Les enfants qui vivent en ville sont eux aussi exposés aux pesticides via les fruits et légumes frais qu'ils mangent. En revanche, les produits issus de l'agriculture biologique sont quasiment dépourvus de résidus de pesticides. Comme il n'est pas question de se passer de fruits et légumes, et qu'il n'est pas évident de se cantonner au " bio ", David Servan-Shreiber propose une liste des fruits et légumes les moins contaminés.
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Jusqu'à peu, l'exposition aux pesticides était étudiée en milieu rural, là où de tels produits toxiques sont déversés, initialement chez les agriculteurs eux-mêmes et leur famille, puis dans les populations vivant à proximité des zones agricoles. À l'instar de l'étude de la pollution dans les grandes villes plutôt qu'en pleine campagne.
Or les fruits et les légumes issus de l'agriculture intensive sont ensuite acheminés dans les régions urbaines et consommés par les citadins. On peut ainsi se demander dans quelle proportion la simple consommation de ces produits expose aux pesticides.
Une première réponse à cette question est apportée par cette étude ayant porté sur une vingtaine d'enfants âgés de 3 à 11 ans vivant aux Etats-Unis, à Seattle ou dans sa proche banlieue. Leur exposition aux pesticides organophosphorés via l'alimentation a été évaluée en dosant certains métabolites de pesticides dans leurs urines (malathion, chlorpyrifos). Deux fois dans l'année, une fois en été et une fois en autonome, les fruits, les jus de fruits et les légumes ont été systématiquement remplacés, par des produits équivalents d'origine biologique, pendant 5 jours consécutifs.
En moyenne, les taux de métabolites de pesticides dans les urines se situent entre 9 et 25%, avec une variation saisonnière (c'est-à-dire que les taux sont les plus élevés en été, lorsque la consommation en fruits et légumes frais est la plus importante).
En revanche, au bout de 5 jours de substitution des fruits et légumes classiques par des produits issus de l'agriculture biologique, les concentrations en métabolites de pesticides diminuent très fortement, voire deviennent quasiment indétectables. Elles remontent ensuite progressivement avec la reprise d'une alimentation non " bio ".
En conclusion, la principale source d'exposition aux pesticides des enfants vivant en ville est l'alimentation. Mais pas question de limiter la consommation de fruits et légumes frais car ces aliments constituent la principale mesure d'hygiène de vie qui préserve l'état de santé et qui contribue à la prévention des grandes maladies comme l'obésité, le diabète, les cancers et les démences. On peut, en revanche, recommander de privilégier les produits " bio " lesquels contiennent beaucoup moins de résidus de pesticides.
Encore une fois, "mieux vaut manger des légumes et des fruits -y compris quand ils portent des traces de pesticides- que de ne pas en manger". Cette précision indiquée par David Servan-Schreiber dans son livre "Anticancer" est accompagnée de deux listes très intéressantes :
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