NOURKARIM
Portrait de cgelitti

Bonjour à vous tous et toutes,

Il est évident que je ne vais pas vous demander de me diagnostiquer, par contre en franchissant les portes d'ici, il me semble détenir au moins en partie, une sorte de réponse tacite que je me fais à moi-même...

J'ai passé toute ma vie je crois bien à lutter contre ces hauts trop hauts et ces bas trop bas, mais jusqu'à cette nuit qui ressemble à un nième enfer, je m'étais dissociée de la possibilité d'être "comme ma mère", si vous voyez ce que je veux dire. A son époque à elle, on parlait encore de "maniaco dépression" ce qui fait que, d'une part, je n'ai pas fait la liaison plus rapidement mais cela fait quand même quelques mois que je tourne autour puis remets le tout, au fond d'un trou bien profond...

Ce soir, je suis aux portes de cet enfer qui attire comme un aimant et cette fois, je ne peux plus faire "comme si" tout irait mieux demain ou le jour d'après... Donc, je vais aller demander de l'aide assez rapidement, en essayant de tenir jusque-là, malheureusement je suis loin de chez moi (ce qui est rare) donc vaille que vaille en m'accrochant à ce que je peux, je vais essayer de respirer et de me forcer à garder quelques repères jusqu'à trouver assez de bienveillance en face de moi pour mettre ? quelque chose en place qui me protège déjà, de moi-même...

Si au moins je me rappelais comment on fait pour dormir, si au moins ces angoisses étaient moins mortifères, si...

Cette nuit je vais me raccrocher à ma grammaire d'esperanto, au dictionnaire car je n'ai pas mes peintures avec moi et je ne peux pas faire le ménage jusqu'à épuisement chez ma fille qui vient d'accoucher sinon je vais réveiller tout le monde, bonjour la discrétion :) ! Et en plus je n'ai absolument pas envie de faire le ménage qui est déjà fait, par ailleurs...

Juste avant (de venir ici) j'écrivais des mails que -heureusement- pour leurs destinataires, je n'ai pas envoyés !

J'arrive encore à contrôler ce genre de "pulsions" mais de plus en plus difficilement, c'est ce qui m'alerte, bien évidemment...

Ma mère s'est jetée d'un 9ème étage, il y a très longtemps et quelque part, je la comprends... Elle me pourissait tellement la vie (quand j'étais gamine) que je ne veux pas faire subir cela à qui que ce soit (quoique la semaine dernière hélas hélas comme je le regrette et vais le regretter à jamais, la seule personne que j'aime et que je venais juste de retrouver après 30 ans, en a fait les frais)... trop d'émotions (pour moi) et j'ai vraiment disjoncté... Il a fui à l'autre bout de la France et est aux abonnés absents alors que pour la 3ème fois, il se tapait 8 h de train... Je le comprends mais un peu trop tard... Ces états d'âmes excessifs, sont vraiment une malédiction... Moi maintenant j'ai honte de moi, de ce sabotage que j'ai moi-même généré, irratrappable... Je voudrais disparaitre dans un trou sans fond, éteindre la lumière, tout n'est que douleur, lutte et épuisement...

Voilà...

Pff... quelle tartine ! Désolée, je poste quand même et advienne que pourra...

NOURKARIM
Portrait de cgelitti
Bipolaire, qui ne l'est pas? C'est une question d'échelle. Les conditions de la vie dite moderne semblent nous tirailler au point de perdre le nord. C'est un combat permanent que nous menons mal ; mal parce que nous nous laissons happer par la parure de la vie ( passagère) et un mimétisme aveugle. Nous perdons ainsi notre personnalité. Combattre la bipolarité c'est de faire avec et accepter d'être ce qu'on est. C'est forger sa personnalité et d'éviter, notamment, la réclusion. La vie est un combat sempiternel...oser faire et agir. Aller de l'avant tout en mesurant ses pas. Domestiquer sa peur voire la neutraliser pour pouvoir agir sereinement dans ce monde qui se délétère... . Vous ne devez pas avoir honte de vous! Dans cette vie trépidante, armez-vous de patience et de volonté pour triompher de cette pseudo-peur qui semble vous perturber. Ayez foi en vous et je suis certain que cette situation finira par être un vague souvenir et vous finirez par vaincre vos anxiétés et états d'âmes ( qui sont en chacun de nous). C'est une question de mesure.
Sujet vérouillé