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Le point sur les infections vaginales et autres IST

Le point sur les infections vaginales et autres IST

Avec la classique hausse estivale de l'activité sexuelle, les infections vaginales et autres infections sexuellement transmissibles (IST) sont en hausse. Savez-vous comment les éviter ? Savez-vous reconnaître leurs symptômes spécifiques ?

Les bonnes réponses sont indiquées en caractères gras.

1) Le papillomavirus est un virus qui provoque :

Des infections vaginales.

Le cancer du col de l'utérus.

2) Le préservatif protège des papillomavirus.

Faux.

Les papillomavirus sont transmissibles par contact direct. Le préservatif diminue les risques de contamination mais pas totalement. La réalisation d'un frottis tous les ans permet de les dépister à temps. On recommande EN PLUS, aux jeunes filles n'ayant pas encore eu de rapport sexuel ou dans l'année suivant le début de leur activité sexuelle, de se faire vacciner contre les papillomavirus les plus fréquemment retrouvés dans le cancer du col (type 16 et 18).

3) La vaginose bactérienne se reconnaît :

A l'odeur de poisson pourri des pertes vaginales.

A des démangeaisons vaginales.

A noter que cette odeur des pertes vaginales se manifeste en cas de contact avec le sperme ou le sang, soit après les rapports sexuels ou pendant les règles.

4) La mycose vaginale est due à :

Une bactérie.

Un champignon.

Comme toutes les mycoses, la mycose vaginale est due à un champignon. Le plus fréquemment en cause est le "candida albicans".

5) La mycose vaginale se reconnaît :

A l'abondance des pertes.

Aux fortes démangeaisons vaginales.

Les fortes démangeaisons au niveau des petites lèvres, des grandes lèvres et de la vulve sont caractéristiques d'une mycose. On peut aussi remarquer des pertes blanches très compactes, ainsi que des rougeurs et des petits boutons.

6) Mycose et vaginose sont des infections :

Graves.

Bénignes.

Ces affections sont embêtantes, surtout la mycose qui dans 50% des cas récidive et devient chronique, mais elles ne sont pas dangereuses.

7) La mycose chronique récidive souvent après un rapport sexuel.

Vrai.

C'est effectivement une particularité de la mycose chronique.

8) Chez l'homme, la mycose :

Ne se voit pas.

Se traduit par des boutons rouges sur la verge.

De tels symptômes passent difficilement inaperçus.

9) Le risque de mycose augmente avec :

La prise d'antidépresseurs.

La prise d'antibiotiques.

Les antibiotiques ont la caractéristique d'éliminer les bactéries à l'exception des champignons responsables de mycoses. Ces derniers en profitent donc pour proliférer et provoquer des démangeaisons. Ainsi, il est très classique qu'une femme traitée pour une cystite se plaigne ensuite de démangeaisons. Son traitement a éliminé la cystite mais a favorisé le développement d'une mycose….

10) La chlamydiose est une infection sexuellement transmissible.

Vrai.

Comme la gonococcie, la chlamydiose est une IST beaucoup plus fréquente que le sida et qui justifie tout autant le port du préservatif. Ces affections peuvent être très graves et à l'origine de stérilité.

11) Les infections à chlamydia et à gonocoques se manifestent par :

De fortes douleurs, des pertes abondantes, des brûlures urinaires et de la fièvre.

De minuscules petits boutons rouges sur la vulve.

Cet ensemble de symptômes est très particulier et ne peut pas passer inaperçu. Il convient de consulter très rapidement afin d'éviter que l'infection ne gagne les trompes notamment, et provoque une stérilité. Parfois malheureusement, les symptômes sont beaucoup plus discrets et l'infection peut passer inaperçue pendant longtemps.

Article publié par le 06/08/2007

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