Oméga-3 : poisson d'élevage ou sauvage ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 18 Octobre 2005 : 02h00
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Les oméga-3, apportés par les poissons, sont bénéfiques à la santé. C'est ainsi qu'il est recommandé d'en consommer au moins deux fois par semaine, et ce, à tout âge. Une question reste en suspens : les poissons d'élevage sont-ils équivalents aux poissons sauvages ?

Le Dr Jean-Marie Bourre répond très simplement à cette question dans son étude intitulée « Poissons, coquillages et crustacés, les alliés de notre santé ». A tout âge, et que l'on soit atteint d'une maladie cardiovasculaire ou non, il est fortement recommandé de consommer du poisson en raison de sa teneur élevée en oméga-3, et particulièrement des poissons gras. En effet, les poissons les plus riches sont les poissons les plus gras : l'espadon, le hareng, le maquereau, la sardine, le saumon, le thon rouge, le merlu et la truite. Mais en pratique, tous les poissons peuvent revendiquer l'allégation « riche en acides gras oméga-3 ». Mais existe-t-il une différence entre les poissons d'élevage et les poissons sauvages ? Ceux d'élevage ne sont-ils pas moins riches en oméga-3 ? Eh bien non, et c'est plutôt l'inverse. En effet, plus le poisson est gras, plus la teneur en oméga-3 est importante. Et ce phénomène est vrai aussi dans une même espèce. Or les poissons d'élevage sont en général plus gras que leurs congénères sauvages, et donc plus riches en oméga-3. Toutefois, la question n'est pas vraiment là. L'important est de manger fréquemment du poisson, qu'il soit gras, peu gras, d'élevage ou sauvage. Pourquoi ? Car même le poisson qui contient le moins d'oméga-3 en contient encore 20 fois plus que la viande. A savoir : selon les études statistiques et épidémiologiques, chaque augmentation de 20 grammes de la consommation moyenne quotidienne de poisson diminue le risque de mortalité cardiovasculaire de 7%.

Et le surimi ?

Il s'agit d'une préparation à base de poisson, de blanc d'oeuf, de farine, d'huile végétale et d'arômes. Il contient des oméga-3 en teneur intéressante, selon le poisson utilisé et la présence ou non d'huile de colza. Il a l'avantage d'être peu onéreux et d'apporter aussi des protéines. A noter également que tous les fruits de mer (coquillages, crustacés, céphalopodes) sont également très riches en acides gras oméga-3. Par exemple, 7 huîtres de calibre 2 ou 400 g de moules de bouchot couvrent à eux seuls les apports nutritionnels quotidiens conseillés.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 18 Octobre 2005 : 02h00
Source : Etude du Dr Jean-Marie Bourre, " Poissons, coquillages et crustacés, les alliés de notre santé ", septembre 2005.
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