Le " burn out " ou syndrome d'épuisement professionnel est de plus en plus fréquent dans nos sociétés modernes. Il se manifeste à la fois sur le plan physique (insomnie, palpitations, douleurs diverses...) et sur le plan psychologique, pouvant déboucher sur une véritable dépression. Il est donc important de reconnaître le stress professionnel et de tenter d'y remédier avant le point de non retour.
Qu’est-ce que le " burn out " ? Il s’agit d’une expression (qui nous vient du domaine aérospatial et qui signifie " le moteur est brûlé ") qui indique un état d’épuisement, à la fois physique et mental, lié à un stress professionnel intense. Celui-ci ne constitue pas un phénomène nouveau, mais les données épidémiologiques reflètent son importance et conduisent de plus en plus d’entreprises à en prendre conscience.
Des études, effectuées aux Etats Unis et au Canada, ont montré que 30% des salariés (et 63% des cadres) souffriraient du stress professionnel. Aux Etats Unis, celui-ci représente environ 60% du taux d’absentéisme. En France, une étude du Credoc a révélé que le nombre de personnes stressées au travail a doublé en dix ans.
D’abord par un épuisement physique : vous vous sentez fatigué dès le lever et vous dormez mal la nuit. Mal à la tête, mal au dos, mal à l’estomac... Attention à l’ulcère ! Les palpitations cardiaques sont fréquentes. Eczéma, chute des cheveux et boutons sont quelques unes des répercussions psycho-somatiques du mal être professionnel.
Vous vous sentez psychologiquement à bout, l’anxiété et les soucis semblent insurmontables. La charge de travail et les responsabilités croissantes vous laissent sans énergie. Vous devenez irritable et méfiant envers vos collègues de travail. Vous avez l’impression d’être seul et sans soutien. Vous en arrivez à vous auto-déprécier et même à vous culpabiliser. Alors, vous avez tendance à vous justifier par un excès d’activité, en privilégiant l’aspect quantitatif plutôt que qualitatif.
Bien sûr, il s’agit d’une description un peu caricaturale du syndrome de " burn out ", destinée à en montrer tous les aspects possibles. Chaque personne est différente et les réactions seront donc également différentes, tant au niveau des symptômes que dans la façon d’y faire face. Quoiqu’il en soit, il faut savoir que si ce syndrome ne constitue pas une maladie en tant que telle, il peut néanmoins conduire à une véritable dépression réactionnelle et à des pathologies bien réelles elles aussi, comme l’infarctus du myocarde ou l’ulcère de l’estomac.
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