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Portrait de cgelitti
Bonjour,

Une personne de ma famille bientôt octogénaire vit seule à son domicile. Je suis la seule personne qui reste de sa famille (lien de parenté éloigné, mais j'y suis attaché car c'est mon parrain).

Il a de plus en plus de pertes de mémoire, refuse de faire tout IRM et scanner prescrit par son médecin. Il ne peut presque plus faire ses courses seul, oublie de prendre ses médicaments, a de plus en plus de difficultés pour préparer ses repas...

Une amie qui habite près de chez lui vient régulièrement le voir et l'aider, mais a des contraintes qui font qu'elle ne peut pas être présente tous les jours. Il refuse catégoriquement toute aide extérieure en dehors de cette voisine, et s'énerve quand elle aborde le sujet. Quand je l'ai au téléphone (car je n'habite pas à côté), il refuse de me parler de ses problèmes, me faisant croire que tout va bien, et refuse de plus en plus que je lui rende visite (il semble vouloir s'isoler volontairement du monde). J'ai des nouvelles de sa santé uniquement de la part de cette voisine, qui s'inquiète et ne trouve pas de solution face au refus catégorique de sa part pour toute aide extérieure.

Je me suis renseigné pour savoir de quelles aides il pourrait bénéficier, j'ai trouvé l'APA, et ai discuté avec une assistante sociale de sa commune. Mais sans son consentement, je n'arriverai pas à l'aider alors qu'il en a besoin.

Son médecin a parlé éventuellement de le placer dans un établissement spécialisé s'il refusait toute aide, mais je préfèrerais au maximum qu'il reste à son domicile, je trouve que le placement en établissement est très "inhumain".

Comment puis-je lui venir en aide ? Comment arriver à lui faire entendre raison ? Comment le sortir de cet isolement dans lequel il s'enferme un peu plus chaque jour ?

J'avoue ne plus savoir quoi faire.

En vous remerciant de votre aide si quelqu'un a des pistes.

anfred
Portrait de cgelitti
<bonjour, Pourquoi l'obliger à faire IRM et Scanner = suivant le résultat, cela va lui faire perdre confiance en lui, il faut plutôt l'accompagner dans sa vie de tous les jours et lui garder son autonomie le plus longtemps possible. Par une aide et lui présenter cette personne comme quelqu'un qui va aller par exemple faire les courses avec lui, faire ensemble les tâches quotidiennes, commenter le journal etc...Mange-t-il correctement, n'est-il pas déshydrater ? Tout est dans la façon de lui présenter la situation et il ne faut pas oublier qu'il est adulte et qu'il a le choix de sa vie, vous ne devez pas décider pour lui, encore moins son médecin.
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Portrait de cgelitti
autour de moi, le maire a obligé une personne âgée, isolée et qui avait perdu une partie de ses facultés à partir en maison de retraite, pour son bien . celà fait aprtie de ses prérogatives, quand les parsonnes ne veulent pas d'aide et se mettent en danger .
DION
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vu ce que vous décrivez dans votre message pour votre parrain : perte de mémoire, oubli des médicaments, difficultés pour se préparer ses repas, je ne voudrai pas vous démoraliser mais, à mon idée, s'il ne veut pas d'aides extérieures (auxiliaires de vie par exemple qui apportent beaucoup à la personne malade et j'en parle en connaissance de cause)vous n'allez pas avoir 36 solutions car il met sa vie en danger. L'idéal serait de lui faire comprendre que s'il refuse l'aide d'auxiliaires de vie, il ne lui restera plus grand choix, ce sera la maison de retraite spécialisée (EHPAD). Moi, j'ai ma maman qui est atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis 2006 et ne m'a pas fait de difficulté pour mettre en place (avec l'APA) le système des auxiliaires de vie (1 h le matin pour le petit déjeuner, les médicaments et la toilette ; 1 h le midi pour préparer le déjeuner ; 1 h l'après-midi pour le goûter et 1 h le soir pour le dîner). Moi, je lui fais ses courses, je l'emmène chez le coiffeur, je rempli son semainier pour les médicaments ...). J'ai de la chance elle est très gentille avec ses auxiliaires de vie. Malgré cela, lorsqu'elle se retrouve toute seule, il lui arrive de faire des petites bêtises comme par exemple monter sur une chaise pour attraper quelque chose en hauteur (à 85 ans). Je suis en attente d'une place dans une maison de retraite bien que je redoute cette échéance. J'aimerai que la solution actuelle se poursuive jusqu'à la fin de ses jours. Malheureusement, la maladie poursuit son chemin (lentement). Je vous souhaite bon courage car c'est très dur de vivre cela.
Sujet vérouillé