La rhinite allergique est-elle de saison ?

Publié par Hopital.fr le Vendredi 27 Avril 2012 : 11h41
Mis à jour le Lundi 30 Avril 2012 : 17h35

Le réseau national de surveillance aéro-biologique a émis un nouveau bulletin d’alerte concernant les pollens de bouleau et de chêne.

Mais le mauvais temps ayant retardé l’arrivée des pollens de graminées, le mois de mai sera probablement plus difficile pour les allergiques.

 L’occasion de faire un point sur la rhinite allergique, communément appelée rhume des foins, et sur sa prise en charge.

© getty
PUB

La plus courante des allergies respiratoires a vu sa fréquence multipliée par quatre au cours des trois dernières décennies, affectant maintenant plus de 25 % de la population générale en France, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Les symptômes de la rhinite allergique

Bien que la rhinite allergique soit bénigne, elle pose un réel problème de santé publique du fait de l’importance de son impact sur la qualité de vie.

En effet, la rhinite allergique se caractérise par la survenue régulière d’éternuements en salve, d’écoulement nasal et d’obstruction nasale.

Des signes conjonctivaux d’intensité variable sont fréquemment associés : larmoiements, rougeurs, picotements…

Dans les formes sévères avec de la toux voire de la gêne respiratoire, elle conduit à un véritable handicap, cause de troubles du sommeil, d’irritabilité, d’absentéisme scolaire, d’arrêt de travail.

Les trois plus grands allergènes sont, par ordre décroissant, les acariens, les pollens et les chats. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la rhinite allergique n’est donc pas une pathologie saisonnière.

PUB

Les traitements de la rhinite allergique

Le traitement de la rhinite allergique peut prendre trois formes :

  • L’éviction des allergènes : elle consiste à réduire autant que faire se peut la charge allergénique de l’environnement.

    Si elle a fait la preuve de son efficacité dans le domaine de l’allergie aux acariens, elle est difficile à mettre en œuvre au cours des allergies polliniques.

  • Les traitements médicamenteux de la rhinite allergique : ces traitements les plus fréquents sont surtout représentés par les antihistaminiques.

    Les corticoïdes nasaux sont souvent utilisés en renfort ou en alternative car ils sont plus efficaces sur l’obstruction nasale.

  • La désensibilisation : elle vise à rendre le patient tolérant vis-à-vis de l’allergène responsable.

    C’est une sorte de traitement vaccinal reposant sur l’administration régulière d’extraits allergéniques pendant une période prolongée, idéalement 3 à 5 ans.

Publié par Hopital.fr le Vendredi 27 Avril 2012 : 11h41
Mis à jour le Lundi 30 Avril 2012 : 17h35
Source : Hopital.fr
A lire aussi
Allergies respiratoires, pensez à l’immunothérapie !Publié le 05/04/2016 - 14h14

On entend de plus en plus souvent parler d’immunothérapie, dans le cancer, les maladies auto-immunes et même l’athérosclérose mais aussi dans les allergies en oubliant que c’est dans ce domaine qu’elle a émergé. Aujourd’hui, l’immunothérapie allergénique ou "désensibilisation",...

Plus d'articles