fenollosa
Portrait de cgelitti
Ma fille de 8 ans consulte un psy depuis 2 mois pour des troubles du comportement : violences verbales, physique, pensées obsedantes.

Au début du problème notre fille était violente avec refus de s'habiller (gènes), les crises étaient telles que nous avons du la faire hospitaliser quelques jours pour décompresser aussi de notre côté.

Aujourd'hui, 5 mois après le début et 2 mois après des consultations nous avons le sentiment que son "mal" évolu. Ses pensées obsédantes sont constantes, ce qui l'empêche de suivre correctement sa scolarité et ses autres activités, sa violence est par contre beaucoup moins fréquente. Mais ses pensées sont "mauvaises" : elle veut faire du mal (animaux, enfants) et il lui arrive de passer à l'acte et de faire du mal sans raison. Aujourd'hui elle m'a anéanti en me disant qu'elle pense tuer des gens.

Ce qui me fait réellement peur c'est qu'elle ne montre aucune honte, aucun remort. Je lui est expliqué que ses pensées étaient anormales et qu'il était interdit de tuer, faire du mal, voler etc... Mais c'est à peine si elle m'écoute, a force de la questionner elle admet que ce n'est pas bien mais que dans sa tête cela lui dit le contraire.

A la dernière consultation le psy répond à mes questions du genre "que va être son avenir ?" et là il se montre direct, en effet avant il relativisait en disant que notre fille avait un complexe d'Oedipe non solutionné et qu'elle avait des pensées obsedantes, maintenant il maintient tout cela mais en mettant l'accent sur le fait que toute sa vie durant elle aura ces problèmes.

Je ne sais plus où me tourner, sur internet j'ai lu tant de choses sur les névrose, psychoses, schizophrénie etc que j'ai l'impression que ma fille est folle et qu'elle ne s'en sortira jamais.

Avez vous des conseils, des témoignages qui pourraient me mettre un peu de baume au coeur et à l'âme.

Espoir
Portrait de cgelitti
Ortie,
Etes vous psychologue ? J'ai l'impression que vous m'aidez plus que le psy qui suit ma fille...
Vos conseils pleins de bon sens sont pour le moment du moins impossible à réaliser ; ma fille ne contrôle plus ses actes et ses pensées dès qu'elle est en "crise". Ce matin encore elle s'est tapée car le short choisi ne lui serrait pas suffisemment la taille. Elle a crié après moi en me disant être pressée d'aller en colonie de vacances pour ne plus me voir.
Après discution avec le psy hier et nos questions précises il en ressort que notre fille est névrosée avec des pensées obsessionnelles de violence. Ces pensées seraient un moyen de défense, de secour relatifs à un complexe d'Oedipe mal vécu et non solutionné. Malheureusement pour la psy la rigidité de ces pensées font croire que son avenir sera difficile avec des épisodes de violence persistants malgrés la thérapie. Tout sera mis en oeuvre pour l'aider mais sans certitude quant au devenir de notre fille.
Elle aurait develloppé ces pensées pour ne pas "tomber" dans une pathologie plus grave (psychose), tout ceci inconsciemment. Elle se sent coupable de pensées sexuelles (Oedipe)et rejette toute forme d'amour même les plus banales comme l'appeler "chérie".
Le psy ne peut évidemment pas nous dire dans quel délai les problèmes psychologiques de notre fille seraient sinon guéris du moins diminués et même si cela sera possible.
Bien qu'étant de nature plutôt positive, je me sens totalement inapte à aider ma fille.
Une amie qui a également son fils en psychologie m'a dit que les premiers temps de la thérapie sont violents pour l'enfant et que les symptomes risquent d'être aggravés.
J'ai effectivement le sentiment que c'est le cas pour ma fille ; au début seuls les vêtements la gênaient, puis elle se mettait en colère avec coups et violences verbales, après les pensées sexuelles ont pris place et maintenant les pensées de violences avec passage à l'acte. Tout ceci s'accompagne de manque de concentration (école, solfège, équitation...)avec tricherie en classe, refus d'obéissance envers les adultes quelqu'ils soient, agressivité envers ses camarades.
Notre fille part en colonie (sur sa demande) la semaine prochaine. Elle aura des médicaments à prendre et le centre n'est pas encore informé. Est ce que ce genre de médicaments (anxiolitique, neuroleptique) ne risquent pas de l'exclurent de la colonie. Le psy nous a rassuré mais il s'agit quant même d'une pathologie mentale.
Par ailleur je crains qu'elle ne soit violentes envers les autres enfants.

Merci mille fois de "m'écouter".
Très cordialement
Espoir
Ortie
Portrait de cgelitti
Bonjour Perdue,

De quelles gênes s'agit-il quand vous parlez des vêtements ? Est-ce que çà la gratte ? Est-ce qu'elle critique ses vêtements ? Est-ce qu'elle les maltraîte ? Expliquez-moi.

Lui avez-vous dit pourquoi vous déménagiez à l'époque ? Avez-vous pris le temps de l'informer sur ce qui allait se passer avec ce changement de domicile ?

Aujourd'hui, vous expliquez que lorsque votre fille manifeste des comportements et des pensées qui sont "anormaux" (je reprends vos mots) vous la réprimandez en lui disant que ce n'est pas bien. Cela étant, vous ne cherchez pas quel(s) besoin(s) celà recouvre. Partez du principe (pour accepter ce principe pensez à l'un de vos comportement à vous) qu'à un comportement insatisfaisant correspond un besoin insatisfait. Demandez à votre fille ce dont elle a besoin pour ce sentir bien, quand le comportement se manifeste demandez-lui de quoi elle a besoin dans l'instant, là tout de suite. Soyez à l'écoute et prenez les mots tels qu'ils viennent, sans interpréter à votre manière. Notez-les sur un calepin et parlez-en avec la psy la prochaine fois.

Quand votre fille vous dit : "dans ma tête je me dis que la mort c'est bien", ayez cette curiosité et demandez-lui en quoi la mort c'est bien selon elle ? qu'est-ce que çà représente pour elle ?

Quant à vos propres comportements et pensées, Perdue, je vous en prie, changez-en, positivez davantage, laissez le temps au temps et préoccupez-vous de connaître votre fille plutôt que de vous questionner sur ce que sera sa vie d'adulte. C'est de sa vie d'enfant qu'il s'agit aujourd'hui, alors ne vous projetez pas dans quelque futur noir et pessimiste que ce soit, ne lui transmettez aucune angoisse supplémentaire, de cela elle n'a nul besoin.
Reprenez contact avec votre fille, écoutez-la sans la juger, écoutez son mal-être et rassurez-la le mieux que vous pouvez. Dites-lui que vous l'aimez, que ses comportements ne sont pas ce qu'elle EST, qu'elle reste pour vous une petite fille digne d'être heureuse et capable d'apprendre. Qu'elle a de la valeur parce qu'elle existe et que ce qu'elle fait ou pense n'enlève rien à cette valeur qu'elle a en tant que personne...
Il y a tant à dire à une petite fille de 8 ans !

Quant à vous, Perdue, je vous recommanderais de changer de pseudo et de trouver dès à présent celui qui vous décrira le mieux possible dans ce que vous allez ETRE et FAIRE avec votre enfant.
Très cordialement,
Ortie

espoir
Portrait de cgelitti
Merci infiniment Ortie de vos messages. Voyez j'ai changé de pseudo !
Si vous le voulez bien je vais garder contact avec vous sur ce site après avoir mis en application (ou tenter) les conseils que vous me donnez.
Nous essayons toujours de lui demander ce quelle ressent avant, pendant et après ses accès de violence mais elle nous répond invariablement "je ne sais pas" "c'est ma tête qui me dit que..."
En ce qui concerne les vêtements (problème qui devient mineur au regard des autres troubles) il faut absolument qu'ils soient serrés à la taille, que les chaussettes montent haut, que les tee shirts soient longs, pas trop serrés, le col pas trop dégagé...Enfin la liste des soucis vestimentaires est longue et difficile à syntétiser.

Notre déménagement de 2003 a été préparé, en effet mon mari avait déjà pris son nouveau poste depuis une année et avait loué un studio, il ne rentrait que le week end.

Notre fille avait à l'époque 5/6 ans et je me demande si le problème lié au complxe d'Oedipe ne viendrait pas en partie de cela.

Merci une nouvelle fois de vos messages, ma fille a effectivement le droit d'être une petite fille "normale" malheureusement elle se met de plus en plus à l'écart des autres enfants de part sa violence (elle refuse toute contrariété et un rien l'énerve).

Au revoir Ortie, merci de consulter de temps à autre le site, je vous dirais les progrès que moi j'ai fait pour aider ma fille.

Bien sincèrement
Espoir
fenollosa
Portrait de cgelitti
je connait une petite fille de 8 ans elle a perdu sa maman depuit ce temps elle est violente insutante est na aucun respect elle va jusqu a planter des fourchette dans les main de sa belle mere prend des medicament elle est suivi par un psy mais rien ne fait elle est rentre a l hopital pour ses trouble alimentaire j aimerai aider cette gamine mais je sais pas comment faire car elle me ment elle me manipule
aider moi svp car cette gamine a besoin d aide elle est tout le temps dans sa chambre car elle est violente avec tout le monde elle risque de partir de chez elle pour etre en passion aide svp c est mon drenier espoir
nath
Portrait de cgelitti
Cette petite fille est en souffrance. Il faut l'aider à s'en sortir. Peut-être changer de psy ? que dit-il du fait que pendant un mois les choses sont "rentrées dans l'ordre" ? C'est bien le signe que c'est réversible.
Si je peux me permettre un petit conseil, vous pourriez consulter un bon ostéopathe ou un micro-kiné spécialisé pour les enfants. Certains arrivent à détecter (et corriger) des traumatismes anciens (de la toute petite enfance ou même de la période néonatale).
Bon courage et tenez nous au courant.
joelle
Portrait de cgelitti
Ce n'est qu'une idée :la maison ou appartement represente le corps bien souvent et lors du deménagement tout part et votre "puce" s'est dévétue.Ma fille lors de notre déménagement nous a expliquer qq années après qu'elle pensait etre abandonner(et pourtant...quelques années difficiles...) elle a 26ans et la vie elle l'aime.Une maman a aussi besoin d'une évasion complète chaque semaine.votre"puce" en ressentira les bienfaits.Ne dite pas:pas le temps, pas les sous ou autreEXCUSES; Au reveil racontez a votre "puce" votre réve (inventez a la rigueur) agréable,spontaneement elle en fera de meme .Commencez la journée par une toute petite chose gaie,cette enfant aime les couleurs et certainement les odeurs 'parfum de maman' rassurant pour la journée .Une maman sait toujours et ressent plein de choses :ecoutez votre instint, il ne trompe pas...courez vers l'avenir, ce n'est qu'une parenthèse désagréable/Je sais de quoi je parle ;j"aurai du penser aussi a moi.amicalement      
helo
Portrait de cgelitti
coucou tous le monde!!
je viens de tomber sur votre site et je suis ravie!!
En effet, cela va vous paraitre bizarre mais je ne suis qu'une adolescente(de 14 ans) qui est passionée par la psychiatrie depuis 2 ans.je reve d'etre a mon tour psychiatre pour enfants et espere que ce reve ce realisera!
je sais bien que les conseils d'une "gamine de 14 ans" ne valent pas grand choses mais je voudrais juste vous dire une chose espoir:
ne perdez pas courage!! je vous conseil d'aller voir plusieur psy pour comparé a eux tous leur diagnostic et apres voir ce qu'il en ai.
Enfin je sais que vous en aurez rien a faire mais je vous promet que si je suis psychiatre un jour je ne serais jamais pessimiste commen votre medecin!!!
voili voulou!!!
bisous a tous et...espoir...gardez espoir!!!
marina
Portrait de cgelitti
Bonjour espoir ! C incroyable ce que l'histoire de ta fille ressemble etrangement a celle de la mienne. En effet elle a presque 8 ans et souffre apparement des memes symptomes que ta fille. Quand g lu ton post je me suis dit que ça aurait pu etre le mien. Cela fait environ 3 ans que ses symptomes se sont agravés , nous avons consulté 2 psychologues sans succes et son comportement evolue doucement vers la paranoïa. Les troubles vestimentaires font aussi partie de notre quotidien , les crises de nerf avec insultes pendant lesquelles mon mari et moi ne sommes pas assez fort pour la contenir physiquement, et j'en passe... A l'ecole elle se sent persecutée, mal aimée et ne supporte pas que son unique copine parle avec d'autres petites filles ce qui provoque des disputes entre elles. Pour l'instant , pas de problemes "sexuels" a part son besoin constant de mettre sa main dans sa culotte. Enfin voilà, saches que tu n'est pas seule et que si tu te sens impuissante ou peut etre "mauvaise mere" tu n'est pas la seule et que ce n'est pas justifié car ses problemes ne sont pas dus a un probleme d'education (comme certaines personnes nous disent , alors qu'elles ne savent rien de l'enfer que nous vivons). Je te souhaite bon courage ! quand a nous , nous pensons a consulter un pedo psychiatre sans vraiment avoir espoir d'une amelioration . A bientot pour de meilleures nouvelles (je l'espere) !
espoir
Portrait de cgelitti
Après quelques mois d'absence je vous donne des nouvelles de ma petite fille.
Ses vacances passées en colonie se sont très bien passée. Elle en est revenue détendue et pendant quelques semaines elle ne manifestait plus de pensées obsedantes.
Puis depuis + d'un mois les symptomes reviennent : elle ne pense qu'au "sexe", elle est attirée et s'en veut donc elle devient violente et traduit sa culpabilité en gênes vestimentaires avec violences et hurlements.
Les conseils du psy : ne pas la laisser nous "saouler" avec ses rêflexions perpetuelles sur le sexe et lui dire fermement d'arrêter et lui préciser que ce qu'elle dit n'a aucun sens (ce qui est vrai car tout ce qu'elle voit ou fait est interpreté de manière sexuelle).
Cela fait maintenant 7 mois que notre fille est suivie et à part la période d'été les crises ne nous laissent pas de repos. Je ne sais plus comment lui parler. C'est vraiment très difficile de rester calme quand une petite fille de 8 ans vous hurle des insultes ou refuse violemment de faire ce que je lui demande (devoirs, ranger sa chambre, se brosser les dents....)
Voilà je vous tiendrais informés des suites de son évolution.
Je vous remercie de votre attention.
N'hésitez pas à m'écrire pour apporter des astuces ou des conseils.
marine
Portrait de cgelitti
Espoir,
Le cas de votre petite fille m'a beaucoup émue.
N'a t-elle pas été perturbée par un évènement ayant porté atteinte à son corps (attouchements, viol) et qu'elle n'ose pas vous en parler, ou qu'elle n'arrive pas à exprimer autrement que par une souffrance ; ce qui pourrait expliquer qu'elle veuille être serrée à la taille, porter des tee shirts longs,... tout cela afin de cacher son corps.
Ce n'est qu'une idée, mais sans doute que les médecins qui la suivent y ont déjà pensé.
Je vous souhaite beaucoup de courage et espère que votre fillette recouvrera bientôt une vie normale.
Bien à vous

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