sophie
Portrait de cgelitti
Bonjour,

je suis nouveau sur ce forum, la raison pour laquelle je m'y suis présenté est la suivante: je souhaite partager anonymement mon expérience avec la dépression, et je serais très heureux si cela pouvait aider n'importe qui.

Cela va faire bientôt un an que j'ai commencé cette dépression. J'ai été mis sous Deroxat, Prozac puis Effexor avec toujours du Valium. Aujourd'hui je me sens plutôt bien, comme au début avec le Prozac, mais je constate peu à peu que je suis incapable de ressentir de sentiments aussi forts qu'avant.

La raison principale pour laquelle j'ai fait une dépression est une déception amoureuse énorme. Disons que j'ai tout plaqué (dont ma copine) pour une fille et que je n'ai rien eu en retour. Aujourd'hui, aussitôt que je commence à ressentir quelque chose pour une fille, je suis traversé d'une douleur insoutenable, morale et physique. Comme si la plaie était encore ouverte.

Aussi, je m'aperçois que je suis incapable d'être triste. Tant mieux? Pas tellement: je ne vais jamais au bout de mes sentiments. C'est désagréable car j'ai l'impression d'être un légume. De plus j'ai constamment l'impression d'avoir un comportement bizarre et j'ai peur du regard des gens. Depuis ma dépression de plus en plus de gens me prennent pour quelqu'un de bizarre, de stupide ou de fou - d'après leurs mots ou d'après ce qu'on m'a répété. Je ne supporte pas d'être jugé. Je m'éloigne de plus en plus de mes amis, et je n'ai plus vraiment l'impression d'en avoir de vrais. Je suis blessé par un rien, il suffit que quelqu'un dans la rue me regarde mal ou me parle méchamment, qu'on ne me dise pas bonjour, qu'on oublie de me dire bonjour.

Ce que j'aimerais savoir, c'est si c'est vraiment moi qui ai changé, mais est-ce du fait de ma dépression ou des médicaments? J'ai toujours trouvé que le valium et les antidépresseurs m'abrutissaient. À un moment de l'année où je prenais trois Valium 10 mg par jour, j'étais un vrai zombie selon mon entourage.

La vie est un long combat que je refuse de perdre, c'est pourquoi je frappe à votre porte et je demande de l'aide!

En espérant que mon long message ne vous a pas trop ennuyé,

zpam

Klo
Portrait de cgelitti
Bonsoir,

je suis contente pour toi que les doses aient été diminuées.
Ce que t'as dit ta psy m'amène 2 réflexions: tout d'abord, je pense qu'elle n'a jamais pris de tels médicaments donc qu'elle n'en a jamais ressenti les effets et ensuite, je me dis qu'elle prèche pour sa paroisse. Elle ne va pas t'avouer que ça t'endort et que c'est nocif pour toi car elle irait contre son business. Beaucoup de médecins ne sont que les commerciaux de certaines sociétés de l'industrie pharmaceutique. Je rentre dans des considérations hors propos. Tu n'as que 16 ans mais tu verras avec le temps que tout ce que les docteurs peuvent te dire n'est pas toujours la vérité...
Si tu as senti que tu étais au fond, c'est en effet que tu ne vas faire plus que remonter aujourd'hui car quand tu es toujours dépressif tu te dis que tu peux et que tu vas encore descendre même si ce n'est plus le cas.
je suis sincèrement heureuse pour toi que tu vois le bout du tunnel et te souhaite que du bonheur dans l'avenir...
sophie
Portrait de cgelitti
salut bienvenu dans ce cercle difficile de la dépression,le plus dur dans cette maladie c le mal qu'elle procure à l'entourage il faut avant ke tu arrête tous traitement analyser le parcours ke tu as fais toi depuis la prise des médicaments et celui de ton entourage savoir si ta dépression est comprise. tu sais l'appréhension ke tu perçois avec tes petites amies sont seulement cette peur d'un nouvel abandon et cela est compréhensif je te conseil d'avoir un bon médecin ki te suis et te motive.il y à presque deux ans g fais une grosse dépression ki remontais à mon enfance(je t'expliquerai les causes si tu es ok)car c assez long mais si tu te sens mieux seul ton médecin réduira le traitement.ne précipites rien courage je peux t'aider biz
Klo
Portrait de cgelitti
Bonsoir,

je ne sais que trop ce que tu vis car je suis passée par là. Les sensations que tu décris et les médicaments cités ne me rappellent que trop de souvenirs...
Aujourd'hui,je vais parfaitement bien et depuis plus de 6 ans sans rien prendre.
J'étais arrivée à un point où si on m'avait annoncé que j'avais gagné à la loterie ou que j'allais mourir le lendemain ma réponse aurait été la même : "ah, ok."
Le seul conseil que je peux te donner est d'arrêter ces drogues qui sont selon moi bien plus dangereuses que la cigarette, l'alcool ou autres.
La vie est beaucoup trop courte pour la regarder se dérouler devant nos yeux comme si on en était le spectateur.
Sur le conseil d'amis et contre l'avis de mon ex-médicin ou plutôt mon ancien dealer, j'ai arrêté du jour au lendemain. J'ai décidé de prendre ma vie en main.
Vis ta vie à fond, trouve-toi une passion, accomplis tes rêves! Il vaut mieux ressentir des sentiments soient-ils heureux ou non que de se complaindre dans son malheur et ne plus rien vivre.
Dès que je suis passée à autre chose que mes petits problèmes qui me semblaient énormes à l'époque, j'ai repris le sourire et je me suis sentie mieux sans tous ces placebos qui ne faisaient que m'endormir pour ne pas penser.
Dis-toi que tu es en bonne santé physique, enfin je te le souhaite et qu'il y a des personnes bien plus à plaindre que toi.
Vas faire un tour dans un hôpital pour enfants malades et tu comprendras ce que je te dis. Je sais, je ne m'appitoie pas sur ton sort et tu n'as peut-être pas lu mon message jusque là mais ce n'est pas en te plaignant que je t'aiderai.

en espérant que tu ais compris ma démarche et que tu t'en sortes très vite pour pouvoir aider un jour une personne comme je désire le faire aujourd'hui.
soleil
Portrait de cgelitti
courage zpma, j'arrive un peu tard sur tes messages, mais c'est vrai que tu as touché le fond de la piscine, un coup de talon, et tu remontes !!!
Klo
Portrait de cgelitti
Bonjour,

ça me fait plaisir que tu ais apprécié ma réponse.
J'ai pris ces traitements de 14 à 18 ans, j'avais déjà des doses d'adulte. Aujourd'hui, j'en ai 24 et je vis très bien sans.
C'est surement déconseillé d'arrêter du jour au lendemain car tu risques peut-être un manque. Comme je te l'ai écrit, ce ne sont pas les médicaments mais ta volonté d'aller mieux qui te fera avancer dans l'existence.
Je sais ce que tu ressens et tu dois sans doute avoir peur de vivre sans cette béquille. Tu peux commencer par diminuer les doses sur quelques semaines jusqu'à arrêter. Tu n'es pas obligé d'en parler à tes proches et tenter de le faire pour toi.
Est-ce que tu as une passion, peut-être fais-tu un sport? Si oui, les premiers temps occupe toi l'esprit en t'y consacrant. Je sais que la danse et après mes études m'ont beaucoup aidée à penser à autre chose. Surtout, ne reste pas chez toi à broyer du noir.
Tu as toute ta vie devant toi, ce serait triste de ne pas en profiter... Un jour, tu repenseras à cette période et tu ressentiras un énorme soulagement d'avoir fait le nécessaire et d'être devenue une personne à part entière.
En te souhaitant de t'en sortir très vite.
zpma
Portrait de cgelitti
Merci beaucoup,
j'apprécie beaucoup ton aide. J'ai en effet plusieurs passions, l'informatique, et la musique. Seulement j'ai du mal à m'épanouir dans celles-ci.

Aujourd'hui j'ai vu ma thérapeute, j'ai discuté avec elle et elle a bien voulu me réduire les doses de moitié :)
Je suis donc sous effexor lp 37,5 et valium... 2,5 ce qui est une dose de sevrage. J'espère pouvoir bientôt m'en tirer sans traitement. Ma psy quant à elle m'assure qu'il n'y a aucun effet sur le comportement, que ça ne change rien, mais ça ne me rassure pas pour autant. Je sais que pendant un moment j'en ai eu besoin, mais maintenant c'est devenu juste une sale habitude.

Je voudrais dire merci tout d'abord pour les réponses, et aussi à tous ceux qui ont perdu l'espoir qu'un jour tout cela ne sera plus qu'une vieille histoire. J'ai touché le fond et depuis je ne peux qu'aller vers le haut!
CAT67
Portrait de cgelitti
klo, si le fait d'arrêter de toi même les médocs a marché il ne faut surtout pas donner ce conseil à d'autres cela peut être dangereux les sympthomes et les effets mais surtout les causes de la dépression ne sont jamais identique même si on est tous dans le même bâteau de plus zpma est mineur attention cel n'est pas une critique juste une constatation
mois j'ai une très bonne psy, je suis sous zoloft, mais même si au début je pensais aller plus mal à cause des médocs aujourd'hui grâce à eux je vais de mieux en mieux et je diminue les doses doucement mais avec son aide
soleil
Portrait de cgelitti
zpma, je sais qu'il ne faut jamais, au grand jamais, arrêter le traitement d'un coup, car le risque c'est la recrudescence brutale de la maladie, avec risque aggravé de passage à l'acte.. ce n'est pas banal, ces traitements, et tu dois arrêter progressivement, en douceur, et attérrir là où tu veux aller, sans te crasher avant..
Mais oui, tu vas t'en sortir, en douterais tu ?? c'est toi le pilote !!!
zpma
Portrait de cgelitti
Bonjour,
merci beaucoup pour cette réponse très encourageante - j'ai toujours eu peur de devoir continuer les médicaments très longtemps. C'est vrai, les médicaments ça ne m'a jamais plu. Je me souviens avoir dit à mes parents que je ne voulais pas être sous Prozac toute ma vie. Deux semaines après j'étais sous Prozac. L'Effexor est encore pire, mais heureusement j'ai eu la chance de prendre par erreur la moitié de la dose prescrite, ce qui ne m'a pas empêché d'aller mieux! C'est là que j'ai compris qu'aller mieux n'avait rien avoir avec les médicaments.

Quant à arrêter du jour au lendemain, c'est déconseillé partout, même dans la notice! On dit qu'il faut l'aide d'un spécialiste. Mais quand je dis à ma psy que je veux arrêter, elle me prévient qu'il y a 80 % de chances de rechute si le traitement n'a pas été poursuivi pendant plus d'un an! C'est assez effrayant. Je ne sais pas qui je dois croire, peut-être que ça dépend des gens? Est-ce que je peux arrêter, physiquement et psychologiquement?

J'ai 16 ans et je ne veux pas gâcher ma jeunesse. J'ai toujours eu le sentiment, je ne sais pas pourquoi, que ces petites pilules m'abrutissaient. De plus j'ai lu que ce médicament, Effexor, ne doit pas être prescrit aux mineurs.
zpma
Portrait de cgelitti
Merci beaucoup à tous.
J'ai commencé à diminiuer les doses hier, pour l'instant je ne sens pas de différence. Je pense aussi que nous sommes tous différents, et que certains peuvent arrêter les médicaments du jour au lendemain, et s'en sortir sans séquelles, tandis que d'autres ont des tendances à être dépendants... Ce qui est sûr c'est qu'il faut vouloir sans sortir, et vouloir ça plus que tout autre chose.
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