Triathlon

Le triathlon recrute de plus en plus de pratiquants. Discipline olympique par excellence, complète, il attire de plus en plus de sportifs désireux de varier leurs activités.
Sommaire

I. Caractéristiques particularités :

Le triathlon consiste à enchaîner natation, vélo et course à pied. Cette discipline est en pleine expansion. Elle a fait son entrée aux jeux Olympique à Sydney en 2000. Elle s'intègre à la mouvance des « trails » et des « sports natures » ; grâce à ces activités les pratiques d'endurance sont devenues plus ludiques et plus diversifiées.

Les parcours varient selon les catégories :

  • L'épreuve « Promotion » comprend 500 mètres de natation, 20 kilomètres à vélo et 5 à pied. Pour cette compétition la licence est inutile. La distance est accessible au plus grand nombre. L'entraînement destiné à préparer un « promo » peut être comparable à l'activité recommandée pour préserver sa santé cardiaque et articulaire.
  • La « Distance Olympique » enchaîne 1500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 à pied. Pour accéder à cette compétition, un programme savamment dosé est indispensable pour éviter tout surmenage ou surentraînement.
  • Le célèbre « Ironman » fait parti des triathlons «longue distance ». Il débute par 3600 mètres de natation, se poursuit avec 180 kilomètres de vélo et s'achève par 42 kilomètres de course à pied. Le médecin du sport soucieux de la santé de ses patients ne peut pas recommander ce type d'épreuve. En revanche, il doit suivre le triathlète passionné et le conseiller tout au long de sa préparation afin qu'il préserve sa santé.

II. Bienfaits et contre-indications :

Pour le cœur et les vaisseaux

Le triathlon est une activité physique d'endurance. Elle sollicite particulièrement le cœur. Bien pratiquée, il peut prendre une place de choix dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Mal conçue, chez des sportifs prédisposés, elle peut provoquer des accidents cardiaques. En France chaque année, 1000 à 1500 sportifs sont victime d'une mort subite à l'effort alors qu'ils ne se plaignaient d'aucun symptôme.

Afin de profiter de tous les bienfaits du triathlon, un bilan médical est vivement conseillé. Le sédentaire repenti de plus de 40 ans présentant un ou plusieurs facteurs de risque (tabac, excès de cholestérol, hypertension) doit effectuer une « épreuve d'effort ». En milieu hospitalier, sur un vélo immobile, il pédale progressivement jusqu'au maximum de ses capacités. Simultanément, un électrocardiogramme enregistre l'activité de son cœur à la recherche de signe évoquant une mauvaise oxygénation du muscle cardiaque. A l'issue, médecin et cardiologue confirmeront ou moduleront son aptitude. Rarement, ils concluront par une inaptitude provisoire puis instaureront un bilan complémentaire et un traitement.

Pour les os et les articulations

Le triathlon recèle un avantage incontestable : il permet de varier les disciplines à l'entraînement. Les articulations et les sollicitations mécaniques changent alors que le cœur continue de travailler. Le risque de blessure diminue, l'entraînement cardiovasculaire peut se poursuivre assidûment. Il est d'usage d'affirmer que de « diversifier les activités physiques permet de multiplier les bénéfices et de diviser les risques ».

Le cerveau et les hormones

L'aspect ludique et varié de cette discipline accroît la motivation. Rencontres et voyages rythment la saison de compétition. Le plus souvent, le triathlon est source de plaisir et de bien-être. A l'inverse, la diversité des activités, la réduction du nombre de blessure peut insidieusement provoquer une surcharge d'entraînement. Le système cardiovasculaire, la production hormonale et le fonctionnement cérébral peuvent en être altéré. Rapidement, la dépression frappe le triathlète surentraîné !

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