• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    10 avis
  • Consultations (9875)
  • Commentaires (0)

Myopathies

Les myopathies ou maladies neuromusculaires se traduisent par des anomalies fonctionnelles du muscle (faiblesse, paralysies...). Elles peuvent toucher n'importe quel muscle dont les cellules sont progressivement détruites. Elles se traduisent d'abord par une faiblesse, la force musculaire diminuant progressivement. Plus tardivement survient une fonte des muscles atteints (ou amyotrophie), compromettant la fonction musculaire.
Myopathies

  • Origine génétique : les myopathies génétiquement déterminées sont héréditaires. Il s'agit alors d'affections chroniques qui connaissent une évolution progressive vers l'aggravation et pour lesquelles on retrouve des antécédents familiaux le plus souvent. Chez l'enfant, la maladie de Duchenne est la plus fréquente des myopathies (environ 1 naissance mâle pour 3 500) ; elle n'atteint que les garçons et se transmet par le chromosome X. Elle est due à une anomalie enzymatique. Chez l'adulte, citons la myopathie de Steinert qui se transmet par le chromosome 19 et débute vers l'âge de 30 ans. Elle se manifeste par une dégénérescence du muscle.
  • Origine toxique : ces myopathies sont provoquées par des intoxications chroniques, notamment par l'alcool, les amphétamines et certaines drogues comme l'héroïne. Des médicaments (pris pendant une longue période) peuvent également provoquer ce type d'affection, les corticoïdes en particulier.
  • Origine endocrinienne : les dysfonctionnements de la thyroïde (maladie de Basedow, hypothyroïdie) ou de la surrénale (maladie de Cushing) peuvent entraîner une faiblesse musculaire progressive s'apparentant à une myopathie.
  • Origine métabolique : ce sont des atteintes des muscles secondaires à certaines maladies qui sont dues à des déficits enzymatiques situés sur les voies métaboliques permettant au muscle de produire de l'énergie. Ils provoquent une perturbation biochimique par excès de potassium ou une mauvaise utilisation du sucre par le muscle. C'est le cas des glycogénoses qui constituent un déficit enzymatique congénital. Les myopathies métaboliques sont beaucoup plus rares.


Article publié par le 14/10/2002
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Histoire des myopathies. Patrice Pinell. Ed. Payot. Le pouvoir des malades. L'association française contre les myopathies et la recherche. Michel Callon. Les Presses de l'Ecole des Mines. Indications, modalités, limites de la rééducation dans les pathologies neuromusculaires non acquises (à l'exclusion du drainage bronchique et de la ventilation mécanique). Recommandations de l'ANAES, 2001.

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Os, Articulation, Muscle

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Maladies neurologiques

Participez aux discussions les plus actives