Cannabis : re-joint sécurité routière

Une loi visant à sanctionner les conducteurs sous l'influence de drogues illicites a été présentée à l'Assemblée nationale par le député du Val-de-Marne Richard Dell'agnola (UMP). En ligne de mire, le cannabis, la drogue la plus consommée par les jeunes et retrouvée chez 20% des jeunes conducteurs accidentés.

Comme l'alcool, la consommation de cannabis constitue un vrai danger au volant. Fumer un joint diminue notamment la vigilance, les réflexes et la vision. Selon les estimations, entre 15 et 20% des conducteurs impliqués dans un accident sont sous l'emprise de stupéfiants. Or comble de tout, à l'inverse de la conduite en état d'ivresse, ce comportement n'est pas répréhensif.

Ce texte qui a toutes les chances d'être voté dans les mois à venir, reconnaît la conduite automobile sous l'influence de drogues illicites et psychotropes comme un délit passible d'amende et de peine de prison, à l'instar des sanctions maximales prévues pour la conduite en état d'ébriété.

La question du dépistage

En premier lieu, les forces de l'ordre devront faire passer des tests physiques aux conducteurs contrôlés. Comme pour les personnes soupçonnées d'ivresse, réflexes et équilibre douteux, amèneront à exiger une analyse d'urine. Le texte prévoit également l'emploi d'un appareil capable de déceler la présence de cannabis, de cocaïne, d'opiacés ou d'amphétamines à partir d'un échantillon de salive ou de sueur. Déjà utilisé en Allemagne, cet ustensile détecte en quelques secondes la présence ou non de substance illicite. Comme avec l'alcootest, en cas de résultat positif, le conducteur devra se soumettre à une analyse de sang, seul examen capable de confirmer l'infraction.Contrairement à l'alcool qui tolère un maximum de 0,5 gramme par litre de sang, la tolérance zéro sera appliquée. La sanction tombera dès la moindre trace de stupéfiant. Et les outils susceptibles d'être employés pourraient être capables de déceler d'infimes traces, jusqu'à douze heures après la consommation…

Les sanctions

Les mêmes que les sanctions maximales prévues par la loi pour la conduite sous l'emprise de l'alcool : une peine de deux ans de prison, une amende de 4.500 euros et une éventuelle annulation du permis de conduire. En cas de restitution du permis, il est évoqué de vérifier l'abstinence aux stupéfiants dans les mois précédents à l'aide d'une analyse de cheveux.

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Source : Le Parisien, le Figaro, www.medhermes.fr, 8 octobre 2001.