gérald
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Je vais essayer de résumer brièvement le problème. Ma mère a des troubles du comportement depuis plusieurs années, de manière régulière et à des moments précis de la journée, à vrai dire même plutôt de la soirée. Elle est diabétique et souffre d'hypertension. Je sais pertinemment qu'elle souffre moralement également et que l'on peut dire qu'il s'agit de dépression due à sa santé, le fait de se sentir amoindrie, du fait de souffrances de son enfance qui remontent encore à la surface et du fait également qu'elle estime sa vie ratée, sacrifiée et cela pour de nombreuses raisons. Bref, mon père se fait du souci et sans le blamer, il ne se rend pas compte des problèmes qu'elle a, mais se demande de quoi peut bien venir son comportement pour le moins étrange du soir : du mal à parler, paroles incohérentes, agressivité, perte d'équilibre, comportement parfois proche du délire. Il en a donc plusieurs fois parlé à son médecin et celui-ci a fini par lui dire qu'il pensait que ma mère buvait, cela notamment par rapport au taux de gamma dans son analyse de sang et par le fait que son foie soit malade. De plus cela expliquerait son comprtement. Bien sûr mon père refuse d'y croire et se dit qu'il s'agit d'autre chose. Il m'en a parlé hier et je ne savais plus quoi répondre pour la raison que je sais depuis maintenant plusieurs années qu'elle boit en cachette le soir. Je culpabilise énormément de cette situation. J'ai retrouvé plusieurs fois des bouteilles cachées. Je les ai même mis en évidence lorsqu'elle rentre afin peut-être de pouvoir en parler. Je me sens impuissante et coupable de laisser cette situation pourrir mais comment faire pour en parler avec elle sans perdre sa confiance. Je ne sais comment faire. Mon père, absent dans la journée, m'a dit que si je trouvais quelque chose, il fallait que je lui dise. Et oui, évidemment que j'ai trouvé quelque chose, mais j'ai peur de sa réaction et aussi de se qu'il pourrait se passer si mon père en parlait à ma mère. Mon père n'aurait sûrement pas les mots qu'il faut et lui dirait peut-être de manière un peu rude. J'ai songé à écrire un mot à ma mère en lui disant que je sais ce qu'il se passe et que je la juge pas, que je sais pourquoi, que je l'aime et que je suis là pour elle quoi qu'il arrive, mais je ne sais pas si cela pourra nous faire avancer.

Si des personnes parmi vous peuvent m'éclairer et me dire ce qui leur paraitrait le plus judicieux afin que je puisse parler avec elle de ce problème sans perdre le lien qui nous unit et sans qu'elle se sente traquée, merci de me répondre.

gérald
Portrait de cgelitti
bonsoir M
je me joints aux conseils d'Alain je suis militant à vie libre Essai un point de contact tout a été dit par ALAIN
Je te souhaite bcp de courage donne de tes nouvelles.
M
Portrait de cgelitti
bonjour Alain,

J'ai posté le même message sur alcoolforum.info, j'avais vraiment besoin de gens qui me répondent et qui connaissent cette situation. Hier, toute la journée, j'ai gambergé, retourné le problème dans tous les sens, des personnes m'ont répondu et ont été attentive, je leur ai répondu et j'essaie d'avancer. Je ne vais réécrire tout ce que j'ai mis sur l'autre forum, car ça m'a vidée et je suis très fatiguée aujourd'hui. Mais je pense effectivement que je vais travailler sur la solution de la lettre. comme tu le dis, elle pourras y revenir, y réfléchir et c'est moins brusque et plus refléchi qu'un discussion, le moyen d'avancer plus en douceur, enfin je l'espère. Merci énormément de ta réponse, cela me conforte dans mon idée et j'y ai de toute façon très longuement réfléchi et même depuis pas mal de temps. Pour mon père, tu as tout compris. J'excuse de ne pas répondre en détail comme je l'ai fait sur l'autre forum, mais je n'en peux plus, il faut que je me pose. Merci en tout cas.
M
Portrait de cgelitti
Bonjour Alain,

Merci pour tes encouragements et de tes conseils. Je suis très fatiguée, il faut que je retrouve mes esprits. Il me reste à trouver le "bon" moment pour la lettre, mais il faut que je prenne un peu de recul, peut-être. J'essayerai de donner suite à cela sur alcooforum.info. D'ailleurs, si jamais tu cherches mon post, il se trouve dans la rubrique "Nouveaux membres, savoir qui est qui..." sous le même pseudo, mais le titre est un peu différent. Merci de ton attention.
Alain
Portrait de cgelitti
Bonjour.
Tout d'abord merci de m'avoir répondu car souvent on s'intéresse aux questions posées, et l'on a jamais de retour... c'est frustrant!
Je vais aller voir sur alcoolforum.info
De ton côté, si tu le désires, tu peux aller sur le site vielibre.org Vie Libre est une association de buveurs guéris, abstinents volontaires... qui a des antennes partout en France. Des personnes qui sont bien placées pour conseiller, et orienter vers des centres de soins appropriés.
Se sortir définitivement de la maladie alcoolique n'est pas une mince affaire, et il faut s'entourer de tous les garde-fous possibles. Une assoc en est un, et un psychologue, et un alcoologue...
Mais pour l'heure, il faut oeuvrer pour la première étape, la prise de conscience. Donc la lettre, et si ta maman l'accepte, un contact avec une personne Vie Libre, car un malade alcoolique n'écoute pas sa famille (sentiment d'infériorité, peut-être), mais va prêter oreille à un autre malade, qui le comprend parfaitement parce qu'ayant vécu la même chose...
- Je ne l'ai pas précisé dans mon premier message: je suis moi-même malade alcoolique, et militant convaincu (moi qui ne voulais pas entendre parler d'associations d'anciens buveurs!!) de Vie Libre.Je m'occupe danc de prévention en milieu scolaire, et d'accompagnement aux personnes qui veulent se sortir de la maladie.
Je te souhaite courage, et optimisme !
Alain
Portrait de cgelitti
Bonjour. J'ai lu très attentivement ton courrier. Je pense que le mieux est effectivement que tu mettes sur le papier cette lettre que tu as en toi, car si tu abordes le sujet oralement, il risque fort d'y avoir un braquage, et refuge dans le déni.
Une lettre fait réfléchir, on peut y revenir... c'est mieux.
Quant à ton père, d'après ce que tu en dis, je ne pense pas qu'il puisse être associé actuellement à une démarche de discussion, de mise au point, et de soins. Il est "absent", et dans le déni.Il a du chemin à faire de son côté.
Fais cette lettre; tu ne la regretteras pas, dans aucun cas de figure.
Amitié.    Alain
Sujet vérouillé