Papillomavirus, vaginose, mycose vaginale, chlamydia : à savoir sur ces IST

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Août 2007 : 02h00
Mis à jour le Mardi 19 Juillet 2016 : 15h08
-A +A

Avec la classique hausse estivale de l'activité sexuelle, les infections vaginales et autres infections sexuellement transmissibles (IST) sont en hausse. Savez-vous comment les éviter ? Savez-vous reconnaître leurs symptômes spécifiques ?

1 - Que provoquent les virus appelés "papillomavirus" ?

Les papillomavirus peuvent provoquer notamment un cancer du col de l'utérus.

Plus de 70% des cancers du col de l'utérus sont dus à des virus sexuellement transmissibles appartenant à la famille des papillomavirus. Les pappilomavirus peuvent aussi être à l'origine de verrues génitales (condylomes).

2 - Le préservatif protège-t-il des papillomavirus ?

NON.Les papillomavirus sont transmissibles par contact direct peau à peau. Le préservatif diminue les risques de contamination mais pas totalement.

La réalisation d'un frottis tous les trois ans, à partir de 25 ans, permet de les dépister à temps.

On recommande EN PLUS, aux jeunes filles de 11 ans (rattrapage jusqu'à 19 ans) de se faire vacciner contre les papillomavirus les plus fréquemment retrouvés dans le cancer du col (types 16 et 18).

3 - A quoi se reconnaît une vaginose bactérienne ?

Une vaginose bactérienne se reconnaît à l'odeur de poisson pourri des pertes vaginales.

A noter que cette odeur des pertes vaginales se manifeste en cas de contact avec le sperme ou le sang, soit après les rapports sexuels ou pendant les règles.

4 - A quoi sont dues les mycoses vaginales ?

Les mycoses vaginales sont dues à un champignon (comme toutes les mycoses d'ailleurs).

Le plus fréquemment en cause est le "candida albicans".

5 - A quoi se reconnaît une mycose vaginale ?

De fortes démangeaisons vaginales indiquent une mycose.

Les fortes démangeaisons au niveau des petites lèvres, des grandes lèvres et de la vulve sont caractéristiques d'une mycose.

On peut aussi remarquer des pertes blanches très compactes, ainsi que des rougeurs et des petits boutons.

6 - Quelle est la gravité des mycoses et vaginoses ?

Les mycoses et vaginoses sont bénignes. Ces affections sont embêtantes, surtout la mycose qui dans 50% des cas récidive et devient chronique, mais elles ne sont pas dangereuses.

7 - La mycose chronique récidive souvent après un rapport sexuel : vrai ou faux ?

C'est vrai. C'est effectivement une particularité de la mycose chronique.

8 - Chez l'homme, comment reconnaît-on une mycose ?

Une mycose chez l'homme se traduit par des boutons rouges sur la verge. De tels symptômes passent difficilement inaperçus.

9 - Avec quel type de médicaments le risque de mycose vaginale augmente-t-il ?

La prise d'antibiotiques augmente le risque de mycose vaginale.

Les antibiotiques ont la caractéristique d'éliminer les bactéries à l'exception des champignons responsables de mycoses.

Ces derniers en profitent donc pour proliférer et provoquer des démangeaisons.

Ainsi, il est très classique qu'une femme traitée pour une cystite se plaigne ensuite de démangeaisons.

Son traitement a éliminé la cystite mais a favorisé le développement d'une mycose.

10 - La chlamydiose est une infection sexuellement transmissible : vrai ou faux ?

C'est vrai. Comme la gonococcie, la chlamydiose est une IST beaucoup plus fréquente que le sida et qui justifie tout autant le port du préservatif.

Ces affections peuvent être très graves et à l'origine de stérilité.

11- Comment se manifestent les infections à chlamydia et à gonocoques ?

Les infections à chlamydia et à gonocoques se manifestent par de fortes douleurs, des pertes abondantes, des brûlures urinaires et de la fièvre.

Cet ensemble de symptômes est très particulier et ne peut pas passer inaperçu.

Il convient de consulter très rapidement afin d'éviter que l'infection ne gagne les trompes notamment, et provoque une stérilité.

Parfois, malheureusement, les symptômes sont beaucoup plus discrets et l'infection peut passer inaperçue pendant longtemps.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Août 2007 : 02h00
Mis à jour le Mardi 19 Juillet 2016 : 15h08
A lire aussi
La chlamydia : en hausse, comment se protéger ? Publié le 13/05/2013 - 08h03

Les infections à chlamydiae sont les infections sexuellement transmissibles les plus communes en France et leur fréquence est en hausse ! Cette maladie, souvent sans symptômes, peut mettre en danger la fertilité des femmes, c'est pourquoi s'en protéger doit être une priorité.

Plus d'articles