cgelitti
Portrait de cgelitti

Bonjour, Voici ma petite histoire. Je suis un jeune homme de 29 ans et j'ai couru il y a maintenant presque 2 semaines le marathon de Paris. Enfin pas jusqu'au bout malheureusement car j'ai fais une syncope au 32ème kilomètre. Je ne me souviens de rien, j'étais en train de courir et quand j'ai ré-ouvert les yeux j'étais allongé par terre, les pompiers autour de moi... J'ai donc été transféré à l'hopital (Ambroise Paré) dans la foulée. Une fois sur place, la prise de sang a fait ressortir une déshydratation très marquée mais plus inquiétant, mon ECG présente un syndrome de repolarisation précoce. Le médecin m'informe qu'en temps normal ce syndrome peut être considéré comme bénin, mais associé à une syncope à l'effort, il peut faire penser à un facteur de risque accru d'être sujet au phénomène de mort subite. Il me conseille de me rendre à l'hôpital Haut Lévêque de Bordeaux, spécialement réputé pour son service cardio, ce que je fais.Arrivé à Bordeaux je suis immédiatement pris en charge, j'ai été hospitalisé une semaine en observation et j'ai eu droit à tout les tests possibles: test d'effort abrupt, test des réactions du coeur après injection d'adrénaline, irm du coeur et coroscanner. L'ensemble de ces examens se révèlent négatifs et il n'en ressort rien d'alarmant. La question que les médecins se posent et à laquelle je suis incapable de répondre est de savoir si ma syncope au marathon est due à un problème cardiaque (mais dans ce cas je serais tombé net en plein élan et devrais avoir des marques de chute, ce que je n'ai pas) ou plutôt du à une déshydratation trop franche (dans ce cas il est possible que je me sois assis puis allongé sans être capable de m'en souvenir car en état amnésique).Avec tout ces éléments, le cardiologue a estimé que ça lui semblait un peu exagéré de mettre en place un défibrillateur dans mon cas, d'autant plus que je suis relativement jeune. On m'a par contre implanté un holter de monitoring cardiaque (REVEAL) que je vais garder 3 ans et qui enregistre les éventuelles arythmie qu'il détecte. Si jamais il y en a, et de façon trop fréquente, il pourra alors être décidé d'avoir recours à un défibrillateur implantable. Aujourd'hui je suis sorti de l'hospitalisation et rentré chez moi, mais ce syndrome de repolarisation précoce et le phénomène de mort subite m'inquiètent malgré tout, car mon holter n'est pas un défibrilateur et ne me sauvera pas si une arythmie grave survient. Cela dit je suis convaincu que les médecins savent ce qu'ils font et que si il m'ont laissés repartir c'est que je ne doit finalement pas présenter plus de risque que l'ensemble de la population. Si certains d'entre vous sont également porteurs de ce syndrome, comment le vivez-vous ? Je reconnais que je ne suis pas rassuré du tout. Je veux bien également des témoignage de personne ayant un holter Reveal (ou autre) implanté car cela est tout nouveau pour moi, et à vrai dire, il y a encore 2 semaines de ça, je ne m'y attendais pas du tout.Petit point supplémentaire, d'après une récente étude, il semblerait que la quinidine permette de faire disparaitre l'aspect de repolarisation précoce. Or le médecin à Paris m'a informé qu'il n'existait aucun traitement médicamenteux. Même à Bordeaux on ne m'a prescrit aucun médicament. J'aimerai donc savoir ce qu'il en est de la quinidine et pourquoi elle n'est pas prescrite ?Merci à ceux qui auront pris la peine de me lire.