suzy
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Etant étudiante en dernière année d'études dans le Secrétariat Médical, je suis amenée à à élaborer un travail de fin d'études. Le sujet sur lequel j'ai souhaité me penché est le suivant:

"Le mutisme chez l'enfant d'âge préscolaire, suite au décès d'un parent direct (père ou mère), et la capacité de l'enfant à devenir "résilient".

J'ai constaté que le mutisme total dans le cadre du décès d'un parent proche n'était pas fort fréquent, cependant il existe et peut survenir chez certains individus.

Ainsi, j'essaie de comprendre ce qui prédispose certains enfants à sombrer dans un mutisme suite à une telle tragédie qu'est la perte d'un parent direct, et pourquoi d'autres s'en sortent indemnes; sans qu'aucun trouble (régression, etc) ne fasse surface.

Pour cela, je suis à la recherche de cas d'enfants et d'adultes qui vivent ou ont vécu le deuil de l'un de leur deux parents.

Si vous avez vécu une telle situation vos témoignages pourraient m'être fort bénéfiques pour la concrétisation de la partie pratique de mon étude.

S'il vous plait, n'hésitez pas à me contacter par Email ou sur Msn à l'adresse suivante: megnesium@hotmail.com

Merci d'avance,

Meg4nn

lililune
Portrait de cgelitti
Bonjour,
J'ai 29 ans depuis peu et j'ai perdue ma mère et mon petite frère dans un accident de voiture à l'âge de 10 ans.
Si je suis tombée sur ce forum aujourd'hui c'est que je ne suis pas tout à fait résiliente...

Je me souviens de ce mutisme dont vous parlez et victime de celui-ci, je ne peux malheureusement pas vous expliquer pourquoi...
Je me rappelle donc de cette agressivité lorsqu'on me montrait des photos dont je refermai l'album aussitôt.
Je me rappelle de ce questionnement précoce: suis-je normal? Je ne pleure qu'une fois par an.
Je me rappelle de cette angoisse quand avec mon père, nous nous rendions au cimetière, je restais dans la voiture.
Je me rappelle de l'enterrement de ma grand mère, à l'âge de 12 ans, j'étais la seule à ne pas pleurer, je me le refusais.
A l'âge de 15 ans, effet boomrang... Tout est devenu plus douloureux, j'ai commencé à faire de la dépression, un manque indéfinissable, le début d'un deuil.
A l'âge de 20 ans, j'ai voulu apprendre à connaitre ma mère, ce qu'elle était. j'ai fais des démarches pour rencontrer ses amies, en ai parlé avec ma famille maternelle.
Depuis, j'ai l'impression d'avoir fait mon deuil mais je reste très fragile et le manque ressurgit régulièrement.
Malgré tout, j'ai mis en place de nombreux mécanismes de défense. J'ai une vie sociale épanouie, un travail passionnant mais toujours un sentiment de solitude qui me colle au coeur.
J'espère vous avoir un tant soi peu éclairer, n'hésiter pas à me contacter. J'aimerai vraiment avoir des nouvelles de vos recherches. Bonne continuation!
suzy
Portrait de cgelitti
bonjour,
je viens de lire tous les messages. Je peux vous dire que j'ai perdu ma fille en 2007 d'un cancer, elle venait d'avoir 40 ans et maman d'un petit garçon à l'époque de 4 ans1/2. Lors de sa maladie son comagnon l'a quittée, car il ne supportait pas sa maladie. Un dimanche matin il m'a téléphoné en me demandant de reprendre ma fille et son fils. Nous avons donc repris ma fille et son fils et puis plus de nouvelle. Ma fille est décédée, nous lui avons téléphoné pour le prévenir, il n'ai pas venu aux obsèques, pas d'envoie de fleurs l'indifférence totale. Depuis la naissance de mon petit fils nous avions souvent ma fille à notre domicile et nous avons pratiquement élevé son fils. Quand elle est tombée malade il n'avait que 2 ans. Depuis nous l'avons gardé, le papa nous avait fait un courrier en expliquant qu'avec sa situation et ses nombreux déplacements à l'étranger il ne pouvait pas s'en occuper. Mais un jour il a réclamé son fils, car il devenait tuteur, et comme il y avait une succession importante pour l'enfant, il a voulu gérer le patrimone de son fils. Depuis que cet enfant est chez son père, nous avons beaucoup de mal à le joindre, de plus cet enfant à 6 ans, au mois de décembre à l'école, il a fait une tentative de suicide, en avalant du papier toilette pour s'étouffer et aller rejoindre sa maman. Depuis le décès de ma fille il parle souvent de se tuer, que tout le monde serait content. Enfin des propos qui ne sont pas d'un enfant de 6 ans. Il n'est pas suivi par un pédo-psychiatre. Il nous réclame sans cesse, il veut vivre avec nous, car il a passé 2 ans à l'école maternelle de notre quartier. Pour nous c'est déjà un drame d'avoir perdu ma fille, quelque chose que nous n'arrivons pas à admettre, c'est une douleur perpétuelle, une colère, et en plus celle de plus avoir notre petit fils à qui nous avions établi des repères, un équilibre, nous parlions de maman au présent, mais maintenant il veut la rejoindre. Je ne sais pas comment nous allons pouvoir nous en sortir, car la justice n'est pas franchement logique, il y a des lacunes. L'intérêt de l'enfant c'est d'être avec un père indifférent, car il n'a pas le temps de s'en occuper,toujours le faire garder à droite et à gauche. C'est un chagrin qui ne nous quittera jamais..........
chouchou
Portrait de cgelitti
Bonjour, je rejoins ce forum car me trouve en difficultés. Je suis mariée avec un homme qui avait déjà un enfant de 4 ans . Cette merveilleuse petite fille que j'élève a perdu sa maman d'une maladie à l'age de 18 mois. Nos rapports son trés bon car elle ne se souviens pas de sa maman et donc m'a accueilli les bras grands ouverts. Je précise qu'elle connait la vérité et que des photos de sa maman sont dans sa chambre....Pourtant, elle ne se détache pas de la mort et de la maladie surtout quand elle joue par exemple au poupée. Elles sont toujours malade...Elle personnellement se plaint toujours d'avoir mal quleque part...J'ai besoin d'un conseil sur mon attitude par rapport à cela. Merci
fabi
Portrait de cgelitti
j'ai 32 ans et mon petit garçon 8ans.
j'ai perdu mon papa dans un accident de la route il y aurra 5 ans en mars prochain, j'ai tous fait avec mon époux pour que notre fils qui avais presque 3 ans a l'époque ne souffre pas de trop de cette perte(il étais élevé par ces grands parents) mais malgré tout il lui manque qqu'un, je fait tous mon possible pour qu'il ne l'oublie pas, et je ne lui est rien caché des circonstances de ce départ,mais au moment du décès, il n'est pas venus au funérarium ni a l'enterrement, nous voulins le préserver de cela. On apprend déja assé vite se qu'est la douleur et la peine, mais il devait savoir qu'il ne verrais plus son bon-pa. bonne chances da
kouakou antoine
Portrait de cgelitti
Ce cas necessite une approche psychologique et donc je vs conseillerai la lecture de Sigmund Freud
d
Portrait de cgelitti
en 1986 ma mere a tuer mon pere.... j'avais 6 ans.
Guehi didier
Portrait de cgelitti
Je peux vous conseiller un auteur mais j'ai oublie son nom. Qd je vais me souvenir, je vous ecrirai
lily123
Portrait de cgelitti
Bonsoir, j'ai 27 ans et j'ai perdu ma mère il y a dix ans. Je comprends que certaines personnes rentrent dans un mutisme total car on a pas vraiment envie de parler à qui que ce soit, on est dégouté de la vie, on se demande pourquoi ça nous arrive alors qu'on était si heureux. Pour ma part je ne m'en suis pas trop mal sorti, grace à ma meilleure amie qui m'a beaucoup épaulé. Elle m'a aidé à surmonter cette terrible épreuve. Aujourd'hui encore ma mère me manque beaucoup, je souffre de cette absence et je suis malheureuse du fait que mes filles n'ont pas de grand-mère maternel
cricri
Portrait de cgelitti
je ne comprends pas votre questionnement!!! c'est à dire qued'apres ce que j'ai compris vous chercher à savoir pourquoi on est dans le mutisme apres la perte d'un parent? avez vous vecu cela? jene pense pas sinon vous ne poseriez pas la question!! j'ai perdu mon frere de maniere tragique et je peux vous dire qu'on a pas envie de parler la douleur elle tellement forte interieurement, tous vos reperes sont rmis en questions vousovus posez plein de question pourquoi lui etc.. que ça vous coupe la parole car d'en palrler ça fait encore plus mal et se taire soulage un peu
améthyste
Portrait de cgelitti
Bonjour,

J'ai bientôt 40 ans, je suis mariée, j'ai 4 enfants 18,13,10,3 ans . Je peux dire que je suis très heureuse. Je ne sais pas si mon cas vous intéressera. J'ai perdu mon père à 20 mois (maladie) et ma mère à tout juste 20 ans (maladie aussi!). Jusqu'à l'âge de 14 ans, je parlais très très peu. Le théâtre m'a aidé, et je me suis ouverte vers l'extérieur. Je n'ai jamais fait le rapprochement de mon mutisme avec le décès de mon père. Je me souviens un peu de lui, quelques flashs (l'hôpital, la gentillesse des infirmières). J'ai 3 autres frères plus âgés. Le plus jeune avait 9 ans quand mon père est mort et il est devenu anorexique.
Je peux vous donner d'autres renseignements si vous le souhaitez.
Bon courage

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