Rémi
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Dans le cadre de ma thèse de doctorat en sociologie, je fais passer des questionnaires sur l?expérience qu?ont les 25-45 ans des troubles psychiques.

Si vous avez entre 25 et 45 ans, et si vous résidez en France, vous pouvez me rendre service (ça prend 5 minutes) :

http://www.cmh.ens.fr/limesurvey/index.php?sid=91974&lang=fr

Le but, en gros, est de rechercher dans quelle mesure des trajectoires personnelles différentes induisent des expériences et des conceptions différentes des troubles psychiques et de leur traitement.

Enfin, en fait c'est plus compliqué... N'hésitez pas à réagir si vous voulez des précisions.

(avis aux modérateurs : j'ai posté le même message dans la rubrique 'troubles du comportement'... J'espère que vous ne le supprimerez pas :) )

Donc voilà... en espérant une participation massive !

Rémi

Maritchou13
Portrait de cgelitti
Bonjour Rémi.
J'ai tenté de cliquer sur votre lien ce matin mais impossibled'y accéder... Donc, si malgré mon âge juste à la limite de ce que vous recherchez vous intéresse quand même, il ne vous resterait que la possibilité de me contacter par e-mail, que je vous ai laissé dans mon précédent message. Merci d'avance au cas où...
Bon courage dans vos recherches, et pour les autres, bon courage dans vos parcours et combats respectifs !
Cordialement à tous !
Maritchou13.
Maritchou13
Portrait de cgelitti
Bonsoir Rémi.
Je serais très intéresséepour répondre à votre questionnaire, mais comme je suis déficiente visuelle (aveugle complète en réalité, demi-sourde aussi),je n'ose pas cliquer sur votre lien de peur que ce soit trop visuel, et de plus jene suis pas très douée et je ne suis donc même pas sûre de pouvoir répondre en direct. Moi, j'ai moi-même 45 ans, j'ai connu deux dzépressions vraies, dont une en cours encore, et deux non diagnostiquées mais je suis presque sûre que c'en étaient quand même. Si votre questionnaire n'est pas trop long ou pas trop compliqué, je peux vous passer mon e-mail et vous pouvez toujurs me faire connaître vos questions principales, moi je veux bien essayer de vous aider mais j'ai simplement peur que ma cécité, m'empêchant d'utiliser la souris et la synthèse vocalepouvant être perturbée par d'éventuels schémas, j'ai donc peur de ne pas vous être très utile... Mais on ne sait jamais, voici mon e-mail bien que je n'aime pas trop le donner en un tel endroit où n'importe qui peut lire : si vous me contactez, merci de préciser en objet soit "rémi forum" ou "questionnaire dépresssion"pour que je dcomprenne et ne vire pasle message aussitôt :
mp.louberge@orange.fr
Eh oui, bien sûr, Maritchou n'est pas mon vrai prénom... Mais je préfère garder un pseudo ou celui-là sur les forums où je me rends. Ce qui m'ennuie pour vous aussi c'est que je suis dans la limite supérieure par rapport aux âges recherchés...
Si vous croyez que je peux vous être utile d'une manière quelconque, même maladroitement et modestement, vous pouvez me contacter par la voie indiquée plus haut ; merci. Sinon, bon courage dans vos recherches et votre appel à témoins ! C'est si rare de trouver quelqu'un qui s'intéresse aux dépressifs sous un autre angle que simplement "oh, vousêtes trop stressé" ou "vous êtes vraiment pour la catégorie des psychiâtres" avec un air méprisant quand les médecins ne savent plus quoi faire de vous... Vous, vous semblez vous intéresser aux personnes autant qu'àla maladie, c'est déjà une preuve incontestable à la fois de lucidité et de qualités decoeur, je vous souhaite de trouver plein de témoins si vous ne me pensez pas utile ou si je ne peux pas pour raison techniques... Mais j'aimerais bien !
Bonne soirée à vous, courage dans vos recherches, et bien cordialement à tous, plein de courage dans vos combats et parcours respectifs !
Maritchou13.
Rémi
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Peu de réponses à mon questionnaire...



Donc n'hésitez pas à copier-coller la ligne suivante dans votre barre de navigation pour y répondre :

http://www.cmh.ens.fr/limesurvey/index.php?sid=91974〈= fr







Maritchou13, j'ai lu attentivement votre touchant témoignage, et je me souviendrai de vos conseils.

Pour répondre au questionnaire, il ne faut pas cliquer sur la ligne, mais la copier puis la coller dans la barre d'adresse en haut de votre navigateur Internet.

Je tiens à préciser que le but de mon travail n'est pas directement thérapeutique : je m'intéresse bien entendu à l'expérience des troubles psychiques, mais je ne suis pas en mesure de donner des conseils plus pertinents que ceux de n'importe-qui.

Voilà... j'espère encore de nombreuses réponses,

Rémi
Ln
Portrait de cgelitti
il faut prendre le lien (copier /coller) et le mettre a la place de la page deja ouverte ;)
Maritchou13
Portrait de cgelitti
Bonjour, Rémi et Curious.
Je viens de faire deux nouvelles tentatives pour cliquer sur le lien indiqué, et deux échecs complets aussi. Peut-être que mon équipement adapté (synthèse vocale car aveugle et malentendante) ne me permettront jamais d'y accéder...
Alors, Rémi, pour ne pas vous laisser complètement sur votre faim, je vais vous donner un aperçu de ce que j'ai vécu comme dépressions sûres et vraies, et si vous manquez d'infos ou voulez savoir aussi comment j'ai vécu ce que je pense être deux dépressions supplémentaitres mais non diagnostiquées, je vous redonne mon e-mail :
mp.louberge@orange.fr
Je me lance, mais ça me fait mal de tout déballer "sur la place publique du net" en quelque sorte : c'est bien parce que vous faites de la recherche que je consens à essayer de vous aider...
Allllez je me lance. J'ai actuellement 45 ans, célibataire, sans enfant, et il ne me reste plus que très peu de famille. J'ai été presque vingt ans téléconseillère dans une société d'assurances connue, vous verrez plus loin pourquoi jeparle au passé.
Ma première dépression vraie et décelée, c'était justement lié au travail, car déjàcommençait à régner une certaine pression (j'ignorais que ce serait bien pire quelques années plus tard !) Mais cette fois-là, la dépression s'est déclenchée très brutalement, et par chance j'ai été bien soignée dans l'ensemble, je n'ai même pas eu besoin d'arrêts de travail C'était en juin 1997. . S'il vous faut les médicaments je vais avoir un peu de malc car j'ai oublié le tout premier quipourtant me convenait plutôt bien, mais hélas, au bout de cinq-six mois, sans raison logique le médecin a remplacé cela par du Déroxat, là cela aété une catastrophe, je ne le supportais absolument pas! A la faveur d'undéplacement en congés jesuis allée chez le médecindema région d'origine qui me suivait depuis toute petite : là, il m'a donné du Stablon, il m'a bien fallu deux ans, plus à peu près autant de suivi psychologique, mais au moins cette fois-là j'en étais complètenent sortie, et pourtant, la pression au travail était toujours bien là : "vous n'êtes pas assez efficace, vous êtes trop lente, vous ne vendez pas assez ci ou ça..." Mais j'ai réussi, cette fois-là, à ne pas leur faire le moindre cadeau d'arrêt ou de départ.
Nouvelle dépression décelée à partir d'octobre 2006 mais je crois qu'elle avait commencé, de manière beaucoup plus sournoise, bien plus tot.Les causes je les connais, d'une part mon endométriose archi-douloureuse qui gâche la plupart de mes nuits et donc perturbe mes journées aussi, plus le deuil mal digéré de ma mère, ma seule vraie famille, à un moment où ma maladie faisait déjà des ravages mais jn'était pas encore diagnostiquée. Hospitalisée au départ pour problèmes rénaux importants, j'ai subi une opération gynéco qui a permis enffin de mettre un nom sur mes maux, (mais sans vraie perspective de solution) ; et peu après a débarqué un psychiâtre dans ma chambre, je ne vous dis pas de quelle manière abrupte je l'ai reçu ! Je croyais alors,commme beaucoup, qu'un psychiâtre c'était fait uniquement poures fous ou grands malades mentaux,je ne vous dis pas tout ce que je lui ai balancé... Il m'a demandé si j'étais en dépression ; moi, je sentais bien que j'avais complètement changé de caractère à cause de la douleur, et que j'avais beoins de plus de sommeil qu'avantet surtout que je m'intéressais à beaucoup moins de choses peu à peu, et aussiq que je chantonnais beaucoup moins qu'avant, mais comme je sais qu'il existe des critères précis pour ladépression je lui ai volontairement demandé de me poser plutôt des questions. Pour lui,pas de doute, la dépression était là en plus de la maladie, à mon avis à cause de la maladie parce que cette fois cela s'était faittrès sournoisement, très progressivement. Premier traitement : Eflexor ;mal suppporté : mêmeune fois les nausées des premiers jours passées, restait leproblème de ma langue qui bougeait toute seule et je ne pouvais plus parler correctement. Deuxième essai avec Cymbalta : pas de gros résultat côté dépressif, aucunrésultat côté douleur et même mon médecin traitant a lu un jour que cela pouvait aggraver les douleurs abdominales... Donc, retour au Stablon, actuellement un le matin, plus Lexomyl ou son générique. Très franchement, cela fait maintenant bientôttrois ans et je ne vois pas du tout quand et comment j'en sortirais ! En fait mon moral varie beaucoup selon l'intensité des douleurs, et pourtant peu à peu j'ai été opérée de tous les organes gynéco... Mais les problèmes rénaux, eux, restent entiers et douleur de ce côté-là aussi... En fait, je pense que, tant queje n'auraiaucune perspective claire que la douleur diminue ou s'arrrête, et tant que je ne saurai pas non plus si les ennuis rénaux et gynéco sont liés ou pas, peut-être aussi tant que la maladie ne me laissera passuffisamment de temps pour digérer mon deuil commme on dit, je pense queje pourrais prendre tous les dépresseurs du monde, je ne guérirais pas de suite ! J'ai oublié de vous dire,je le constate en relisant, que j'ai vu bien sûr des gastro et trois psychiâtres : deux ont trouvé que c'était inutile de continuer avec eux parcze qu'ils me trouvaient lucide malgré lamorphine, le troisième a proposé de me revoir "si nécessaire" mais ne semblait pas non plus le souhaiter trop fortement. Bien sûr, entre temps,j'ai été si souvent hospitalisée et malade que j'ai perdu mon emploi (invalidité deuxième catégorie mi-décembre 2008). La douleur qui m'oblige à m'allohnger beaucoup et m'a fait perdre en grande partie une autonomie chèrement acquise, et aussi le fait que ma maladie auditive soit évolutive, ne m'encouragent évidemment pas... Même sous traitement et même avec soutien psy, mes envies suicidaires reviennnent tellement souvent que j'ai déjà réfléchi plusieurs fois sérieusement quand et comment cela pourrait le mieux réussir... Tout cela conjugué, nette diminution de la vie associative ou simplement sociale, perte de contacts de certains amis parce quemon problème est trop long et que parfois j'ai envie de me replier sur ma coquillle et que j'en ai marre de raconter toujours pareil, perte d'emploi donc, refus dans une association où je pensais pouvoir rendre partiellent rendre service à distance (j''ai véxcu cela comme un terrible échec !) ; depuis mi-juin j'ai redemandé soutien psychologique, et je crois avoir trouvé une thérapeute qui me convient, c'est une psy qui travaille dans le service du gynéco qui me suit. J'en ai aussi un peu ras-le-bol (et je suis gentille) d'être prise pour une simple balle de ping-pong et renvoyée d'un médecin, d'un spécialiste au médecin à un autre spécialiste et puis un autre... Depuis le mois de mai je perds beaucoup de temps parce que ces messieurs ont certes le savoir et la science, mais ils ont juste oublié que la balle de ping-pong est humaine, qu'elle souffre physiquement et moralement et en a marre de ces attentes interminables tout en essayantde gérer la douleur (j'ai dû recommencer un peu de morphine en juillet tellement la douleur aremonté)...
Je ne sais pas si j'ai répondu suffisamment à vos questions. Si vous voulez que je vous parle aussi de ce que je pense être deux dépressions autres mais qui n'ont pas été détectées, ou si vous cherchez plus de détails, vous connaissez mon e-mail, je ne le remets pas.
Par contre, je vous supplie de toutes mes forces de faire passer autour de vous le message suivant : certes la dépression peut parfoisentraîner des douleurs, je ne le nie pas, mais il faut aussi penser que la douleur elle-même, chronique ou intense ou trop longe et sans espoir, peut très bien mener à une dépression, je ne crois pas être la seule dans ce cas. J'insiste beaucoup pour que vous puissiez à la première occcasion favorable tordre le cou aux idées reçues, essayer de comprendre, et surout faire comprendreque bien sûr dépression et douleurpeuvent aller ensemble, mais pas forcément toujours dans le même sens ! Et puis les personnnes malades sont des personnes avant tout, qui ont besoin d'écoute, de soutien, d'attention, beaucoup de médecins (pas tous heureusement) auraient bien tendance à l'oublier : je vous en supplie, martelez cela dans la tête de votrre jury si vous en avez l'occasion ou autour de vous ! Je compte énormément sur vous pour cela à votre niveau, Rémi !
Bien entendu, à force d'être opérée je suis aussi ménopausée chirurgicale, il paraît que ça n'arrange rien. Mais comme la dépression était installée bien avant, moi je n'accuse pas cela, peut-être est-ce juste quelque chose qui ne m'aidera pas facilement à en sortir... J'ai aussi un problème d'incontinence urinaire à l'effort depuis une dizaine d'années mais qui tend à s'aggraver, et parfois cela me rend très malheureuse et complexée... Heureusement que j'ai des amis et Internet, et des amis via Internet aussi !
Bon, puisque votre lien est inaccessible avec mon équipement adapté,jecrois vous avoir parlé pas mal de mon cas, néanmoins si vous avez besoin d'autres détails vous connaissez le chemin... J'espère que vous pourrezz retirer quelque chose de ce long message.
Bon courage dans vos recherches, merci d'avoir pensé à moi en mettant le lien un peu différemment, dommageque mon équipement adapté ne me permette pas d'y entrer je crois que cela m'aurait vraiment fait plaisir de vous rendre service, et peut-être indirectement cela m'aurait fait un peu de bien, tant pis...
Bonne lecture de ce long message en espérant vous être utile. Bon courage à tous et bien cordialement,
Maritchou13.    
curieuse
Portrait de cgelitti
Bonjour maritchou13,

Je viens de vérifier le lien, il marche ainsi

http://www.cmh.ens.fr/limesurvey/index.php?sid=91974

Bon courage aussi à toi pour tes combats, je te souhaite de trouver l'aide
que tu attends, je crois qu'il y a moins de tabous aujourd'hui sur la
"dépression" et c'est tant mieux.
Bonne journée à tous.
Sujet vérouillé