverte derrière ! Petit cachet avec un tout petit peu d'eau pour "décontracter". Quel petit déjeuner ! à 8h30, on vient me chercher, direction le bloc... La salle d'attente devant les différentes salles d'opération... Nous nous regardons tous, comme des chiens battus, à savoir lequel va partir en premier... On m'installe la perf... J'ai reconnu mon chirurgien malgré son masque ! Je suis dans la salle. Il y a beaucoupe de monde. On monte les étriers. Je plaisante en demandant s'il va falloir mettre les jambes au plafond ? Il y a un deuxième chirurgien. Puis plus rien... Le réveil, très loin... J'entends très loin qu'il faut que je respire... Plusieurs fois... La machine émet des sonneries.... J'ai eu plusieurs fois le masque à oxygène... Je ne sens rien au niveau de mon ventre. J'ai une couverture chauffante qui me fait du bien. Puis retour dans ma chambre. Je suis fatiguée. Il est 16h30. J'ai un mal de chien à ouvrir les yeux. J'ai envie de dormir. Le téléphone n'arrête pas de sonner et j'ai un mal de chien à répondre. Puis dans la soirée, la douleur se réveille en même temps que moi. J'appelle les infirmières toutes les 2 heures : morphine pour apaiser : la nuit de l'enfer. Je suis sondée. Je suis sous perf. Le lendemain, toute la journée encore perf avec calmants mais cela va nettement mieux. Vers 11h, les infirmières viennent retirer la sonde. Première toilette intime par les infirmières. La fraicheur fait du bien. Il faut se lever : ça tire dans le ventre mais c'est supportable. Je suis contente, tout s'est bien passé : uniquement par célio et par voie naturelle. Mon gros utérus n'est plus. Il est parti au labo pour analyse. Je voulais le voir pour savoir à quoi ressemblait cette chose qui m'a empoisonnée la vie pendant ces longues années... Le chirugien m'a expliqué que l'opération avait duré 2 heures : 1 heure pour nettoyer les intestins, 1 heure pour enlever l'utérus... Depuis, moi qui croyait que j'avais des problèmes de digestion (toujours une sensation de pesanteur) dans le ventre, je n'ai plus rien et me sens toute légère ! J'ai été autorisée à sortir jeudi. Je dors beaucoup car je me sens épuisée. Je suis arrêtée jusqu'au 22/04. J'ai ma visite de contrôle le 17/04. Hier, j'ai fait mon premier grand voyage en voiture : Paris... Le retour a été difficile : tiraillements dans le ventre. Je me suis reposée tout l'après-midi plus une bonne nuit de sommeil. Mes 3 cicatrices sont un peu rouges et me grattent : il faut que je remette de la bétadine. J'ai quelques écoulements. Je ne sais pas ce que c'est... Je vais appeler l'hôpital pour savoir si c'est normal. Pour le moment je suis très satisfaite de l'opération et très contente d'être débarrassée de cette adénomyose.
Il faut se battre et trouver le chirugien qui connaît cette maladie : nous ne sommes que 300 en France... afin de prendre les bonnes décisions.
En ce qui me concerne, les années de douleurs, l'opération de 2004, ma stérilité, j'ai fait le choix de ne plus avoir cette enclume dans mon ventre et être sûre de ne pas avoir à repasser encore une troisième fois sur le billard...
Il faut savoir ce que l'on veut : accepter de souffrir ou se faire opérer. Je sais que le choix n'est pas facile. En 2004, je n'étais pas prête et rêvais encore de pouvoir avoir un enfant. En 2007, j'ai abandonné ce projet et pense à ma santé et à mon bien être : fini les douleurs, fini les hémorragies.
Je vous fais de gros bisous
Sophie77
Floflo62
Portrait de cgelitti
en réponse à Sohie77, j'ai moi aussi une adénomyose.
après traitement hormonal pendant quelques mois, mon médecin traitant m'a redirigée vers mon gynéco (pas évident d'avoir des rdv). lui, il a stoppé net les hormones (ouf) et le 17 avril prochain, il me fait une hystéroscopie et une thermocoagulation sous anesthésie générale.
il ne veut pas pratiquer l'hystéroscopie pour préserver ma féminité à cause de mon âge (j'ai 37 ans). pourtant j'ai quatre enfants, j'ai une ligature des trompes car 4 césariennes.
Je vous tiens au courant après l'intervention. j'espère être définitivement soulagée.
Courage....
Floflo62
annieostrowski
Portrait de cgelitti
ou peut on trouver les gyneco competents pour le traitement, voire operation, sur la region de nice?
Claire
Portrait de cgelitti
Le protocole de traitement de l'endométriose évolue mais je vois à un
grand nombre de témoignages que beaucoup sont victimes de la non
spécialisation de ceux qui les soignent.
Lorsque l'endométriose est sérieuse (stade 3 ou 4), si la localisation n'est
pas trop périlleuse, le mieux c'est d'opérer. J'ai moi même été opérée en
2002 (kystes aux ovaires, localisation sur le péritoire et le ligament utéro
sacré) et toutes mes douleurs ont disparues pendant 4 ans.
Néanmoins, à l'époque, ont m'a dit de reprendre la pillule, aussi ai-je
continuer à avec mes règles et cinq ans après l'endométriose a récidivé :
ovaires, intestins, appendice, ligament utéro sacré...).
Pour éviter récidives et douleurs, hormi les traitements de ménopause
artificielle (decapeptil...) qui ne peuvent qu'être de courte durée, il existe
une solution simple : supprimer les règles, et ça se fait très bien
aujourd'hui en prenant du lutenyl (progestérone) en continu.
Il ne faut l'arreter que le jour où vous souhaitez avoir un enfant. Et si
votre maladie est trop avancée, alors vous pouvez essayer la fécondation
in vitro (c'est mon cas actuellement, mon premier essai a échoué mais je
ne desespère pas, il parait que 50% des femmes atteintes d'endometriose
réussissent à avoir un bébé par ce biais.
Il existent peu de spécialistes compétents et qui travaillent en équipes
pluridisciplinaires en France (le chururgien gynécologue doit pouvoir
travailler avec un chirurgien spécialiste de l'appareil digestif). Demandez
des contacts à l'association Endofrance. Personnellement je me fais suivre
au Chu Arnault de Villeuneuve à Montpellier et ça vaut bien je vous le dit,
de faire 300 km pour avoir affaire à des gens compétents.
roqueia
Portrait de cgelitti
salut à toute .j'ai la chance de ne pas etre malade mais en
lisant vos temoignages et votre douleur j'aimerai vous dire à
toute bravo et bon courage .continuez de vous battre et ne
laisser pas la maladie et la douleur etre les plus fortes.
encore une fois allez foncez profitez d'etre en vie et dites non
à ceux qui vous disent que c'est comme ça , qu'il n'y a rien à
faire.
bisous à toutes

Pages

Sujet vérouillé