Nutrition : 10 choses à savoir sur le gras

Publié par Ingrid Haberfeld le Mardi 02 Mai 2017 : 15h55
Mis à jour le Jeudi 04 Mai 2017 : 10h33
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Longtemps accusé d’être responsable de nos kilos en trop et de nos poignées d’amour, le gras est aujourd’hui réhabilité. On en profite pour découvrir tous ses bienfaits.

10 choses que ne savez pas sur les acides gras

  • Le gras rend plus intelligent

Les acides gras essentiels et en particulier les oméga 3 sont favorables au bon fonctionnement du cerveau. Une étude parue en janvier 2016 dans la revue Nutrients montre que ceux qui consomment beaucoup d’oméga 3 traitent plus rapidement les informations et ont une meilleure mémorisation, car ces lipides assurent une bonne fluidité des membranes des neurones. En bonus, ils permettent également de renforcer notre résistance au stress.

  • Il rend heureux

Là encore, on le doit aux fameux oméga 3. « En stimulant la sécrétion de sérotonine, l’hormone du bien-être, ces acides gras essentiels possèdent des actions anxiolytiques et antidépressives constatées », explique Marie-Laure André, diététicienne-nutritionniste, à Toulon, et auteur du blog www.passionnutrition.com Résultat, adieu les idées noires !

  • Il protège le cœur

Les acides gras insaturés ainsi que les oméga 3, 6 et 9 possèdent un effet protecteur vis-à-vis du système cardiovasculaire : présents dans les huiles, les poissons gras, certains végétaux comme l’avocat ainsi que les fruits oléagineux, ils ont pour rôle de maintenir un taux optimal de bon cholestérol tout en diminuant la quantité du mauvais dans le sang, et ils favorisent la régulation de la tension artérielle. Des effets multiples qui nous assurent de conserver nos parois vasculaires souples et de lutter contre la formation de plaques d’athéromes, dont l’excès bouche nos artères, et provoquent infarctus et Accident Vasculaire Cérébral. Selon une enquête de l’Inserm, rendue publique en juin 2011, une consommation régulière d’huile d’olive, riche en oméga 9, réduit de 41 % le risque d’AVC.

  • Il aide à digérer

Vous pensiez que le gras vous restait sur l’estomac ? « Les acides gras insaturés stimulent la production de bile, favorisant l’élimination du bol alimentaire », assure Marie-Laure André. C’est un atout pour lutter contre les ballonnements et les douleurs digestives. Aussi, après un bon repas, ne faites pas l’impasse sur une salade assaisonnée d’un filet d’huile. Autre atout : en favorisant une bonne digestion, l’huile d’olive, en particulier, améliore le transit intestinal. Consommée à jeun, cette action est renforcée.

  • Il calme les douleurs

Selon une étude publiée en 2005 dans la revue Nature, des chercheurs américains ont démontré que l’huile d’olive vierge extra posséderait des vertus anti-inflammatoires et antidouleur similaires à celles de l’ibuprofène ! Les oméga 3 présents dans les huiles de noix, de lin et de colza possèdent également des vertus antidouleurs, cette fois contre l’arthrose, une maladie dégénérative des articulations. Selon de nombreuses études, ces acides gras possèdent des propriétés anti-inflammatoires qui réduisent la fréquence des crises et aident les patients à récupérer une meilleure souplesse articulaire.

  • Il contrôle la glycémie

L’huile de colza consommée dans le cadre d’un régime à index glycémique bas aide les diabétiques de type 2 à baisser leur taux de sucre dans le sang. Telles sont les conclusions d’une étude canadienne présentée au 74e congrès de l’Association américaine de diabète et publiée dans la revue Diabetes Care en juin 2014. 141 personnes atteintes de cette maladie métabolique ont suivi un régime à faible IG. Certains avaient une supplémentation en huile de colza, d’autres pas. Les résultats montrent que la glycémie a baissé de 0,47 % chez les personnes supplémentées en huile de colza, contre 0,31 % pour l’autre groupe. Explication : l’huile de colza augmenterait la sensibilité à l’insuline, une hormone pancréatique chargée de réguler le taux de glucose dans le sang, permettant ainsi de normaliser la glycémie.

  • Il soulage les troubles urinaires

Les acides gras et les phytostérols présents dans l’huile de pépins de courge agissent en synergie pour améliorer le système urinaire des femmes et soulager les troubles de la miction liées à une hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes. Ses bienfaits ont été reconnus par l’Organisation Mondiale de la Santé.

  • Il aide à garder la forme

Le gras favorise l’absorption des vitamines liposolubles par l’organisme. C’est le cas des vitamines antioxydantes A et E, de la D, indispensable pour fixer le calcium sur les os et de la vitamine K, impliquée dans la solidité osseuse et la coagulation du sang. Aussi, pensez à rajouter un filet d’huile végétale sur vos poêlées de légumes, votre purée de carottes ou sur vos tomates farcies.

  • Il stimule nos défenses immunitaires

Les oméga 3 stimulent la production des globules blancs, en particulier les lymphocytes B, des cellules qui ont pour rôle de neutraliser et de détruire les bactéries, virus, microbes et autres champignons qui parviennent à pénétrer dans le corps.

  • Il améliore la fertilité

Envie d’un bébé ? « La consommation des acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 aurait un impact positif sur la qualité des spermatozoïdes, tant sur leur forme que sur leur mobilité, à la différence des aliments riches en graisses “trans” provenant des aliments industriels transformés (huile hydrogénée) », assure Marie-Laure André. Alors, avant de procréer, faites-lui suivre une cure d’huiles végétales (olive, lin et noisette principalement) et laissez au placard les plats tout prêts !

Il y gras… et gras

À côté de ces « bons gras », on trouve, a contrario, les « mauvais ». En tête de gondole, les acides gras trans, utilisés par les industriels dans les plats tout prêts, les viennoiseries, les nuggets et autres pizzas : ils augmentent le mauvais cholestérol et diminuent le bon, faisant peu à peu le lit des maladies cardiovasculaires. Quant aux acides gras insaturés, présents dans les viandes et les fromages ils ne sont pas néfastes en soi pour la santé, c’est leur consommation en excès qui est nocive.

Publié par Ingrid Haberfeld le Mardi 02 Mai 2017 : 15h55
Mis à jour le Jeudi 04 Mai 2017 : 10h33
Source : "10 choses que vous ne saviez pas sur le gras", Magazine Côté Santé, N° 108, Avril/Mai 2017.
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