Quand nos bêtes nous quittent

Publié par Véronique Ozanne, journaliste santé le Mardi 11 Décembre 2007 : 01h00
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Ils ont une place à part entière dans notre cercle familial, ils font partie de notre quotidien et on les aime passionnément. Mais, chats ou chiens, ils vivent rarement plus de 14 à 18 ans et nous devons donc affronter leur disparition. Comment faire face à ce qui est un véritable deuil.

Du diagnostic à la mort

Le diagnostic est posé, votre compagnon ne vivra plus très longtemps. Bien entendu, vous allez tout faire pour lui rendre matériellement ces derniers moments le plus confortable possible et lui consacrer un maximum de temps. Vous serez sans doute animé par des sentiments contradictoires : le désir d'en finir avec cette dégradation en même temps que la peur de la perte, et comme pour les humains, tout cela est parfaitement normal. Pourtant viendra le moment, s'il ne vous fait pas le cadeau de partir tout seul, où vous devrez prendre la décision puisque vous en avez le pouvoir, d'abréger ses souffrances. C'est le rôle de votre vétérinaire de vous aider dans cette démarche sans jamais prendre la décision à votre place. Il évaluera en dehors de la douleur, la capacité de l'animal à pouvoir encore vivre correctement : sa vue, son ouie, sa confusion mentale, sa mobilité. Un jour, vous verrez dans son regard qu'il ne veut plus se battre. Sachez que si vous le souhaitez, certains vétérinaires peuvent venir pratiquer l'euthanasie à domicile. Dans les semaines qui suivront, vous vous réveillerez la nuit en guettant sa respiration, vous croirez entendre le bruit de ses pattounettes sur le carrelage, et vous ne pourrez pas passer à côté de l'endroit où il dormait ou faire certaines promenades sans être submergé par l'émotion. Acceptez de passer par cette période de deuil, faite successivement d'un état de choc, de déni, de révolte de chagrin et enfin d'acceptation.

Les enfants et les seniors face à la mort d'un animal

La disparition de l'animal qui a accompagné l'enfance survient quand l'enfant entre dans l'adolescence. C'est presque toujours sa première confrontation avec la mort. Il faut le préparer dès qu'il peut le comprendre à l'idée que son compagnon a une durée de vie plus courte que la nôtre. À partir de 7-8 ans associez-le au départ définitif et s'il n'est pas toujours souhaitable qu'il assiste à l'euthanasie, proposez-lui pour le moins de revoir une dernière fois le corps de son animal. S'il en exprime le désir et que la taille et les circonstances le permettent, enterrez l'animal en organisant un petit rituel. Si vous ne récupérez pas le corps ou les cendres, vous pouvez enterrer les objets qui lui ont appartenu. Ces rites de funérailles qui ont existé de tout temps permettent plus facilement d'entamer le deuil et inscrivent de façon claire dans l'esprit de l'enfant la séparation définitive. Pour les personnes âgées, la mort de leur animal, les renvoie inévitablement vers la leur. C'est un moment pendant lequel ils auront besoin d'être entouré. S'il n'est pas souhaitable qu'ils fassent de nouveau l'acquisition d'un jeune, on peut leur proposer l'adoption d'un animal plus âgé sans l'être trop, qui a perdu ses maîtres, ou le dog-sitting intermittent d'un animal du voisinage.

Publié par Véronique Ozanne, journaliste santé le Mardi 11 Décembre 2007 : 01h00
Source : Magazine Côté Santé -12/07
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