Ortie
Portrait de cgelitti
Bonjour à tous et à toutes.

Je suis sur ce forum pour solliciter votre aide afin de soutenir au mieux ma copine. Je vous explique en quelques mots,sans rentrer dans les détails,ce qui se passe. Elle est sujette à une phobie des oraux du type oraux d'exams ou de concours: son medecin l'a orienté vers un comportementaliste pour traiter cette pathologie.

Tout va bien me direz-vous.

Ce que j'aimerais savoir c'est comment faire,à mon niveau,pour que cette thérapie soit la moins pénible possible pour elle (l'interet et la difficulté de ce genre de thérapie est la confrontation directe aux situations generant ses phobies) et pour l'aider au mieux à passer ce cap délicat.

Merci de vos réponses.

Ortie
Portrait de cgelitti
Bonjour Arnaud,

A présent, j'en sais un peu plus en ce qui concerne les manifestations du trouble de votre amie. A partir de là, je peux vous confirmer ma première impression, à savoir, c'est bel et bien un manque d'estime de soi et de confiance en soi dont souffre votre compagne.

Ensuite, vous dire que c'est "pathologique", je ne pense pas dans la mesure où ces comportements ne sont pas généralisés à la simple perspective d'être en contact avec quelqu'un à qui il faut parler. Il n'y a QUE lorsqu'elle passe ces entretiens que ces troubles apparaissent. Le simple fait de lui faire prendre conscience que toutes ces manifestations sont "anormalement" violentes sous prétexte qu'en général les personnes réagissent AUTREMENT lui indique qu'il s'agit d'une maladie. Or, je ne le crois pas.

En effet, vous dites par ailleurs qu'elle a du mal à parler avec son psychologue ouvertement de ce qu'elle vit dans ces situations, ne serait-ce pas là le signe qu'elle-même ne se considère pas MALADE ? Et que le problème est ailleurs ? Vous ne mentionnez aucun trouble identique à ceux qu'elle vit en situation d'"oraux" lors des entrevues avec ce psy, comment expliquez-vous cela ? Serait-ce parce qu'avec cette personne elle n'a rien à PROUVER ?
Si d'emblée c'était le cas, ma conclusion est donc encore une fois confirmée : manque d'estime en soi et de confiance en soi. Et là, nous sommes loin des "pathologies" auxquelles vous faîtes référence.

Il existe plusieurs techniques pour développer ces manques, des moyens via lesquels vous n'êtes pas forcé de chercher dans le passé en répondant au pourquoi de la chose mais grâce auxquels vous trouvez des réponses au comment faire pour que çà ne se reproduise plus. Dans ce dernier cas, vous imaginez aisément que le vécu de la thérapie est beaucoup moins... douloureux pour la personne car elle se projette dans l'avenir et ne replonge pas dans ce qu'elle a vécu et surtout mal vécu.

Quant à votre question sur la nécessité de voir le psy et le comportementaliste en même temps, je n'ai pas de réponse à vous donner, je dirais que seule votre amie est en mesure de la fournir.

Cela dit, j'ai une question à lui poser par votre intermédiaire :
Si, comme bon nombre de comportementalistes, je pars du principe que tout comportement même négatif pour la personne présente une intention positive pour elle, j'aimerais que vous lui demandiez de réfléchir et de répondre aux questions suivantes :
quelle serait la raison d'être de ce comportement, à quoi ce comportement lui sert-il ? qu'est-ce qu'il lui apporte de bon pour elle ?

Voila, Arnaud, je vous souhaite une excellente journée ainsi qu'à votre amie.
Ortie


Ortie
Portrait de cgelitti
Bonjour Arnaud,


Soyez assuré que la thérapie que suivra votre amie lui fera davantage de bien que de mal. D'ailleurs, je parie ma chemise que ce thérapeute conclura qu'il ne s'agit pas ici de "phobie" mais d'un manque de confiance en soi et d'estime de soi. Croyez-moi, dans ce cas, les "exercices" seront très plaisants pour votre copine. Un pur moment de bonheur même...

Maintenant, à propose de l'aide que vous pouvez lui apporter, j'opterais pour l'écoute, la patience, la flexibilité et votre propre préparation à la voir évoluer.

Bonne chance,
Ortie
Arnaud
Portrait de cgelitti
Bonsoir Ortie,

Tout d'abord merci pour votre réponse.

Il est vrai que ma copine souffre d'un cruel manque de confiance et d'estime de soi.
Vous avez peut etre raison lorsque vous dites que le thérapeute conclura qu'il ne s'agit pas ici de "phobie". Cependant, vu les manifestations physiques plutot "violentes" que procurent ces blocages, j'ai tendance à penser que ce trouble est d'ordre pathologique. On verra bien apres les premieres seances (qui ne vont pas commencer tout de suite).

Dans tous les cas, je m'en vais suivre vos conseils.

Encore merci.

Si quelqu'un souhaite donner son avis,apporter un éclairage différent,etc..., qu'il n'hesite surtout pas.

Ortie
Portrait de cgelitti
Bonsoir Arnaud,

Votre amie a vraiment de la chance de vous connaître.
A votre avis, lui serait-il possible de communiquer avec moi, soit en venant sur ce forum, ou via un mail ?

Dans tous les cas, je vous souhaite bonne chance à tous les 2 et je vous félicite encore pour l'intérêt que vous portez à cette personne que vous aimez et à laquelle, visiblement, vous ne voulez QUE du bonheur.

Ortie
Arnaud
Portrait de cgelitti
Bonsoir Ortie,

Encore une fois merci beaucoup pour votre réponse et vos conseils qui m'aident beaucoup.
Je vais esayer de répondre le plus simplement possible à vos questions.


En quoi la peur de votre amie est-elle "pathologique" comme vous le dites ?

>>>> Elle est selon moi (et son généraliste) pathologique dans la mesure ou les manifestations de son trouble son anormalement "violentes": blocage total de la parole, maux de ventre terribles, vomissements continus au point de ne pas pouvoir se rendre à ses oraux (et il y en sans doute d'autres).

Qu'a-t-elle fait jusqu'à présent pour en sortir ?

>>>> Rien de spécial dans ce sens. C'est quelqu'un qui a tendance à prendre enormement sur elle, et de ce fait à accumuler les couches les unes sur les autres, et forcement au bout d'un moment ça lache. Elle voit depuis quelque temps un psychologue avec qui, et c'est elle qui le dit, elle ne s'est pas complétement ouverte, par fierté ou honte. Je ne sais pas si elle va continuer à le voir en parallele avec le comportementaliste, pour ma part je pense lui conseiller de le faire. Votre opinion?

Quelles sont les manifestations ce son "trouble" ?

>>>> Voir la réponse à la premiere question.

A quel moment prend-elle peur ?

>>>> A vrai dire, l'angoisse et le stress monte progressivement avant (elle se dit qu'elle n'y arrivera pas, qu'elle n'est pas à la hauteur, que si c'est pour etre bloquée ça ne sert à rien d'y aller..), et le jour meme les manifestations physiques pointent le bout de leur nez. C'est une sorte de processus de sabotage inconscient, sur lequel elle n'a pour le moment aucune emprise.

Voila, j'espere avoir répondu à vos interrogations.

A bientot,
Arnaud
Arnaud
Portrait de cgelitti
Bonjour Ortie,

Je ne peux que confirmer ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire, à savoir que c'est une réelle chance de pouvoir vous lire. Et j'espère qu'énormément de gens auront cette opportunité.

Je crois qu'aprés votre explication plus que limpide du dilemme, je vais mettre en pratique vos conseils, c'est à dire faire en sorte de toujours me donner le CHOIX que vous évoquer , pour ne plus avoir ce sentiment désagréable et inconfortable d'impuissance face aux choses et aux événements.

Bonne journée Ortie, et au risque de me répéter, merci beaucoup pour vos conseils, votre soutien et le temps que vous m'accorder.
Arnaud
Arnaud
Portrait de cgelitti
Bonjour Ortie,

Juste un petit message pour vous dire que je vais devoir m'absenter quelques jours (je dois passer des oraux à Paris), et que je n'aurais donc pas la possibilité de communiquer avec vous pendant ce temps.

Je dois dire que depuis mon dernier message, entre mes révisions et quelques contretemps, je n'ai pas vraiment eut l'occasion de discuter tranquillement avec ma copine. Mais à mon retour, je compte bien remedier à tout ça.

Je me demandais si vous étiez toujours enclin à communiquer avec elle et si vous accepteriez de me faire parvenir votre mail, via ce forum ou via mon propre mail (lo_ka_terre@yahoo.fr)?

Vous l'avez compris, sous vos conseils, j'ai choisi d'etre assis plus confortablement.
Si elle en ressent l'envie et le besoin, elle vous contactera: je pense que la démarche de commnuniquer avec vous, pour lui etre vraiment bénéfique (ce dont je ne doute absolument pas), doit venir d'elle et qu'elle ne se sente en rien "obligée" ou "forcée" (par moi, bien sur), ce qui ne peut etre que néfaste et ça, je ne le veux pas.

Bonne journée à vous Ortie et à bientot,
Arnaud
Aranud
Portrait de cgelitti
Bonsoir Ortie,

Vos compliments font vraiment chaud au coeur.

Cette personne est pour moi LA femme de ma vie, je l'aime de toutes mes forces et je n'ai qu'une seule envie c'est qu'elle soit bien dans sa tete et dans son coeur.

Je dois avouer qu'elle ne sait pas que je suis sur ce forum, et je ne sais pas si je dois lui en parler ou pas.
Dans un de vos messages vous disiez: "Je vous conseille par ailleurs de ne pas montrer que vous avez peur et que vous êtes démuni face à tout cela". Et j'ai le sentiment que lui dire que je viens sur ce forum revient à lui dire justement que je suis demuni face à tout cela. Je me trompe?

Donc comment communiquer avec vous si elle ignore votre existence, n'est ce pas? Pourtant, je suis sur que ce serait bénéfique pour elle, d'ou un certain dilemme.

Voila,Ortie, je vous souhaite une bonne soirée.

A bientot, Arnaud.


Ortie
Portrait de cgelitti
Bonjour Arnaud,

Je comprends ce que vous me dites et je n'ai pas à vous convaincre de faire ou ne pas faire telle ou telle chose.
Vous avez bien expliqué ce qu'était un dilemme :
c'est un manque de choix, ou bien je fais çà et il m'arrive çà, ou bien je ne fais rien et alors voila ce qui se passe. Position très inconfortable que d'être le c... entre 2 chaises, n'est-ce pas ? nous nous sentons tiraillés, impuissants et pourtant sans choisir l'une ou l'autre des chaises (aucune ne nous convient complètement puisque sinon le choix aurait été fait)il nous est possible d'être assis plus confortablement.
Comment, me direz-vous ? et bien en élargissant le nombre d'options qui s'offrent à nous pour enfin avoir le CHOIX. Une option c'est une impasse, deux, un dilemme, à partir de 3 commence le choix.
Alors, Arnaud, donnez-vous toujours le choix, c'est le seul moyen pour ne pas se sentir "coincé" dans l'(in)action.

Bonne journée à vous,
Ortie
Arnaud
Portrait de cgelitti
Bonjour Ortie,

C'est toujours aussi enrichissant de pouvoir vous lire.

Vous avez raison, ces troubles n'apparaissent effectivement QUE lorsque ma copine doit passer des oraux d'examens ou de concours, c'est à dire lorsqu'elle est en situation de devoir faire étalage de ses seules connaissances, et ce dans un cadre "formaté" qui ne fait qu'accentuer le phénomène.
Pour ce qui est des autres types d'entretiens, du type entretiens d'embauche par exemple, meme si il y a, dans une cetaine mesure, besoin de se "vendre", elle y arrive trés bien (avec un peu de stress, mais c'est bien normal).
C'est quelqu'un qui s'exprime facilement et avec une certaine aisance avec les autres, et je dirais meme qu'elle adore ça.

En ce qui concerne ses entrevues avec son psychologue, il n'est absolument pas question de trouble quelconque, sans doute, comme vous le dites, car elle n'a rien à prouver. Pourquoi ne s'est elle pas ouverte franchement avec lui sur ce domaine (et sur d'autres)? Je ne sais pas.
Elle sait qu'elle souffre d'un manque cruel de confiance et d'estime de soi, causé en grande partie sans doute par l'absence de valorisation de la part de ses parents, et elle n'en est pas spécialement fière. C'est pourquoi je ne crois pas qu'elle se considére comme malade. Cependant, depuis qu'elle a franchi le pas, qu'elle s'est ouverte à son généraliste et que ce dernier lui a dit qu'elle souffrait d'un trouble "pathologique" (et à force de vous lire, j'ai le sentiment que ce n'est pas le cas), qui se traitait facilement, j'ai l'impression que ce n'est plus la meme chanson.

A moi de lui faire comprendre que les troubles dont elle souffre ne font pas d'elle une "malade", et que la thérapie qu'elle va suivre ne sera pas aussi douloureuse qu'elle le pense, en m'appuyant sur la description des techniques que vous m'avez faite.

Je crois pour ma part qu'il est bon qu'elle continu à voir son psychologue, car il reste certains domaines pour lesquels elle a besoin d'etre aidée, et je ne peux malheureusement pas faire grand chose pour ça.

Merci encore Ortie pour vos réponses et votre soutien. Je vais lui soumettre vos questions.

Trés bonne journée à vous aussi Ortie, et à bientot.
Arnaud.

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