Objets connectés santé : amis… ou ennemis ?

Publié par Isabelle Gayrard Auzet, Rédactrice en Chef le Mercredi 25 Janvier 2017 : 17h05
Mis à jour le Mardi 18 Avril 2017 : 18h15
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Les objets connectés sont devenus nos meilleurs amis pour contrôler notre forme et notre santé avec simplicité, tout en nous amusant. Si ses atouts sont indéniables et unanimement reconnus dans le monde de la Santé, le quantified self pose aussi le problème des données de santé, et plus largement, du droit des patients. Des spécialistes nous donnent leur avis.

Objets connectés santé : un enjeu économique majeur

Au-delà de leur intérêt pour le maintien de la forme et la prévention santé, l’enjeu des capteurs utilisés en quantified self est colossal sur le plan économique, traduisant un véritable bouleversement sociétal : ces capteurs se chiffreront à 75 milliards à l’horizon 2020 (source : Morgan Stanley, 2013) à travers le monde, et 2 milliards d’objets connectés, - quels que soient leurs domaines d’applications, –, seront vendus en France d’ici là (source : Sanofi, le LabSanté)…

Objets connectés santé : une transformation sociétale

Emmanuel Gadenne, auteur du Guide pratique du Quantified Self, donne cette définition dans son introduction : « le quantified self regroupe de façon générique les outils, principes et méthodes permettant à chacun d’entre nous de mieux nous connaître, de mesurer des données relatives à notre corps, à notre santé, à notre état général ou aux objectifs que nous nous fixons ».

Le mouvement de la quantification de soi a émergé autour des années 2007–2008 mais ses prémisses sont apparus en 2003 sur Internet avec les forums de patients permettant d’échanger conseils et bonnes pratiques entre internautes en zappant les professionnels de santé. Heureusement, ceux-ci ont su préserver leur place de prescripteurs en santé auprès des utilisateurs, et s’approprier à leur tour cette évolution inéluctable dans leur pratique de la médecine. La santé connectée se pose désormais en véritable partenaire de la médecine classique.

Publié par Isabelle Gayrard Auzet, Rédactrice en Chef le Mercredi 25 Janvier 2017 : 17h05
Mis à jour le Mardi 18 Avril 2017 : 18h15
Source : Professeur Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière ; Pr Xavier Bigard, professeur agrégé du Val de Grâce et président de la société française de médecine, de l’exercice et du sport (SFMES) ; Paul Louis Belletante , Président de Betterise Health Tech ; Isabelle Landreau, Avocat au Barreau de Paris ; Ghislain Quai, de V@SI; Emmanuel Gadenne , auteur du « Guide pratique du Quantified Self », éditions FYP
Biarritz Sport Santé, colloque du 16 décembre 2016 : « L’activité physique et les objets connectés, une nouvelle approche médicale du bien-être et de la santé « 
Ihealthlabs Europe ; Fitbit : https://www.fitbit.com/fr/whyfitbit? ; http://www.automesure.com/library/pdf/VM-Objets-Connectes.pdf ; World Health Organization ; Morgan Stanley, 2013 ; Sanofi, le LabSanté
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