Rugbymen, attention à votre rachis cervical !
- Une étude sur 47 rugbyman
- Les résultats sont édifiants :
- Peut-on attribuer ces anomalies radiologiques du rachis cervical aux micro-traumatismes répétés des joueurs de première ligne ?
- Plusieurs réflexions s'imposent :
L'enquête menée par la Fédération Française de Rugby en 1998, quantifiait à 15% le pourcentage des liaisons du rachis, chiffre pouvant être considéré comme non élevé mais dont l'évolution par rapport aux années précédentes reste spectaculaire.Les mécanismes lésionnels du rachis cervical sont le plus souvent occasionnés lors des entrées en mêlée ou des effondrements de mêlée. Ceci a été à l'origine des modifications de certaines règles par la Fédération Internationale de Rugby : plus de poussée en mêlée lors de l'expulsion d'une première ligne, sanction lors d'un écroulement d'une mêlée …Chez les amateurs, on attribue la prévalence des accidents neurologiques à une meilleure préparation physique et chez les professionnels à un renforcement des muscles du maintien et à une protection plus adaptée du rachis cervical. Pour autant, une augmentation du nombre d'entraînement et de cette musculation intensive peut générer des pathologies dégénératives du rachis chez ces mêmes joueurs.
Une étude sur 47 rugbyman
Ainsi, le retentissement des traumatismes répétés du rachis cervical chez le rugbyman de première ligne a été étudié l'an passé grâce à la réalisation d'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) systématique chez quarante sept rugbyman d'âge et de niveau différent.Ces joueurs n'avaient aucun symptôme douloureux au niveau du rachis cervical au moment de l'étude.Quatre groupes furent constitués : - sept cadets,- cinq juniors,- vingt et un seniors,- quatorze vétérans.Ainsi qu'un groupe témoin non rugbyman représentant quarante patients appariés par l'âge.










