Reconstruction mammaire : un parcours difficile...

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 31 Décembre 2007 : 01h00
Mis à jour le Jeudi 03 Septembre 2015 : 18h43
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Chaque année, sur les 49.000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein, nombre d'entre elles vont subir une ablation chirurgicale du sein. Après cet acte mutilant, une reconstruction mammaire peut être proposée, parfois immédiatement lors du même acte opératoire, sinon, en différé et selon différentes techniques. Petit tour d'horizon des possibilités.

Reconstruction mammaire après un cancer du sein : patience et courage

La reconstruction mammaire est une intervention providentielle pour les femmes auxquelles un sein a dû leur être ôté. Le parcours est cependant très long et fastidieux. Il faut donc s'y préparer et la meilleure façon est de s'informer et d'en discuter longuement avec son médecin. Selon les cas, la reconstruction mammaire est proposée longtemps après ou avant même l'acte de mastectomie, terme désignant l'opération chirurgicale qui enlève la totalité du sein atteint. Cela dépend du chirurgien, du service, de la patiente, des rapports médecin/patiente et des circonstances. S'il est parfois intéressant d'offrir immédiatement la perspective d'une seconde vie aux femmes qui vont se retrouver mutilées, il peut aussi être nécessaire de parler séparément et en temps voulu des deux types d'intervention.

Reconstruction mammaire immédiate sous conditions

Il est possible de procéder à l'ablation du sein puis à une reconstruction lors de la même intervention. Cette façon de faire est très avantageuse et psychologiquement bénéfique. Elle n'est cependant envisageable que si une radiothérapie doit être réalisée en complément de la chirurgie du cancer du sein, ou si la tumeur du sein est très volumineuse. Dans les autres cas, un délai de plusieurs mois après la fin des traitements s'impose avant d'envisager une reconstruction. Le moment opportun est à discuter avec son chirurgien et dépend de la patiente, de son état de fatigue, de l'état de sa peau, et de la façon dont elle a supporté la chimiothérapie et/ou la radiothérapie.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 31 Décembre 2007 : 01h00
Mis à jour le Jeudi 03 Septembre 2015 : 18h43
Source : " Vivre et agir contre le cancer ", n°335, 2007, Ligue nationale contre le cancer.
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