Mortalité liée au diabète : le poids des maladies cardiovasculaires

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 07 Novembre 2016 : 14h39
Mis à jour le Jeudi 19 Janvier 2017 : 12h18

Le suivi plus intensif des personnes diabétiques sur le plan de la glycémie, cardiovasculaire et rénal a permis de faire reculer la mortalité due au diabète depuis le début des années 2000. Néanmoins, la surmortalité globale des diabétiques par rapport à la population générale reste encore élevée avec tout particulièrement un excès de mortalité de cause cardiovasculaire, surtout chez les femmes.  

© Istock

Les maladies cardiovasculaires, cause de décès N°1

L’amélioration du contrôle du taux de sucre dans le sang (glycémie), de l’hypertension artérielle et des anomalies lipidiques des personnes diabétiques ainsi que des complications cardiovasculaires et rénales semble porter ses fruits.

En effet, une baisse de la mortalité a été observée chez les personnes souffrant de diabète entre les périodes 2002-2007 et 2007-2012, dixit les études françaises ENTRED* dont les résultats paraissent aujourd’hui.

Cette baisse vaut pour les deux sexes, mais elle est nettement plus importante chez les hommes (-26%) que chez les femmes (-11%). Elle est surtout portée par la diminution la mortalité par maladies cardiovasculaires, avec respectivement pour les hommes et les femmes diabétiques une baisse de 30% et 10%.

Il n’en reste pas moins que les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès chez les personnes diabétiques.

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Sur-risque de décès des diabétiques : peut mieux faire

En dépit de l’infléchissement de la mortalité, la surmortalité globale par rapport à la population générale du seul fait d’être diabétique reste élevée. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire chez les diabétiques reste considérable chez les hommes (+41%) et plus particulièrement chez les femmes (+74%) chez lesquelles il n’a pas évolué depuis 2002 !

Par ailleurs, si une tendance à la baisse est aussi enregistrée pour la mortalité par cancer, le sur-risque cancéreux reste tout de même de l’ordre de 21-26% lors de la période la plus récente (2007-2012).

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 07 Novembre 2016 : 14h39
Mis à jour le Jeudi 19 Janvier 2017 : 12h18
Source : *8 novembre 2016 | BEH 37-38
Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75.
http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/ 2016/37-38/2016_37-38_1.html
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