Quantified self : découvrons notre corps grâce aux objets connectés

Publié par Isabelle Gayrard Auzet, Rédactrice en Chef le Mercredi 25 Janvier 2017 : 14h41
Mis à jour le Mardi 18 Avril 2017 : 18h16
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Le quantified self – ou « auto-mesure de soi » - est venu bouleverser nos vies d’humains en nous donnant accès, grâce aux technologies de pointe, à des informations très précises sur le fonctionnement de notre corps. Des infos qui se dissimulaient auparavant dans les profondeurs de nos organes et de notre métabolisme, et auxquelles seuls les spécialistes avaient accès. Entre dispositifs de santé et gadgets loisir, les objets connectés nous permettent de mieux connaître nos paramètres physiologiques,  et de tirer parti de ces informations pour optimiser nos performances tout en prenant soin de notre santé. Ils nous aident à nous soigner lorsque la maladie est là.

Quantified self : à quoi ça sert ?

Dédiés au quantified self, les objets connectés sont des concentrés de technologie permettant l’orchestration de plusieurs données et fonctionnalités fondamentales, dans un but préventif ou un but curatif.

  • Recevoir l’information

Les objets connectés recueillent des informations émanant de notre corps, qu’ils s’agisse de variables physiologiques comme les battements de notre cœur, la température de notre corps, notre tension artérielle, les composantes de notre sommeil, notre fertilité, notre dépense énergétique, etc… ou bien de constantes liées à notre mode de vie, selon la façon dont nous bougeons, mangeons, respirons, dans les domaines de la forme, du bien-être et de la santé… Sans oublier les données relatives à la médecine telles que la glycémie pour les diabétiques, le taux de cholestérol, l’état de la fertilité, l’activité cérébrale…

  • Stocker l’information

Ces outils connectés peuvent être des objets possédant des capteurs synchronisés avec une application mobile de votre smartphone, ou bien directement des applications mobiles qui utilisent les capteurs du smartphone pour collecter ces données qui sont ensuite stockées et mémorisées.

  • Emettre l’information

Que faire alors de ces informations recueillies en grande quantité et intimement liées à la personne ? Elles permettent la génération de courbes, de tableaux, de statistiques, bien utiles à l’usager pour percevoir l’évolution de ses constantes sur un laps de temps prédéfini. Dans le cas de la maladie chronique, ces résultats sont envoyés en temps réel au médecin. Pour un usage lié au maintien de la forme et du bien-être, ils seront adressés au coach sportif, nutritionnel, etc…

  • Traiter l’information

Grâce aux données recueillies avec les objets connectés, le praticien pourra alors, avant même la consultation suivante avec le patient, posséder toutes les informations dont il a besoin pour établir son diagnostic ou pour réajuster le traitement de la façon la plus fine et donc la plus efficace possible.

Le coach proposera des programmes, sportifs, de développement personnel ou nutritionnels, totalement cohérents avec les besoins de la personne au plus près de sa réalité individuelle, métabolique et psychologique.

Objets connectés santé : à qui s’adressent-ils ?

  • Lors de l’usage des objets connectés dans le cadre des loisirs et du bien-être, cette connaissance de soi et de son organisme permet à toute personne de percevoir la manière la plus adaptée pour elle de pratiquer son sport favori, d’optimiser les temps de récupération, d’en appréhender les limites à ne pas dépasser pour ne pas mettre sa santé en danger. Elle permet aussi de respecter un régime alimentaire, de modifier un rythme de sommeil, d’adopter des habitudes de vies plus saines.
  • En santé, chez les patients chroniques, le quantified self peut apporter un éclairage sur leurs symptômes, et optimiser donc les prescriptions médicales qui vont en résulter. Les objets connectés sont alors des vecteurs de facilitation pour aider le patient à une meilleure observance de son traitement dans la perspective d’une réelle efficacité.

L’utilité des objets connectés se place sur le plan qualitatif, mais aussi au niveau quantitatif : la captation des données, quel qu’en soit le volume, se fait en temps réel. Elles sont ensuite transmises et traitées par le spécialiste avant même que le patient se soit rendu physiquement à la consultation, ce qui représente un gain de temps considérable pour lutter efficacement contre la maladie.

Publié par Isabelle Gayrard Auzet, Rédactrice en Chef le Mercredi 25 Janvier 2017 : 14h41
Mis à jour le Mardi 18 Avril 2017 : 18h16
Source :  Dr François Teboul, Directeur médical de Visiomed ;
Ihealthlabs Europe ; Fitbit ; http://www.automesure.com/library/pdf/VM-Objets-Connectes.pdf ; World Health Organization ; Morgan Stanley, 2013 ; Sanofi, le LabSanté
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