Reblochons contaminés : l’origine de la bactérie toujours pas identifiée

Publié par Anne Valois, journaliste santé le Mercredi 06 Juin 2018 : 09h30

Les enquêtes n'ont pas permis de trouver l'origine de la contamination qui touche plusieurs lots de reblochons au lait cru. La bactérie en cause reste introuvable.

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Le mystère s'épaissit autour des reblochons de la fromagerie Chabert. Près d'un mois après le rappel de plusieurs lots de fromages au lait cru, une inconnue pèse encore. Malgré de multiples enquêtes sanitaires, la bactérie à l'origine d'au moins six intoxications chez des enfants n'a pas été retrouvée.

C'est une Escherichiacoli de souche 026 qui est suspectée d'avoir contaminé les reblochons et six enfants. Huit de plus pourraient être contaminés, mais les investigations se poursuivent.

Le problème, c'est que la bactérie n'a été détectée ni dans les fromages, ni dans le lait qui a servi à leur fabrication… Interrogé par l'AFP, un responsable du syndicat interprofessionnel du reblochon se montre prudent.

"Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, souligne Bruno Mathieu. Même quand les bactéries sont dans le lait, comme il en faut très peu pour rendre les enfants malades, on a des méthodes analytiques qui sont très peu sensibles et on a du mal à les mettre en évidence."

Plusieurs rappels supplémentaires

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Il faudra donc attendre d'autres résultats pour conclure. En attendant, l'entreprise a dû suspendre son activité, par mesure de précaution.

Dans le même esprit, la fromagerie Chabert a encore élargi son rappel de produits. Plusieurs lots de demi-reblochons, estampillés FR 74.289.050 CE, vendus chez Lidl, Leclerc, Auchan et Intermarché sont potentiellement contaminés.

Les fromages de la marque Le Tartiflard, estampillés FR 74.096.050 CE et FR 74.303.050 CE, font également l'objet d'un rappel. Ils ne sont vendus qu'en Savoie et en Haute-Savoie.

Les personnes en possession de ces lots sont invitées à rapporter le produit en grande surface ou de le jeter sans le consommer. Si les symptômes d'une intoxication à E. coli surviennent (fièvre, vomissements, diarrhée), il faut consulter son médecin le plus rapidement possible.

La souche en question peut se révéler particulièrement virulente, surtout chez les enfants. Parmi les 14 cas suspects, bon nombre ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Une complication rare et potentiellement mortelle qui peut mener à une insuffisance rénale chronique.

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